Qaïdou
Publié le 16/05/2020
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Qaïdouseconde moitié du XIIIe siècle
"Le dernier des Mongols", dit de lui René Grousset : et bien digne de mener "les fils du Loup Gris et de la Biche".Petit-fils d'Oegoedeï, homme d'une indomptable énergie, ce grand prince à qui on attribue quarante et une bataillesvictorieuses va être l'adversaire le plus tenace de Qoubilaï, à qui il reproche la sinisation excessive de son empire.Ralliant vers 1261 toute 1'opposition mongole fidèle au système créé par Gengis et rénové par Mongka, il fait sespreuves dans les campagnes d'Europe.
La chute, avec Ariq-boégé, de la maison d'Oegordeï le fait exiler, mais,installé dans la région de Talas, il revendique les droits de sa famille et prend le litre d'empereur : Il bat Nomouqa,fils de Qoubilaï, envoyé contre lui à la tête d'une armée, et le fait prisonnier, après quoi il marche sur Qaraqoroum,qu'il occupe.
Bayan, le meilleur général de Qoubilaï, parviendra à le repousser en 1278, mais, neuf ans plus tard,Qaïdou met debout une nouvelle coalition, rassemblant presque tous les princes des branches collatérales, et atteintles frontières de la Chine, mais est à nouveau battu par Bayan.
En 1289, nouvelle guerre : Qoubilaï est obligéd'intervenir en personne contre Qaïdou, mais ne parvient pas à le battre ; ce n'est qu'en 1301, alors que Qaïdou aouvert à nouveau les hostilités contre le successeur de Qoubilaï, Temur-Oeldjeitu ou, à la chinoise, Tcheng-Tsong— et qu'il marche sur Qaraqoroum, capitale symbolique du pouvoir, qu'il est battu et meurt pendant sa retraite."Contre Qoubilaï, écrit René Grousset — qui avait transformé l'empire de leur aïeul Gengis Khan en un empire chinois,il représente à la fois le nationalisme mongol et le légitimisme gengiskhanide.".
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