530 résultats pour "extraites"
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Extrait des Mémoires pour l'instruction du dauphin pour l'année 1661 de Louis XIV
Introduction : L'année 1661 marque un tournant dans l'histoire de France car c'est à cette date que le Roi, Louis XIV, entame son règne personnel qui s'achèvera à sa mort en 1715.Ce texte est extrait des Mémoires pour l'instruction du dauphin pour l'année 1661 écrites par Louis XIV et rédigées entre fin 1664 et début 1665. Dans l'extraitproposé, le roi nous décrit sa prise de pouvoir. Le dauphin en question est son fils ainé. Il explique avoir écrit ces mémoires pour son fils (« mon fils », l.1)...
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Discours sur la couronne (extrait)DémosthèneLa première prière, Athéniens, que j'adresse
Discours sur la couronne (extrait) Démosthène La première prière, Athéniens, que j'adresse à tous les dieux et à toutes les déesses, c'est qu'une sympathie égale à celle que je ne cesse de témoigner à l'État et à vous tous, me soit aussi réservée par vous pour le présent débat ; puis, — chose qui vous intéresse surtout et touche à votre piété et à votre réputation —, que les dieux vous inspirent de prendre conseil, sur la manière dont vous devez m'écouter, non pas de mon adversaire (ce serait...
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De la dignité de l’homme, extrait d’¼uvres philosophiques – Jean Pic de la Mirandole
Séquence I Lecture 1 OE : Argumentation / Question de l’homme De la dignité de l’homme, extrait d’ Œ uvres philosophiques – 1486 Jean Pic de la Mirandole (1463-1494) Humaniste italien, modèle du mouvement humaniste et précurseur de l’Humanisme. C’est un philosophe de génie. Surnommé « Prince des Erudits » à l’université de Padoue Il commence à Paris ses 900 thèses ou Conclusions philosophiques, cabalistiques et théologiques qui sont condamnées et est déclaré hérétique par le pape In...
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Alain Borne, « Printemps » extrait des Poèmes à Lislei. Commentaire
S'il est une saison qui inspira les poètes, c'est bien le printemps et ses floraisons qui inaugurent celles de la poésie, ses chants qui sont déjà des poèmes. Mais Alain Borne, dans « Printemps » extrait des Poèmes à Lislei, ne peut évoquer la beauté sans l'associer à la douleur. En effet, les six strophes du poème sont sous le signe de la grâce de toutes choses au printemps ; mais, en même temps, l'on y décèle la présence pesante de la guerre. Au- delà de la référence historique, le poète a une...
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Satire III (extrait)Satire consacrée à Rome, où éclate la xénophobie de l'auteur.
Satire III (extrait) Juvénal Satire consacrée à Rome, où éclate la xénophobie de l'auteur. Quelle race est la mieux vue de nos richards et m'inspire le plus d'éloignement, je vais vous le dire sans tarder et sans vergogne. Je ne puis, ô Quirites, supporter une ville grecque. Et encore ! Quelle proportion les Achéens représentent-ils dans cette boue ? Depuis bien longtemps l'Oronte syrien s'est déversé dans le Tibre, charriant la langue, les m œurs de ce pays, la flûte aux cordes obliques, les...
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Élégie I pour Monsieur Foucquet (extrait)(...)Mais quittons ces pensers : Oronte nous appelle.
Élégie I pour Monsieur Foucquet (extrait) Jean de La Fontaine (…) Mais quittons ces pensers : Oronte nous appelle. Vous, dont il a rendu la demeure si belle, Nymphes, qui lui devez vos plus charmants appas, Si le long de vos bords Louis porte ses pas, Il aime ses sujets, il est juste, il est sage ; Du titre de clément rendez-le ambitieux : C'est par là que les rois sont semblables aux dieux. Du magnanime Henri qu'il contemple la vie : Dès qu'il put se venger il en perdit l'envie. Inspirez à Lo...
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Voici un extrait des Voix intérieures (1837) de Victor Hugo :À quoi je songe?
