Pamela
Publié le 15/05/2020
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«
SAMUEL
ICHARDSON
Pamela
Pamela ou la Vertu récompensée, publié
anonymement, connut un grand succ ès dès
sa parution
et valut à Richard son, une fois
l
'identité de l'auteur révélée, une réputation
internationale -
il n'est qu'à lire les
témoignage s de gens de lettre s tel s que
Crébillon fil
s, Diderot ou Sade.
Mais
l'attitude vertueuse de
Pamela su sc ita
également des sarcasmes et de s parodi es,
dont
!'Apolo gie de la vie de Mrs.
Shamela
Andrews ( 17 41 ), attribuée à Fielding ,
constitue la plus célèbre.
Sur son lit de mort, la mère de B.
demande à son fils de prendre Pamela
sous sa protection
Une trajectoire exemplaire
P
amela Andrews exerce la fonction de femme de
chambre.
A la mort de sa maîtresse, elle est en
gagée par le fils de cette dernière -appelé
« Mr.
B.
»
ou« maître»-, qui ne dissimule pas les vues qu'il a
sur elle.
Dans sa correspondance,
Pamela analyse les
signes du désir que son maître éprouve
à son endroit,
se révélant une excellente psychologue.
Son attitude
de défiance est confortée par les conseils de ses
parents, pour lesquels les principes moraux sont le
gage le plus précieux du salut
d'une jeune fille.
Pamela affiche ainsi une conduite exemplaire en
résistant aux avances impétueuses de son
maître (qui vont de l'agression sexuelle
à la
séquestration).
Instruit par cette vertu inex
pugnable, Mr.
B.
renonce
à ses intentions
malveillantes et lui propose le mariage.
L'écriture comme définition
de soi
P
ublié en 1740, Pamela ou la
Vertu récompensée est un
roman par lettres
à une seule voix,
dans lequel action et analyse sont
intimement mêlées, et dont la trame
est définie par les perpétuelles
réflexions de
l'héroïne sur elle
même.
Les lettres de
Pamela, ainsi
qu'un« sismographe», enregistrent
scrupuleusement les répercussions
des événements sur la conscience
de l'héroïne, soulignant le mouve
ment de sa vie intérieure et des
sentiments qui l'animent.
Les per
sonnages ne sont pas les figures
désincarnées
d'un didactisme édi
fiant, mais prennent corps sous la
plume de la jeune femme, qui les
décrit avec toute l'ingénuité propre
à son âge:
comme le relève l'abbé
Prévost, traducteur
du roman en français, « la plupart des lettres
sont écrites par une jeune fille de quinze
à seize ans,
et il a fallu que le style fût proportionné
à son âge et
à son sexe ».
L'écriture devient ainsi un instrument
d'investigation et de réalisation de soi-même:
Pamela
prend conscience de toute la distance qui sépare, au
xvme siècle, une servante d'un noble.
XYIWSIÈCLE
Un maître
tyrannique et brutal
poursuit sa servante, Pamela, de
ses
assiduités.
La vertu de la jeune femme
aura raison de sa dureté et il finira
par l'épouser.
Mr.
B.
gronde Pamela après avoir
lu sa lettre à Miss Darnford.
»
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