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RAISONNEMENT

Un raisonnement est à la fois le produit et l’activité de la raison. Si la nature des différents raisonnements est très variée, on peut au moins en identifier deux formes principales : la déduction et l’induction. La déduction consiste à partir d’hypothèses ou de lois générales pour descendre vers des cas particuliers qui lui sont soumis. Déduire, c’est donc conclure, depuis des propositions antécédentes, à la nécessité de celles qui sont examinées ensuite. Par exemple, si j’affirme que tous les hommes sont mortels, j’en déduis que Socrate, qui est un homme, est lui-même mortel. À l’inverse, l’induction est un processus de généralisation consistant à partir de la collection d’une série de faits présentant des traits communs pour remonter à une loi. Par exemple, après avoir constaté la mort des hommes qui nous ont précédés, nous concluons à la mortalité de notre espèce et c’est depuis ces observations individuelles que nous tirons une loi.

Raisonnement par l’absurde (reductio ad absurdum)

Raisonnement qui conduit à rejeter une proposition en montrant qu’elle impliquerait une conséquence inacceptable, par exemple une contradiction.

raisonnement


Raisonnement déductif : système de pensée par lequel, partant de prémisses (hypothèse de départ), on aboutit à une conclusion logique.
Raisonnement inductif : système de pensée par lequel, partant de faits précis, on aboutit au principe qui les commande.
Raisonnement spéculatif : exercice de la pensée sous une forme purement théorique et abstraite.


Commentaire
Le raisonnement entre dans le cadre de la logique, discipline affiliée à la philosophie et aux mathématiques.
La déduction, l’induction, la spéculation, qui sont à la base du raisonnement philosophique, peuvent servir dans une recherche plus littéraire. Toutefois, dans une dissertation ou dans une discussion, ces modes de pensée devront éviter l’écueil d’une approche excessivement abstraite : les références au réel, par exemple, permettront de donner au raisonnement davantage de naturel et de vie.

Citation
Dans les domaines où il s’agit d’établir ce qui est préférable, ce qui est acceptable et raisonnable, les raisonnements ne sont ni des déductions formellement correctes, ni des inductions, allant du particulier au général, mais des argumentations de toute espèce, visant à gagner l’adhésion des esprits aux thèses qu’on présente à leur assentiment. (Chaïm Perelman, l’Empire rhétorique.)

raisonnement, opération de la pensée consistant en un enchaînement logique de rapports (c’est-à-dire de jugements) aboutissant à une conclusion.
La qualité du raisonnement dépend de ses prémisses. L’écolier de sept-huit ans dit que l’huile flotte sur l’eau parce qu’elle est « grasse », puis, abandonnant ce caractère inapplicable à d’autres objets (bois, liège…), qu’elle est « légère ». Son raisonnement est fondé sur l’observation de la réalité. Plus tard, vers onze-douze ans, il est capable de raisonner dans l’abstrait et de faire appel à la notion de densité (rapport du poids au volume), qui est déjà un jugement. Les progrès du raisonnement tiennent à la socialisation et à la diminution de l’égocentrisme enfantin. On peut les apprécier objectivement en utilisant la méthode des tests (analogie : « Un couteau et un morceau de verre sont tous les deux… ? » ; similitude : « En quoi la bière et le vin sont-ils pareils ? »). On distingue généralement deux formes de raisonnement : la déduction, qui est le passage du général au particulier (« Tous les hommes sont mortels, donc je suis mortel »), et l’induction, qui est l’extrapolation d’un cas particulier à la généralité.

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