Voici un extrait des Voix intérieures (1837) de Victor Hugo : À quoi je songe? — Hélas ! loin du toit où vous êtes, Enfants, je songe à vous ! à vous, mes jeunes têtes, Espoir de mon été déjà penchant et mûr,Rameaux dont, tous les ans, l'ombre croît sur mon mur. Quel est le schéma de rimes utilisé?a) rimes embrasséesb) rimes croiséesc) rimes plates réponse c)Les rimes plates correspondent au schéma aabb (ici, êtes/ êtes ; mûri mur). En reprenant d'un vers sur l'autre la même sonorité, les ri...
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Dans cet extrait du Discours à l'Académie française, Bossuet fait l'éloge du roi Louis XIV.
Dans cet extrait du Discours à l'Académie française, Bossuet fait l'éloge du roi Louis XIV. Quelles valeurs met-il en avant? Un roi a été donné à nos jours, que vous nous pouvez figurer en cent emplois glorieux, et sous cent titres augustes ; grand dans la paix et dans la guerre ; au dedans et au dehors ; dans leparticulier et dans le public, on l'admire, on le craint, on l'aime. De loin il étonne, de près il attache ; industrieux par sa bonté à faire trouver mille secrets agréments dans un s...
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Quelle règle poétique Boileau définit-il principalement dans cet extrait de l'Art poétique (1674)?
Quelle règle poétique Boileau définit-il principalement dans cet extrait de l'Art poétique (1674)? N'offrez rien au lecteur que ce qui peut lui plaire.Ayez pour la cadence une oreille sévère.Que toujours, dans vos vers, le sens coupant les mots,Suspende l'hémistiche, en marque le repos.Gardez qu'une voyelle à courir trop hâtée,Ne soit d'une voyelle en son chemin heurtée.Il est un heureux choix de mots harmonieux.Fuyez des mauvais sons le concours odieux.Le vers le mieux rempli, la plus noble...
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Voici un extrait de la Lettre à d'Alembert sur les spectacles que Rousseau adresse aux rédacteurs de L'Encyclopédie.
Voici un extrait de la Lettre à d'Alembert sur les spectacles que Rousseau adresse aux rédacteurs de L'Encyclopédie. Qu'est-ce que le talent du comédien ? L'art de se contrefaire, de revêtir un autre caractère que le sien, de paraître différent de ce qu'on est, de se passionner de sang-froid, de dire autre choseque ce qu'on pense aussi naturellement que si on le pensait réellement, et d'oublier enfin sa propre place à force de prendre celle d'autrui. Qu'est-ce que la profession du comédien ?...
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Première Pythique à Hiéron de Syracuse (extrait)PindareLyre d'or, ô joyau
Première Pythique à Hiéron de Syracuse (extrait) Pindare Lyre d'or, ô joyau en commun possédé D'Apollon et des Muses aux tresses violettes, Toi qu'écoute le pas ouvrant l'éclat des fêtes Cependant que les chantres obéissent à tes signes Quand du prélude entraîneur de rondes Tu fais vibrer l'attaque tournoyante : Tu éteins même la lancière Foudre du feu intarissable ; sur le sceptre de Zeus Laissant des deux côtés pendre l'aile rapide L'aigle roi des oiseaux s'endort Dans un nuage noir sur sa t...
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Qu'est-ce que la propriété (extrait)Pierre-Joseph ProudhonSi j'avais à répondre à la question suivante : " Qu'est-ce que l'esclavage ?
Qu'est-ce que la propriété (extrait) Pierre-Joseph Proudhon Si j'avais à répondre à la question suivante : “ Qu'est-ce que l'esclavage ? ” et que d'un seul mot je répondisse : “ c'est l'assassinat ”, ma pensée serait d'abord comprise… Pourquoi donc à cette autre demande : “ Qu'est-ce que la propriété ? ” ne puis-je répondre de même : “ c'est le vol, ” sans avoir la certitude de n'être pas entendu, bien que cette seconde proposition ne soit que la première transformée… Le propriétaire, aujourd'...
