Plutarque
Publié le 16/05/2020
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PLUTARQUE
50 ?-125 ?
NATIF de Chéronée en Béotie, Plutarque vit le jour vers l'an 50 de notre ère, à une époque où
l'Antiquité classique se mettait à boucler ses comptes et, de vivant, ne lançait plus guère dans la
circulation que la menue monnaie de la grammaire et de la rhétorique moralisante représentée
aussi
par la prédication ou diatribe populaire.
Un gigantesque résumé de la pensée, de la science
et de l'histoire s'imposait : ce fut l'œuvre de Plutarque.
Mieux peut-être que Balzac, il eût pu
dire : en ma tête j'ai porté un monde.
Le demi-siècle, tout de même, et le quart du suivant allaient
fournir encore,
en première ligne, la satire sulfureuse de Juvénal et les torches de l'historien Tacite,
qui versent la flamme et l'ombre sur les convulsions d'une pâte humaine empruntée aux carnages
et à l'orgie.
De ce demi-siècle, la première decennie allait se signaler par le suicide à main forcée
des
deux grandes figures de la période précédente : le philosophe stoïcien (tragédien aussi à ses
heures) Sénèque, et le poète Lucain, deux Cordouans que le sort mêla aux préoccupations toujours
dangereuses
et à la présence funeste de Néron.
C'est encore là, paraît-il, que se place un fait
divers : Epaphroditos, l'affranchi
du tyran, brisant pour s'amuser la jambe de l'esclave stoïcien
Epictète.
Après ces monstruosités, suivies encore
d'un ébranlement général de l'empire, quand les
armées, à
la mort de Néron (an 68), convergèrent de l'Ibérie, de la Germanie, du Danube et de
la Judéo-Syrie vers la capitale pour essayer, chacune pour son compte, d'instituer empereur leur
général, après les sacrilèges perpétrés par la soldatesque sur la personne auguste de Rome, après
les massacres
où s'écroulèrent Vitellius, Galba et Othon, la paix du glaive s'établit.
Les légions
du Danube et de Syrie, victorieuses, ouvraient à Vespasien leur chefles portes du Capitole (an 70).
Plutarque avait vingt ans.
La dynastie des Flaviens (Vespasien, Titus, Domitien) assura au monde
impérial une paix relative jusque vers la fin du premier siècle.
Cette dynastie fut relayée en g8
par celle non moins fameuse et non moins excellente des Antonins, qui remplirent les trois quarts
du second siècle (ne parlons pas de l'affreux Commode) et dont les trois premiers représentants,
Nerva,
Trajan et Hadrien coïncident avec l'arrière-été, l'automne et l'hiver de Plutarque, si
vraiment l'écrivain s'éteignit une dizaine d'années après la mort de Trajan, survenue en 117.
Malgré des séjours à Rome, un voyage en Egypte, Plutarque fut toujours un provincial attaché
à son municipe de Chéronée.
Géant du travail, il fut en même temps bon citoyen et bon père de
famille.
Il fait un peu songer à Littré, par ses mœurs irréprochables et sa curiosité encyclopédique.
Alors
qu'à Rome on se pressait autour des honneurs, il déroulait dans le calme, à Chéronée,
ses fleuves immenses : les
Vies paralteles, et les Moraux ou Œuvres morales.
Il disait que celui qui
abandonne sa cité ressemble à l'adultère, délaissant pour une concubine sa légitime épouse.
Les
provinces d'ailleurs
n'eurent pas trop à souffrir au cours des désastres impériaux, et Néron, adoré
de la plèbe romaine, était fort apprécié des Grecs, qu'il gâtait.
Plutarque rompt une lance en faveur
du repos de son âme, à la fin d'une des Œuvres morales, intitulée Des délais de la Justice divine.
Dans
le grand mélange de l'Empire, Plutarque resta purement Grec, se vantant d'ignorer le latin..
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