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Phénoménologie

Phénoménologie. Courant de pensée philosophique issu de Husserl qui récuse les analyses et les interprétations de la connaissance scientifique et qui préconise le « retour aux choses mêmes » c’est-à-dire à la réalité telle qu’elle se présente dans les apparences d’une expérience immédiate. La phénoménologie affirme que l’intuition et la saisie des apparences sont des moyens d’accès à la réalité plus « fondamentaux » que ne peut l’être la connaissance « superficielle » de l’abstraction scientifique.

Phénoménologie
D’abord doctrine de l’apparence chez Lambert en 1734, puis théorie du développement et du progrès de la conscience chez Hegel (la Phénoménologie de l’esprit, 1807), la phénoménologie est attachée à la pensée de Husserl et à la tradition qui en est issue depuis le début du XXe siècle, notamment chez Heidegger (dont la pensée constitue une interprétation de la phénoménologie husserlienne). La phénoménologie husserlienne, qui se veut l’appellation moderne de la philosophie, est une tentative de compréhension des structures fondamentales de l’expérience telle que celle-ci se déploie pour la conscience, ou encore des phénomènes dans leur acte même d’apparaître à la conscience. La phénoménologie correspond dès lors à une double investigation : celle dont l’ambition est de décrire le monde tel qu’il précède la conscience, et celle de décrire comment c’est la conscience qui pourtant constitue le sens du monde. La tradition phénoménologique traverse le XXe siècle, notamment dans la philosophie française, à travers Sartre, Merleau-Ponty ou Lévinas.

phénoménologie, étude descriptive d’un ensemble de phénomènes. — La phénoménologie désigne aujourd’hui le système de Husserl (1859- 1938) et tout un courant de pensée qui se réclame sinon des concepts, du moins de la méthode de Husserl. La phénoménologie procède d’une critique de la métaphysique classique, et sa tendance fondamentale est celle d’un retour au concret. Husserl (mathématicien de formation) conçoit ce retour au concret comme un retour à l’« intuition originaire » des choses et des idées. Il explique cette intuition originaire sur un exemple mathématique : il constate, par exemple, que si l’on peut se représenter intuitivement trois ou quatre objets, on ne peut intuitivement s’en représenter mille; on peut seulement « y penser ». Husserl distingue ainsi deux types opposés de relation au donné ou d’« intentionalité » : la perception réelle, qui est « originaire », et la pensée, qui ne fait que « viser » l’objet en une « intention vide ». Développant cette distinction entre intuition originaire et pensée, intentionalité pleine et vide, les phénoménologues modernes retiennent : 1° ou bien le contenu de la doctrine de Husserl : ils cherchent alors, dans la perception réelle, le point de contact entre l’esprit et le réel, l’« au-delà du réalisme et de l’idéalisme » (Merleau-Ponty, De Waelhens); 2° ou bien sa méthode, et ils appliquent alors le principe d’une analyse de l’intuition aux domaines de la « connaissance d’autrui », assez négligés par Husserl (Levinas); 3° ou bien ils cherchent à justifier métaphysiquement le principe même d’une analyse des phénomènes (E. Fink). Une théorie des phénomènes ne peut se définir que par rapport à une théorie de l’Etre absolu, ou ontologie. Sur ce point, la phénoménologie spéculative d’un Fichte, dans la Théorie de la science, de 1804, reste d’une force et d’une profondeur inégalées.

PHÉNOMÉNOLOGIE DE L’ESPRIT, ouvrage de Hegel, écrit et publié en 1806. Destinée d’abord à servir d’introduction à la théorie de l’Etre absolu (exposée dans la Logique), la Phénoménologie retrace, à partir d’exemples historiques, l’histoire par laquelle la conscience humaine s’est élevée, des représentations les plus élémentaires de l’Etre absolu, ou Dieu, à sa représentation philosophique adéquate. Elle décrit, en somme, l’histoire par laquelle l’homme s’élève à l’Absolu. Elle constitue l’anthropologie de Hegel. Elle comprend deux parties principales, dont la première décrit les « représentations de la conscience » (Phénoménologie de la conscience) et la seconde, les « expériences de l’esprit » (Phénoménologie de l’esprit). Elle a été traduite en français, en 1939, par J. Hyppolite.

Phénoménologie


Du grec phainomenon, « ce qui apparaît », et logos, « discours », « étude ».


– Mouvement de pensée fondé par Husserl au début du XXe siècle, et dont la principale consigne est le retour aux sources mêmes de l’évidence dans laquelle les choses se présentent à notre conscience. – Phénoménologie de l’Esprit : chez Hegel, étude du développement progressif de l’Esprit tel qu’il se manifeste à lui-même, depuis l’opposition première entre lui et l’objet jusqu’au savoir absolu, qui réalise l’unité du sujet et de l’objet.


• Niant le dualisme traditionnel de l’être et du paraître, Husserl définit également la phénoménologie comme la « science des essences » : l’essence des choses n’est en effet rien d’autre que la façon dont, précisément, elles nous apparaissent. • Les concepts-clés de la phénoménologie sont l’épochè (ou « mise entre parenthèses du monde ») et l’intentionnalité de la conscience.

 

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