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Stiller (extrait)Max FrischNotes de Stiller en prison -- Premier CahierJe ne suis pas Stiller !
Stiller (extrait) Max Frisch Notes de Stiller en prison — Premier Cahier Je ne suis pas Stiller ! — Jour après jour depuis mon incarcération dans cette prison qu'il faudra encore décrire plus tard, je le dis, je le jure et je réclame du whisky, faute de quoi je refuserai toute autre déclaration. Car sans whisky, j'en sais quelque chose, je ne suis pas moi-même, j'ai plutôt tendance à subir toutes les bonnes influences possibles et à jouer un rôle qui arrangerait ces gens-là mais qui n'a rien à...
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PhèdreActe II, Scène V (extrait)HIPPOLYTEJe vois de votre amour l'effet prodigieux.
Phèdre Jean Racine Acte II, Scène V (extrait) HIPPOLYTE Je vois de votre amour l'effet prodigieux. Tout mort qu'il est, Thésée est présent à vos yeux ; Toujours de son amour votre âme est embrasée. PHÈDRE Oui, Prince, je languis, je brûle pour Thésée. Je l'aime, non point tel que l'ont vu les enfers, Volage adorateur de mille objets divers, Qui va du Dieu des morts déshonorer la couche ; Mais fidèle, mais fier, et même un peu farouche, Charmant, jeune, traînant tous les c œurs après soi, Tel...
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Voyage au bout de la nuit (extrait)Louis-Ferdinand Céline" Je vais me tuer !
Voyage au bout de la nuit (extrait) Louis-Ferdinand Céline “ Je vais me tuer ! ” qu'il me prévenait quand sa peine lui semblait trop grande. Et puis il parvenait tout de même à la porter sa peine un peu plus loin comme un poids bien trop lourd pour lui, infiniment inutile, peine sur une route où il ne trouvait personne à qui en parler, tellement qu'elle était énorme et multiple. Il n'aurait pas su l'expliquer, c'était une peine qui dépassait son instruction. Lâche qu'il était, je le savais, et...
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Trois versions de Judas (1944)Jorge Luis Borges(Extrait de Fictions)(.
1 / 2 Trois versions de Judas (1944) Jorge Luis Borges (Extrait de Fictions) (.…) C'est en vain que les librairies de Stockholm et de Lund proposèrent cette révélation. Les incrédules la considérèrent, a priori , comme un jeu théologique insipide et laborieux ; les théologiens la dédaignèrent. Runeberg vit dans cette indifférence œcuménique une confirmation presque miraculeuse. Dieu ordonnait cette indifférence ; Dieu ne voulait pas que Son terrible secret fût propagé sur la terre. Runeberg...
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42e parallèle (extrait)John Dos PassosChambre Noire (Actualités I)Quand on marche
42e parallèle (extrait) John Dos Passos Chambre Noire (Actualités I) Quand on marche dans la rue, il faut faire attention à poser les pieds rien que sur les pavés ronds de manière à ne pas fouler les pauvres brins d'herbe qui brillent : c'est bien plus facile si on tient la main de Maman, car alors on peut lever les pieds, mais quand on marche vite, on ne peut éviter de fouler tant de brins d'herbe ! Les pauvres langues vertes s'écrasent sous vos pieds. C'est sans doute pourquoi ces gens sont...
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Sur le théâtre de marionnettes (extrait)Heinrich von KleistAlors que je passais l'hiver 1801 à M.
Sur le théâtre de marionnettes (extrait) Heinrich von Kleist Alors que je passais l'hiver 1801 à M..., j'y rencontrai un soir, dans un jardin public, Monsieur C... qui était engagé depuis peu comme premier danseur à l'Opéra de la ville, où il remportait un succès exceptionnel auprès du public. Je lui dis que j'avais été étonné de le trouver plusieurs fois déjà au théâtre de marionnettes dressé sur la place du marché pour divertir la populace par de petits drames burlesques entrecoupés de chant...
