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SCHURÉ Édouard : critique et analyse de l'oeuvre

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SCHURÉ Edouard. Écrivain français. Né à Strasbourg le 21 janvier 1841, mort à Paris le 7 avril 1929. Il fit des études de droit et obtint le titre d’avocat, mais ayant peu de goût pour la jurisprudence il n’exerça jamais et se consacra à la littérature. Ses premiers travaux eurent pour objet l’histoire de la musique, et il fut un défenseur acharné des théories wagnériennes. Les ouvrages qui illustrèrent cette activité sont : Histoire du « Lied » (1868), Le Drame musical (1875), Les Chants de la montagne (1877). Il se tourna ensuite vers un autre domaine sous l’influence de son amie italienne Marguerite Albana-Mignaty, et s’attacha désormais à l’étude des philosophies de l’au-delà et des divers systèmes religieux. En l’absence de documents, il faisait confiance à ce que lui dictait son inspiration. C’est le cas de son ouvrage Les Grands Initiés (1889) qui n’a cessé d’être réédité. Au même cycle se rattachent : Sanctuaires d’Orient (1898), Femmes inspiratrices et poètes annonciateurs (1908) et L’Evolution divine (1912). Schuré a essayé d’animer ses idées dans des romans parmi lesquels : Mélidora (1880), Le Double (1893), L’Ange et la sphinge (1897). A cette œuvre déjà énorme s’ajoutent des poésies : La Vie mystique (1893); des pièces de théâtre : Vercingétorix (1887), Les Enfants de Lucifer (1900), Léonard de Vinci (1905); des livres de critique : Prophètes de la Renaissance (1920), Précurseurs et révoltés (1904) et des souvenirs : Le Rêve d’une vie.

Extrait texte du document: « SCHURÉ Édouard (1841-1929). Grand amateur de mus ique wagnérienne et de philosophie ésotérique, il fut l'un de ces esprits origi9aux qui se situaie n t dans les marges du symbol isme. Edouard Schuré est né à Stras ­ bourg, au confluent de deux cultures, dans une famille protestante et cu ltivée. A vingt ans, il vient à Paris, puis, en 1864 -1865, entreprend en Allemagne un long voyage qui lui permet de réu n ir les matéria u x de sa future His­ toire du « lied>> (1868). A Munich, il assiste à la pre ­ miè re de Tristan et rencon tre Wagner, do nt il devient l'ami. Il va lui consacrer un article importa n t (1869) qui, grâce à Sainte-Beuve , paraît dans la Revue des Deux Mondes, et qui fait de lui l'un des grands wagnériens français, avec Catulle Me ndès et Judith Gautier. Pou r Schuré, la guerre de 1870 est évidemment un déchire­ ment: il chante et chantera l'A lsace (cf. Légendes d'Al­ sace, 1884) arrachée à la France . Il part ensuite pour l'Italie , où il rencontre celle qui sera l'amour de sa vie , Marguerite Albana -Mignaty; c'est également vers cette épo que q u 'il compose le Drame musical (1875) , vaste survol qui mène de la Grèce à Wagner qu'il célè bre avec enthousiasme(« Richard Wagner , son œuvre et son id é e», tome II du Drame musical). Schu ré, très in troduit dans les salons parisiens, est aussi e n relation avec les intellectuels et les artist es allemands , et on le retrouve lors du prem ier Festspiel de Bayreuth en 1876. Suivent une pièce , des poèmes et des textes poétiques, mai s le grand livre reste à venir. Influencé peut-être par sa maî­ tresse , marqué par son contact avec certa ins milieux éso­ tériques et théosophiques (Mme Blavatsky), il s'intéresse aux Initiés antiques (en revue, 1886), avant de faire paraître les Grands Initiés (1889) : l'ouvrage obtient un succès considérable. Romans (l'Ange et la Sphinge , 1897), poèmes (la Vie mystique, 1894), théâtre (le Théâ­ tre de l'âme, 1900- 1925, sept pièces), l'œ uvre de Schuré ne s'arrête pas là, mais l'inspiration générale reste sou­ vent assez proche de celle des Grands Initiés : mythes et rêves, métaphysiques et mystiques (cf. Femmes inspira­ trices et poètes annoncif_lteurs, 1908; les Prophètes de la Renaissance , 1920; l'Ame celtique et le génie de la France à travers les âges, 1921; Légendes d'Oriem et d'Occident, 1922), et l'on comprend la communauté d'esprit qui a pu rapproche r Schuré de person nages aussi différents que la comtesse d'Agoult, Liszt, N i etzsc he ou Rudolf Steiner. A mi-chemi n entre la« philosophie» et l'ésotérisme , les Grands Initiés n'échappent pas aux es thétiques de leur époque. On peut y discerner d 'abord tout un héritage parnassien : ces évocations antiques font penser à Louis Ménard et à Leconte de Lisle, à cet exotisme historique qui joue en particulier sur le pouvoir évocateur des mots et des noms propres : « Les femmes du pay s dirent seule­ m e nt: "C'es t un fils des Gandharvas". Car les musiciens d'In d ra doivent avoir p résidé aux amours de cette femme qui ressemble à une nymphe céleste, à une apsara » (Krishna, 1893) . Mais cette esthétique pa rnassienne exhale aussi des effl uves bien symbolistes , ne serait-ce que dans 1' accen t mis sur tout ce qui est occulte et mysté ­ rieux. Comme l'indique le sous-titre, il s'agi t d'une Esquisse de l 'histoire secrète des religions : derr ière la d i ve rsité des cult ures, Schuré discerne une filiat ion d'espri ts su peneurs en contact avec le divin: Rama, Krishna, He rmès, Moïse, Orphée, Pythagore , Platon et J ésus . Héros légendaires ou historiques, ils détienne nt et révèlen t les secrets du monde . Au fond, Schuré se veu t un peu le successe ur de tous ces « mystagogues » mais ce qu'il nous révè le, lui, à travers leurs messages, dont il affirme l'identité par des rap p rochements fulgurants , c ' est 1 'unité profonde de toutes les spirit ualités. Certes , les Grands Initiés ne sont pas un ouv rage scie n tifique de mytholog ie comparée; on y ver ra , en revanche, un grand livre de poésie où l'érudition sert de tr emplin à l'ima- ginat ion. · BIBLIOGRAPHIE Le s Grands lnitiés, Paris, Librairie académique Perrin, 1889; rééd. Presses- Pocket, 1983. A c o nsulter. - L. de Rom e uf, Édouard Sclm ré, Paris, Sansot, 1908; A. Roux et R. Veyssier, Édouard Sclwré, son œuvre et sa pensée, Paris, L ibrairie académique Perrin, 1914; G. Jeanc laude, Édouard Schuré, Pa_ris , Fischbacher, 1968; l'ouvrage d'A. Mer­ cier est essentiel : Edouard Schur é et le renouveau idéaliste en Eu rope, thès e, uni v. Par is X, Paris, Champion, 1980....»

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