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Sujet : Le bonheur est-il la fin de toute action humaine ?

Sujet : Le bonheur est-il la fin de toute action humaine ?

Selon les anciens philosophes, le bonheur est bien la fin de toutes nos actions

Aristote, et tous les Anciens, ont considéré que tous, quitte à nous tromper de «cible», nous déployons nos efforts en vue d’atteindre le bonheur.

Les théologiens chrétiens n’ont cessé de redire la même chose : toutes les actions des hommes, même lorsque ceux-ci se détournent de Dieu, visent à obtenir le bonheur et la paix.

Cela suppose, bien entendu, que «tout choix délibéré aspire à quelque bien» (Aristote, Ethique à Nicomaque, I, 2). Autrement dit : nul n’est méchant volontairement.

Mais cette conception est-elle conforme à l’expérience ? Est-elle légitime et réaliste ?

On peut toutefois s’interroger, à l’aide de la psychanalyse, sur la perversité de certaines actions particulièrement inhumaines (actes sadiques, guerres, massacres, etc.).

On peut ensuite se demander, avec Kant, si la recherche du bonheur (en particulier, celle de notre bonheur personnel) est conciliable, en toute circonstance, avec la moralité de nos actions.

En outre, si la civilisation consiste à réprimer les instincts, le bonheur est-il encore seulement possible pour l’être humain policé et tenu en respect par la société ?

La recherche du bonheur en cette vie doit bel et bien constituer la règle de notre conduite

C’est, en tous les cas, une métaphysique dualiste qui considère que le bonheur est à remettre pour plus tard, pour l’au-delà, pour une hypothétique vie d’outre-tombe.

La recherche du bonheur ne se réduit d’ailleurs pas à une quête d’ordre privé : c’est aussi une question politique.

«Chercher le bonheur dans cette vie, c’est là le véritable esprit de rébellion» (Ibsen, Les Revenants, acte I – 1882)»

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