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SENSUALISME

Sensualisme. Conception selon laquelle toutes les connaissances viennent des sens.

Doctrine philosophique qui pose que toutes les connaissances que nous élaborons viennent des sensations que nous éprouvons. Cette doctrine fut développée par les philosophes Locke (1632-1704) et Condillac (1714-1780). Voir le mot Empirisme (sens n° 1).
N.B. Ce terme n’a rien à voir avec la « sensualité » (aptitude à goûter les plaisirs que procurent les différents sens). Le sensualisme ne fait donc pas l’apologie de la volupté amoureuse.

Sensualisme, sensualiste


Doctrine, ou caractéristique d’une doctrine, selon laquelle les sensations sont à l’origine de toutes nos connaissances. Proche, mais distinct de l’empirisme : le sensualisme s’attache à la seule question de l’origine des connaissances, alors que l’empirisme y adjoint une théorie de la justification de celles-ci.

  • SENSATION

Donnée brute et élémentaire provoquée par une excitation physiologique, c’est-à-dire par la modification d’un sens externe ou interne. Jamais donnée à la conscience en tant que telle, la sensation est théoriquement la matière première et la condition nécessaire de toute perception. Elle enveloppe – en proportion variable -une tonalité affective et des éléments représentatifs. D’où la distinction courante entre sensations représentatives à vocation cognitive (couleurs, formes, sons et impressions tactiles), et sensations affectives plus subjectives (cénesthésie, sensations algiques, sensations de plaisir, etc.).

  • SENSIBILITÉ

En physiologie, elle est synonyme d’excitabilité et désigne la propriété qu’ont les tissus vivants de recevoir des impressions de l’extérieur et d’y réagir d’une manière spécifique.
Pour le psychologue, la sensibilité qui, sur le plan général, est la faculté d’éprouver des impressions, s’entend en deux sens différents : au sens affectif, c’est la disposition à éprouver des sentiments et des émotions ; au sens représentatif (et aussi passif), la sensibilité est la fonction par laquelle le sujet éprouve des sensations.
♦ Du point de vue précédent, la sensibilité est, chez Kant*, une des « deux sources de la connaissance humaine » ; si les objets sont pensés par l’entendement, ils sont donnés par la sensibilité, d’une part grâce aux intuitions empiriques ou sensibles qui fournissent la matière des phénomènes, et d’autre part grâce aux intuitions pures, ou formes a priori, de la sensibilité (espace et temps) qui prédéterminent le cadre dans lequel cette matière est ordonnée.

  • SENSUALISME Nom donné – avec une connotation péjorative fréquente – à l’empirisme radical de Condillac ou théorie de la « sensation transformée » : d’après cet auteur, toutes nos connaissances et facultés trouveraient leur origine dans la sensation qui, rencontrant d’autres sensations et se transformant avec elles, engendrerait finalement – avec le concours privilégié du langage – toutes nos fonctions intellectuelles, selon le célèbre apologue de la « statue ».

 

  • SENTIMENT

Etat affectif en général, par opposition à la connaissance ; de façon plus stricte, émotion ayant des causes morales ou spirituelles plutôt qu’immédiatement organiques (sentiment religieux, esthétique). Sens ancien : synonyme de conscience, d’où : connaissance immédiate et intuitive ; opinion ou avis (« mon sentiment est que… »). Au sens moral, inclination altruiste. Les morales du sentiment postulent ainsi l’antériorité de l’altruisme sur l’égoïsme, et de la connaissance intuitive sur la raison.

sensualisme, doctrine (représentée par Condillac) selon laquelle toutes nos connaissances viennent des sensations. — Le sensualisme est une forme d’empirisme.

Sensualisme


Du latin sensualis, « qui concerne les sens ».


Doctrine selon laquelle toute connaissance dérive de la sensation.


• Cette forme extrême de l’empirisme, qui réduit toutes nos idées à des combinaisons de sensations, a été défendue par Condillac (1715-1780).

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