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MONTAIGNE: Les Essais - XVI, De la gloire, extrait p.289
Dans cet extrait, Montaigne expose une thèse qui va contre le désir de gloire: on ne peut juger un homme selonles « apparences extérieures » que lui confère l'opinion publique, car ce serait négliger l'instabilité qui lescaractérise. Ce passage est situé au centre de l'Essai, entre un mouvement dévaluant le jugement public (p.288) etun autre critiquant la recherche de l'honneur (p.290-291). Il s'inscrit donc dans un logique démonstrative à l'échellede l'Essai De la gloire , mais il poss...
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Oh les beaux joursSamuel BeckettActe II (extrait)Scène comme au premier acte.
Oh les beaux jours Samuel Beckett Acte II (extrait) Scène comme au premier acte. Willie invisible. Winnie enterrée jusqu'au cou, sa toque sur la tête, les yeux fermés. La tête, qu'elle ne peut plus tourner, ni lever, ni baisser, reste rigoureusement immobile et de face pendant toute la durée de l'acte. Seuls les yeux sont mobiles. Voir indications. Sac et ombrelle à la même place qu'au début du premier acte. Revolver bien en évidence à droite de la tête. Un temps long. Sonnerie perçante. Elle...
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Gorgias (extrait)PlatonCalliclès : (...) Dis-moi, Socrate, devons-nous penser que tu es sérieux ou que tuplaisantes ?
Gorgias (extrait) Platon Calliclès : (…) Dis-moi, Socrate, devons-nous penser que tu es sérieux ou que tu plaisantes ? Car si tu parles sérieusement et si ce que tu dis est vrai, toute la vie humaine va se trouver sens dessus dessous, et nous faisons, semble-t-il, tout le contraire de ce qu’il faudrait. Socrate : Calliclès, si nos impressions, dans leur diversité, n’avaient rien de commun, si chacun de nous avait son sentiment particulier sans rapport avec ceux des autres, il ne serait pas fac...
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Bouvard et PécuchetGustave FlaubertChapitre I (extrait)Souvent, ils venaient se chercher à leur comptoir.
Bouvard et Pécuchet Gustave Flaubert Chapitre I (extrait) Souvent, ils venaient se chercher à leur comptoir. Dès que l'un paraissait, l'autre fermait son pupitre et ils s'en allaient ensemble dans les rues. Bouvard marchait à grandes enjambées, tandis que Pécuchet multipliant les pas, avec sa redingote qui lui battait les talons semblait glisser sur des roulettes. De même leurs goûts particuliers s'harmonisaient. Bouvard fumait la pipe, aimait le fromage, prenait régulièrement sa demi-tasse. P...
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Explication d’un texte de Sartre, extrait de l’Etre et le Néant, sur la liberté
Dans cet extrait tiré de L'Etre et le Néant, l'oeuvre philosophique fondamentale de Jean-Paul Sartre, le philosophe et écrivain nous invite à nous questionner sur la liberté. Couramment définie comme la capacité d'agir, de penser et de s'exprimer selon ses propres choix, elle pose cependant un problème qui fait débat dans les courants philosophiques : la liberté de l'homme est-elle réelle ou bien n'est-ce qu'une illusion de la conscience ? L'homme est-il libre d'agir par lui-même ou est-...
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étude de la fable « le loup et les bergers » extrait du recueil Fable
Révision procédés rhétoriques: registres ou tonalités: permettent de donner les sentiments qui émergent du texte - registre lyrique: épanchement des sentiments pas le biais du je - registre fantastique: alliance du réel et de l’imaginaire - registre didactique: tirer un enseignement - registre épidictique : éloge ou blâme de qlq ou de qlq chose - registre comique: comique de gestes comique de mots comique de situations - ironie: dire...
