Roumanie (1987-1988): Un pays à l'agonie
Publié le 21/09/2020
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Roumanie (1987-1988):
Un pays à l'agonie
En 1987, divers événements ont attiré l'attention sur la gravité de la situation
roumaine et montré combien le régime de Nicolae Ceausescu est désormais
discrédité, à l'intérieur comme à l'étranger, sans que pour autant le Conducator
en paraisse ébranlé: lors de la conférence du Parti communiste roumain, du 14 au
16 décembre 1987 et à d'autres occasions par la suite, N.
Ceausescu a annoncé la
poursuite et le durcissement des orientations qui ont conduit au fiasco.
La crise de l'économie est évidente, malgré les efforts des autorités pour la
cacher: en 1987, les objectifs du Plan sont restés secrets, des résultats de
secteurs importants (pétrole, acier, etc.) ont été escamotés du communiqué
officiel, d'autres truqués (31,7 millions de tonnes de céréales au lieu de 21-23
millions selon les estimations occidentales).
La production d'énergie
électrique, de gaz et de pétrole a été en baisse par rapport à 1986 et certaines
sources comme le Planecon mettent fortement en doute les chiffres annoncés en ce
qui concerne l'exédent de la balance commerciale, la production nationale nette
et les investissements.
Depuis 1981, l'objectif principal fixé à l'économie est la liquidation de la
dette extérieure en devises (passée de 10,4 milliards de dollars en 1981 à 6,4
milliards en 1987).
Ce remboursement sert d'alibi contre toute réforme et de
prétexte pour exiger de la population des efforts toujours plus grands en
travail (notamment les jours fériés) et en privations.
Le niveau de vie a baissé
de 15 à 25% entre 1980 et 1987.
Dans la même période, les budgets de l'éducation
et de la culture ont chuté de 75%, celui de la santé de 25%.
Les réductions
drastiques (et aggravées chaque année) imposées à la consommation domestique
d'énergie (-30% pour l'électricité pendant l'hiver 1987-1988 par rapport à
l'hiver précédent), le rationnement des biens de consommation vitaux et leur
pénurie se traduisent pour la population par la faim, le froid et l'obscurité.
A plusieurs reprises, au cours de ces dernières années, le mécontentement a
éclaté.
Mais la répression, la peur qu'inspirent les moyens d'encadrement et de
surveillance, l'atomisation de la société et l'abattement de la population n'ont
jamais permis jusqu'ici à ces mouvements, quelle qu'ait été leur ampleur, d'être
davantage que des révoltes isolées, presque sans échos et sans lendemain.
A cet
égard, 1987 semble avoir marqué une rupture: pour la première fois sont apparus
nettement des signes d'une continuité entre les diverses formes d'expression du
mécontentement, ainsi que de solidarité active, individuelle et collective, avec
les victimes de la répression.
En même temps, des organisations clandestines ont
réussi à manifester leur existence par des distributions de tracts sur une
échelle qui, tout en restant modeste, n'avait jamais atteint ce niveau (Action
démocratique roumaine, syndicat libre SLOMR, Roumanie libre, etc.).
L'émeute de Brasov
L'émeute de Brasov, le 15 novembre 1987, a été à la fois le détonateur et
l'expression la plus spectaculaire de cette évolution.
Quelque 15 000 ouvriers.
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