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Peut-on dire que les humanistes cherchent à rendre les hommes meilleurs ?

Publié le 16/01/2025

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« Dissertation Peut-on dire que les humanistes cherchent à rendre les hommes meilleurs ? Comprendre le sujet « Les humanistes cherchent à… » : le sujet porte sur l’un des buts des humanistes, qui est de rendre les hommes meilleurs. « Meilleurs », comparatif de « bons », suggère : que l’homme est bon par nature ; qu’il présente aussi des imperfections puisqu’on peut l’améliorer. Chercher des idées D’abord scinder la problématique en sous-questions en variant les mots interrogatifs : Quelle est la conception de l’homme des humanistes ? Quelles imperfections discernent-ils encore chez l’homme ? Quels remèdes proposent-ils pour pallier ces défauts ? Ensuite élargir le sujet en se demandant : Quels obstacles, quelles limites à cet objectif des humanistes ? Est-ce là leur seul but ? Certains humanistes n’ont-ils pas failli parfois à ce but ? Formation d’un être humain : connaissances, esprit critique, voyages, lectures, dialogues, confrontation de points de vue, remise en question de soi… Le mot « humanistes » renvoie bien sûr aux écrivains mais aussi aux artistes (peintres, sculpteurs, etc.). Introduction [Amorce] « Rien de ce qui est humain ne m’est étranger » : la devise empruntée à Térence, dramaturge de l’Antiquité, indique bien à quel point l’homme est au centre de la réflexion humaniste.

[Problématique] Mais quels sont les buts des écrivains et des artistes de la Renaissance ? Est-ce de rendre les hommes meilleurs ? [Annonce des axes] Bien qu’ils considèrent l’être humain comme fondamentalement bon, les humanistes discernent encore en lui des imperfections.

Mais, optimistes, ils croient en la possibilité de l’amender [I] dans de nombreux domaines par des moyens variés [II].

Cependant leur rêve s’est heurté à des circonstances défavorables et a connu des limites qui ont parfois entravé le succès de leur entreprise [III]. I.

La conception humaniste : l’homme bon mais imparfait 1.

Une vision optimiste Le contexte historique de bouleversements dans les savoirs, les techniques et les frontières du monde, inspire aux humanistes une conception de l’homme très novatrice par rapport au Moyen Âge. Ils placent l’homme au centre de leur réflexion et de leur action (anthropocentrisme), contrairement aux époques précédentes préoccupées par les rapports de l’homme et de la divinité (ex.

: L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci). Ils redonnent de l’importance à l’individu, qui en même temps porte en soi « la forme entière de l’humaine condition » (Montaigne). Ils ont confiance en l’homme : opposés au pessimisme souvent austère de leurs prédécesseurs (Érasme : « plus de ténèbres gothiques »), les humanistes n’ont pas une conception figée de l’homme, ne posent pas comme principe l’existence d’une nature humaine immuable, ils croient en la possibilité de faire progresser l’homme, de le « former », de l’amender.

D’où l’importance de la notion d’éducation (Rabelais, Montaigne…). 2.

Un « diagnostic » : identifier les imperfections de l’homme Comme Rabelais qui était médecin, les humanistes par une démarche scientifique, raisonnée procèdent à un diagnostic sans concession de l’homme. Ils passent au crible de leur esprit critique tous les domaines humains, identifient des maux dans les domaines politique (mauvais gouvernants, tel le Picrochole de Rabelais) et éducatif (mauvais précepteurs : Thubal Holopherne, les sophistes, les Sorbonnards chez Rabelais). Ils analysent les racines du mal, les responsabilités : par exemple, la Boétie incrimine les tyrans mais aussi les hommes qui se soumettent à une « servitude volontaire » ; Du Bellay fustige le « roi », le pape, mais aussi les courtisans serviles. Ils admettent le principe que la source du mal est parfois en soi, qu’il faut donc identifier ses propres faiblesses et « se connaître soi-même » selon la formule de Socrate (Essais de Montaigne). II.

Quels moyens pour rendre l’homme meilleur ? 1.

Un environnement propice et épanouissant L’humaniste veut créer un environnement favorable aux progrès de l’homme : Rabelais donne aux rois géants des leçons de politique pour la paix et le progrès économique ; il propose dans l’abbaye de Thélème un mode de vie et une organisation idéaux. Ce cadre permet de cultiver toutes les dimensions de l’homme (corps, esprit et âme puisque) et de les harmoniser « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » (Rabelais).

Les humanistes ne nient pas la divinité, mais refusent les dogmes imposés et ne considèrent plus l’homme comme un pécheur humilié devant Dieu.

Par son pouvoir de création, par ses.... »

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