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- Commentaire D'Un Extrait De Zola: Nana / Chapitre 10
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Oral Marivaux: extrait tiré de l’acte 1 scène 2 - Les fausses confidences
Oral : L’œuvre « Les Fausses Confidences » a été écrite en 1737 par Marivaux, un auteur à succès du 18ème siècle, siècle des Lumières. Cette pièce constituée de 3 actes raconte l’histoire d’amour compliqué entre Dorante, un jeune bourgeois honnête, mais ruiné, engagé comme intendant par la riche Araminte , qu'il aime en secret. Ils sont guidés secrètement par le valet Dubois qui orchestre leur union amoureuse par une série de fausses confidences. Dans l’extrait tiré de l’a...
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Manuel (extrait)EpictèteDe toutes les choses du monde, les unes dépendent de nous, et les autres n'endépendent pas.
Manuel (extrait) Epictète De toutes les choses du monde, les unes dépendent de nous, et les autres n'en dépendent pas. Celles qui en dépendent sont nos opinions, nos mouvements, nos désirs, nos inclinations, nos aversions ; en un mot toutes nos actions. Celles qui ne dépendent point de nous sont le corps, les biens, la réputation, les dignités ; en un mot, toutes les choses qui ne sont pas du nombre de nos actions. Les choses qui dépendent de nous sont libres par leur nature, rien ne pe...
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La machine infernale (extrait)Jean CocteauActe II : la rencontre d'OEdipe et du Sphinx(...)Le Sphinx.
1 / 2 La machine infernale (extrait) Jean Cocteau Acte II : la rencontre d' Œ dipe et du Sphinx (…) Le Sphinx.— Ensuite, je te commanderais d'avancer un peu et je t'aiderais en desserrant tes jambes. Là ! Et je t'interrogerais. Je te demanderais par exemple : Quel est l'animal qui marche sur quatre pattes le matin, sur deux pattes à midi, sur trois pattes le soir ? Et tu chercherais, tu chercherais. A force de chercher, ton esprit se poserait sur une petite médaille de ton enfance, ou tu rép...
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Les Lundis (extrait)Sainte-BeuveJe suis l'esprit le plus brisé et le plus rompu aux métamorphoses.
Les Lundis (extrait) Sainte-Beuve Je suis l'esprit le plus brisé et le plus rompu aux métamorphoses. J'ai commencé franchement et crûment par le XVIIIe siècle le plus avancé, par Tracy, Daunou, Lamarck et la physiologie : là est mon fond véritable. De là, je suis passé par l'école doctrinaire et psychologique du Globe , mais en faisant mes réserves et sans y adhérer. De là j'ai passé au romantisme poétique et par le monde de Victor Hugo, et j'ai eu l'air de m'y fondre. En 1837, à Lausanne, j'...
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EXTRAIT D'UN MANUEL (Physique-Bio-Techno - CM - Hachette)Synthèse sélectionnée par Sylvainsylvain.
EXTRAIT D’UN MANUEL (Physique-Bio-Techno - CM – Hachette) Synthèse sélectionnée par Sylvain [email protected] LE MOUVEMENT : TRANSMISSION ET TRANSFORMATION PHOTOS : - Pelleteuse mécanique (observe les tuyaux flexibles. Que contiennent ils ? a quoi servent ils ? - Perceuse dans un atelier (comment est transmis à la mèche le mouvement de rotation du moteur ? y a-t-il plusieurs poulies ?) - Une transmission sans chaîne (cette moto n’a pas de chaîne. Dans quel sens doit tourner l’arbre...
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La Nuit de Décembre (extrait)Du temps que j'étais écolier,Je restais un soir à veillerDans notre salle solitaire.
La Nuit de Décembre (extrait) Alfred de Musset Du temps que j'étais écolier, Je restais un soir à veiller Dans notre salle solitaire. Devant ma table vint s'asseoir Un pauvre enfant vêtu de noir, Qui me ressemblait comme un frère. Son visage était triste et beau : À la lueur de mon flambeau, Dans mon livre ouvert il vint lire. Il pencha son front sur sa main, Et resta jusqu'au lendemain, Pensif, avec un doux sourire. Comme j'allais avoir quinze ans Je marchais un jour, à pas lents, Dans un boi...
