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SAGESSE

  • SAGESSE (lat. sapientia; de sapire, avoir du goût, connaître)

A l’origine, “sophia” en grec signifie “savoir“. Cependant, la “sapientia” en latin est aussi bien science (traduction littérale de “sophia“) que « maîtrise de soi » (le sage représentant alors l’idéal de l’homme complet qui exerce sa vertu au sens stoïcien). Bien que la sagesse désigne encore parfois à l’âge classique « une parfaite connaissance de toutes les choses que l’homme peut savoir » (Descartes), le terme perd peu à peu son sens théorique, pour signifier aujourd’hui, au sens le plus général mais aussi le plus faible, simplement prudence.

  • Sagesse Pour les Grecs, la sagesse est à la fois connaissance et vertu. Au temps d’Homère, l’homme sage était celui qui maîtrisait plusieurs techniques. Voilà qui explique pourquoi l’ami de la sagesse, c’est-à-dire le philosophe, n’est pas seulement un «sage» au sens actuel du mot.
  • SAGESSE. n. f. Sens philosophique (ou religieux) : idéal supérieur de vie fondé sur la connaissance et la recherche de la Vérité. Voir les mots Philosophieamour de la sagesse») et Platonisme. La Sagesse est aussi la sagesse que donne l’Esprit, dans la tradition judéo-chrétienne. Selon Confucius, la sagesse, profondément vécue par un homme juste, répand l’ordre et la paix autour de lui.
    Sens moral (courant) : jugement équilibré et conduite faite de modération. Sens du discernement et mesure qui s’ensuit. Dans le mot sagesse, il y a toujours une association entre la capacité de l’esprit et la maîtrise de soi. L’enfant atteint la sagesse quand il a « l’âge de raison ».
    La morale traditionnelle distingue le héros, le sage et le saint. Ils sont censés illustrer trois degrés de la vie morale. Le héros a le courage, le sage a la vérité, le saint a l’amour (de Dieu). Certains personnages, dans l’Occident chrétien, illustrent ces trois vertus, le roi saint Louis par exemple. Un héros du récit de Camus, “La Peste“, a pour idéal de devenir un « saint sans Dieu ».
  • Sagesse
    But ultime des éthiques antiques. Une sagesse se distingue par là d’une religion par exemple, en ce qu’elle ne réfère pas le Bien à une Révélation divine.

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2 comments on SAGESSE

  1. SAGESSE

    ♦ Pour la tradition philosophique qui va de F Antiquité grecque aux cartésiens, la sagesse est synonyme de savoir, de connaissance parfaite, c’est-à-dire de philosophie et de science. Elle est alors chez Platon – dans la mesure où la connaissance commande l’action – l’une des quatre vertus cardinales. Le sens moral de la notion – comme condition d’accès au bonheur – s’accentue avec les épicuriens et devient chez les stoïciens maîtrise de soi par connaissance des mécanismes qui régissent le monde.

    ♦ De là, plus tard, une conception vulgaire de la sagesse en tant que prudence et habileté dans l’action, modération dans les désirs (cf. Molière dans Le Misanthrope : « La parfaite raison fuit toute extrémité et veut que l’on soit sage avec sobriété. ») Ainsi le sage désigne-t-il tantôt chacune des grandes figures de la philosophie classique (spécialement grecque), tantôt l’homme prudent qui, sachant modérer ses désirs, se conduit convenablement dans la vie grâce à son expérience.

    ♦ Dans le système hégélien, le sage – dont Hegel lui-même réaliserait la première figure – serait celui qui succède aux philosophes, dans la mesure où l’histoire et le discours philosophiques seraient achevés.

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