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Sujet : Êtes-vous d’accord avec cette formule de Dostoïevski : «Si Dieu est mort, tout est permis» ?

Sérénité et union à Dieu

Le dogme chrétien nous enseigne que l’homme est une créature déchue, chassée du paradis par sa propre faute, que le Christ est notre Sauveur, et que celui-ci est venu vivre et mourir sur terre pour la rédemption de nos péchés.
L’esprit humain aurait donc besoin, pour atteindre la vérité qu’il recherche, d’une aide que seule la Révélation pourrait lui apporter.
«En nous reliant à Dieu, nous tendons vers lui par amour afin qu’une fois parvenus au terme nous y trouvions le repos», déclarait saint Augustin, en ce sens.

La religion comme instrument de contrôle social

La religion console de la mort : elle promet, généralement, la survie personnelle dans l’au-delà.
De là, on comprend qu elle puisse fonder un système entier d’obligations et de sanctions qui assure l’équilibre et, d’un certain point de vue, la santé générale de la société.
Aux hommes ordinaires, ajoute Nietzsche, la religion fait ce «don inestimable» : «elle justifie en quelque sorte la réalité quotidienne et toute la bassesse et l’indigence à demi bestiale de leur âme» (Par-delà le bien et le mal, § 61).

L’homme non-religieux peut être vertueux

On peut donc se demander si la «mort de Dieu», ne signifierait pas le règne sans partage des passions et des exactions.
La «corruption» de celui qui n’a pas reconnu la vérité du christianisme, ne l’empêche nullement, reconnaît toutefois Leibniz, «d’avoir des vertus morales véritables et de faire quelquefois de bonnes actions dans la vie civile» {Essais de théodicéè).
Au reste, la société ne manque pas de moyens de coercition pour contenir les instincts individuels, et la mort des dieux n’empêche ni l’éthique ni la peur du châtiment de subsister. •

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