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Extrait de l'acte III, scène 3: commentaire - Lorenzaccio de Musset
Extrait de l'acte 111, scène 3 LORENZO. -Tu me demandes pourqu01 Je tue Alexandre ? Veux-tu donc que je m'empoisonne, ou que je saute dans I' Arno ? veux-tu donc que je sois un spectre, et qu'en frappant sur ce squelette. . . ( Il frappe 5 sa poitrine) il n'en sorte aucun son ? Si je suis l'ombre i de moi-même, veux-tu donc que je rompe le seul fil qui rattache aujourd'hui mon cœur à quelques fibres de mon cœur d'autrefois ? Songes-tu que ce meurtre,...
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Les Perses (extrait)O Seigneur Dieu, l'heure est venue :L'armée perse a été battue.
Les Perses (extrait) Eschyle O Seigneur Dieu, l'heure est venue : L'armée perse a été battue. L'armée fière, l'armée sans nombre, Et Suse et Ecbatane ont désormais fondu Dans le deuil et dans l'ombre. Les femmes par milliers de leurs si faibles mains, Anéanties sous la douleur. Déchirent leur manteau, et laissent sur leurs seins Couler et ruisseler les pleurs. Et je vois les épouses perses Gémissantes avec mollesse Sur l'homme regretté, le jeune compagnon. Pleurant le lit et sa mollesse La vol...
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Dans cet extrait de Candide, Voltaire conduit ses personnages à Lisbonne qui vient d'être dévastée par un tremblement de terre.
Dans cet extrait de Candide, Voltaire conduit ses personnages à Lisbonne qui vient d'être dévastée par un tremblement de terre. Quelle est la tonalité du passage ? Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne, les sages du pays n'avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner aupeuple un bel autodafé ; il était décidé par l'université de Coïmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu en grande cérémonie...
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En quoi l'extrait suivant illustre-t-il le rejet de la narration classique théorisée par le courant du Nouveau Roman ?
En quoi l'extrait suivant illustre-t-il le rejet de la narration classique théorisée par le courant du Nouveau Roman ? Ce prince était un chef-d'oeuvre de la nature ; ce qu'il avait de moins admirable était d'être l'homme du monde le mieux fait et le plus beau. Ce qui le mettait au-dessus des autres était unevaleur incomparable, et un agrément dans son esprit, dans son visage et dans sesactions, que l'on n'a jamais vu qu'à lui seul ; il avait un enjouement qui plaisait également aux hommes et au...
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Extrait de l'acte II, scène 4: commentaire - Lorenzaccio de Musset
Extrait de l'acte Il, scène 4 MARIE. -Sais-tu le rêve que j'ai eu cette nuit, mon , enfant? LORENZO. -Quel rêve ? MARIE. -Ce n'était point un rêve, car je ne dormais 5 pas. J'étais seule dans cette grande salle ; ma lampe était loin de moi, sur cette table auprès de la fenê�1 Je son , geais aux jours où j'étais heureuse, aux jours de ton enfance, mon Lorenzino. Je regardais cette nuit obscure, etje me disais : il ne rentrera qu'au jour, lui qui...
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En quoi l'extrait suivant illustre-t-il les réflexions des romanciers de la seconde moitié du XXe siècle ?
En quoi l'extrait suivant illustre-t-il les réflexions des romanciers de la seconde moitié du XXe siècle ? Même les plus grands [...] n'ont pu que s'approcher, sans l'étreindre vraiment, de ce tissu vivant où s'entrecroisent des milliers de fils, qu'est une destinée humaine. [...] Je ne crois pasqu'aucun artiste réussisse jamais à surmonter la contradiction qui est inhérente à l'art du roman. D'une part, il a la prétention d'être la science de l'homme — de l'homme, monde fourmillantqui dure et q...
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Chronique du règne de Charles IXChapitre XXI (extrait)Prosper Mérimée-- Le massacre est commencé !
