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Que penser de ce jugement de Claude Bernard : «On expérimente avec sa raison» ?

La science tourne le dos aux apparences sensibles

  1. Il semblerait que la perception soit une science commençante.
  2. C’est, toutefois, en contredisant l’expérience première délivrée par les sens que la science, généralement, découvre de nouvelles vérités.
  3. «Finalement, écrit cependant Bachelard, à suivre la science dans les efforts qui la constituent, on s’aperçoit qu’elle ne progresse que par une critique très serrée, très méfiante, des sensations immédiates.»

L’expérimentation n’est pas une simple observation

  1. L’observateur constate purement et simplement le phénomène qu’il a sous les yeux. «Il n’est guère que le photographe des phénomènes», comme le dit Claude Bernard.
  2. L’expérimentateur est celui qui, en vertu d’une interprétation plus ou moins probable des phénomènes observés, se livre à une expérience déterminée qui – il l’espère — confirmera son hypothèse de travail.
  3. L’observation scientifique «confirme ou infirme toujours une thèse antérieure, un schéma préalable, un plan d’observation», déclarait Bachelard, en ce sens (Le Nouvel esprit scientifique, 1934).

«C’est toujours la théorie qui a le premier mot»

  1. C’est que la science n’en est plus au temps où Bacon (1561-1626) considérait que le savant doit pratiquer la «cueillette de Pan», c’est-à-dire glaner, au hasard de ses promenades, une multitude de curiosités.
  2. «Dans la démarche scientifique, c’est toujours la théorie qui a le premier mot», affirme le biologiste François Jacob («Sexualité et diversité humaine», in Le Monde, fév. 1979).
  3. La science contemporaine n’a pratiquement jamais affaire au fait brut, perceptible dans l’expérience commune par le simple profane»

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