Chronique du règne de Charles IX Prosper Mérimée Chapitre XXI (extrait) — Le massacre est commencé ! s'écria la comtesse en portant les mains à sa tête avec effroi. — Quel massacre ? Que voulez-vous dire ? — Cette nuit on égorge tous les huguenots ; le roi l'a ordonné. Tous les catholiques ont pris les armes, et pas un seul hérétique ne doit être épargné. L'Église et la France sont sauvées ; mais tu es perdu si tu n'abjures pas ta fausse croyance. Mergy sentit une sueur froide qui se répandait...
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Abbé de L'Épée, la Véritable Manière d'instruire les sourds et muets(extrait) - éducation & enseignement.
Abbé de L'Épée, la Véritable Manière d'instruire les sourds et muets (extrait) - éducation & enseignement. « L’intérêt que la Religion et l’humanité m’inspirent pour une classe vraiment malheureuse d’hommes semblables à nous, mais réduits en quelque sorte à la condition desbêtes, tant qu’on ne travaille point à les retirer des ténèbres épaisses dans lesquelles ils sont ensevelis, m’impose une obligation indispensable de venir à leur secours,autant qu’il m’est possible. » C’est en ces termes que...
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La Condition humaine (extrait)Première partie, 21 mars 1927André MalrauxMinuit et demi.
La Condition humaine (extrait) André Malraux Première partie, 21 mars 1927 Minuit et demi. Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ? L'angoisse lui tordait l'estomac ; il connaissait sa propre fermeté, mais n'était capable en cet instant que d'y songer avec hébétude, fasciné par ce tas de mousseline blanche qui tombait du plafond sur un corps moins visible qu'une ombre, et d'où sortait seulement ce pied à demi incliné par le sommeil, vivant quand même — de la cha...
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Causeries du LundiCharles Augustin Sainte-BeuveBalzac (extrait)C'est à partir de La Peau de chagrin seulement que M.
Causeries du Lundi Charles Augustin Sainte-Beuve Balzac (extrait) C'est à partir de La Peau de chagrin seulement que M. de Balzac est entré à pleine verve dans le public et qu'il l'a, sinon conquis tout entier, du moins remué, sillonné en tout sens, étonné, émerveillé, choqué ou chatouillé en mille manières. M. de Balzac, mettant en œuvre comme romancier et conteur la science de sa Physiologie du mariage, s'est introduit auprès du sexe sur le pied d'un confident consolateur, d'une confesseu...
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Extrait de l'acte I, scène 4: commentaire - Lorenzaccio de Musset
Extrait de l'acte 1, scène 4 v ALORI. -Devant le duc, l'épée nue ! : LE DUC, riant. -Laissez faire, laissez faire. Allons ; Renzo, je veux te servir de témoin -qu'on lui donne une épée! 5 , LORENZO. -Monseigneur, que dites-vous là ? ! LE DUC. -Eh bien ! ta gaieté s'évanouit si vite ? Tu ; trembles, cousin ? Fi donc ! tu fais honte au nom des ! Médicis. Je ne suis qu'un bâtard, et je le porterais mieux · que toi, qui es légitime ? Une épée,...
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Extrait d’un mémoire «Mémoire concernant la province de Bretagne dressé par ordre du roi en 1698»
COMMENTAIRE DE TEXTE ST MALO Introduction - extrait d’un mémoire « Mémoire concernant la province de Bretagne dressé par ordre du roi en 1698 », cité dans F. Cadilhon, La France d’Ancien Régime - L’auteur est Béchameil de Nointel, contemporain du texte = témoignage de son temps très précis Louis de Béchameil , marquis de Nointel né à Rouen en 1630 et mort en 1703 , est un financier français . Il était le fils de Jean Béchameil, libraire à Rouen, et de Marie Pineau. Il épous...
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Extrait de l'acte V, scène 6: commentaire - Lorenzaccio de Musset
Extrait de l'acte V, scène 6 PHILIPPE. -Votre gaieté est triste comme la nuit ; vous n'êtes pas changé, Lorenzo. LORENZO. -Non, en vérité, je porte les mêmes habits, je marche toujours sur mes jambes, et je bâille avec ma 5 bouche; il n'y a de changé en moi qu'une misère -c'est 1 que je suis plus creux et plus vide qu'une statue de fer blanc. PHILIPPE. -Partons ensemble; redevenez rin homme. Vous avez beaucoup fait, mais vous êtes jeune. 10...
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Extrait de l'acte III, scène 6: commentaire - Lorenzaccio de Musset
Extrait de l'acte Ill, scène 6 LA MARQUISE. -Ah ! je m'emporte, je dis ce que je ne veux pas dire. Mon ami, qui ne sait pas que tu es brave ? Tu es brave comme tu es beau. Ce que tu as fait de mal, c'est ta jeunesse, c'est ta tête -que sais-je, moi? c'est le 5 sang qui coule violemment dans ces veines brûlantes, c'est ce soleil étouffant qui nous pèse. -Je t'en supplie, que je ne sois pas perdue sans ressource; que mon nom, que mon pauvre...
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Extrait de l'acte III, scène 3: commentaire - Lorenzaccio de Musset
Extrait de l'acte Ill, scène 3 LORENZO. - Suis-j e un Satan ? Lumière du ciel ! je m'en souviens encore; j'aurais pleuré avec la première fille que j'ai séduite, si elle ne s'était mise à rire. Quand j'ai commencé à jouer mon rôle de Brutus moderne, je 5 ma�&9;c dans mes habits neufs de la grande conf�~Y;) du vice, comme un enfant de dix ans dans l'armure d'un géant de la fable. Je croyais que la corruption était un stigmate, et que les monstres...
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IIe Olympique (extrait)J'ai sous le coude, en mon carquoisMaint trait rapide et plein de voixPour gens de sens.
IIe Olympique (extrait) Pindare J'ai sous le coude, en mon carquois Maint trait rapide et plein de voix Pour gens de sens. Quant à toucher la masse, Il y faut l'interprète. L'inspiré, c'est celui qui détient par nature Ses multiples savoirs. Mais ceux qui par étude Les ont acquis, pareils à des corbeaux voraces, En leur universel caquetage, Qu'ils vocifèrent à néant Contre l'oiseau divin de Zeus !
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Extrait de l'acte I, scène 1: commentaire - Lorenzaccio de Musset
Extrait de l'acte 1, scène "I Un jardin. -Clair de lune; un pavillon dans le fond, un autre sur le devant. Entrent LE DUC et LORENZO, couverts de leurs manteaux; GIOMO, une lanterne à la main. LE DUC. -Qu'elle se fasse attendre encore un quart d'heure, et je m'en vais. Il fait un froid de tous les ' diables. LORENZO. -Patience, Altesse, patience. 5 LE DUC. -Elle devait sor�R de chez sa mère à minuit; il est minuit, et elle ne vient pourtant...
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Extrait de l'acte II, scène 2: commentaire - Lorenzaccio de Musset
Extrait de l'acte Il, scène 2 LORENZO. -Ton pourpoint est usé; en veux-tu un à ma livrée ? TEBALDEO. -Je n'appartiens à personne. Quand la pensée veut être libre, le corps doit l'être aussi. 5 LORENZO. -J'ai envie de dire à mon valet de chambre de te donner des coups de bâton. TEBALDEO. -Pourquoi, Monseigneur ? LORENZO. -Parce que cela me passe par la tête. Es-tu boiteux de naissance ou par accident ? 10 TEBALDEO. -Je ne suis pas boiteux ; que...
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Extrait de l'acte IV, scène 11: commentaire - Lorenzaccio de Musset
Extrait de l'acte IV, scène 11 LE DUC, seul. -Faire la cour à une femme qui vous répond « oui » lorsqu'on lui demande « oui ou non », cela m'a to�@ZEN paru très sot, et tout à fait digne d'un Français. Aujourd'hui surtout que j'ai soupé comme , 5 trois moines, je serais incapable de dire seulement : « Mon cœur, ou mes chères entrailles », à l'infante d'Es pagne. Je veux faire semblant de dormir; ce sera peut être cavalier, mais ce sera commode....