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LL – PORTRAIT DE CLITON

Publié le 29/03/2025

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« LL – PORTRAIT DE CLITON Introduction Dans l’extrait étudié, La Bruyère met en scène dans un portrait moral un glouton, dont l’unique préoccupation consiste à s’empiffrer PB : Comment La Bruyère met-il en scène le vice de la gloutonnerie acceptée dans la société de cour ? Plan 1.

Une parodie de savoir encyclopédique : « Cliton » → « point » 2.

Un anti-modèle : « il a surtout » → « désapprouve » 3.

Un être incapable d’élévation I – Une parodie de savoir encyclopédique « Cliton n’a jamais eu en toute sa vie que deux affaires »,Négation restrictive « n’a jamais que »qui réduit le personnage à sa seule propriété d’absorption des aliments.

.

Il faut ici entendre le terme « affaires » comme « sujet de préoccupation, d’intérêt ». « toute sa vie » : formule hyperbolique, qui manifeste le savoir omniscient du narrateur, autant que l’idée que le personnage de Cliton est particulièrement simple, puisque l’on peut embrasser son existence en la résumant en deux points. « qui est de dîner le matin et de souper le soir » : il ne semble né que pour la digestion.

Ici La Bruyère produit un trait d’esprit.

En utilisant le verbe être conjugué au singulier, il réduit les « deux affaires », à une seule : manger, exprimée selon deux modalités : « dîner » et « souper ». « Il n’a de même qu’un entretien » : entretien signifie conversation.

En d’autres termes, Cliton n’a d’autre sujet que… À noter de nouveau l’emploi d’une négation restrictive. « il dit les entrées qui ont été servies au dernier repas où il s’est trouvé....

Dans une longue phrase composée de propositions juxtaposées., LB montre que la qualité de la conversation de Cliton est inversement proportionnelle à la quantité de paroles qu’il prononce. « il dit combien il y a eu de potages, et quels potages « ; le narrateur présente C comme un un élève sachant bien sa leçon, le suggérant par la répétition une seconde fois du verbe dire et du substantif « potages », comme si Cliton faisait de précision. « il place ensuite le rôt et les entremets, il se souvient exactement de quels plats on a relevé le premier service ; il n’oublie pas les hors-d’œuvre, le fruit et les assiettes ; il nomme tous les vins et toutes les liqueurs dont il a bu » : le champ lexical des connaissances regroupe l’ensemble des verbes de l’accumulation qui permet au narrateur de mettre en scène Cliton racontant son dîner précédent.

Le registre ironique est d’autant plus perceptible que le narrateur emploie des adverbes à connotation hyperbolique : « exactement », « tous ». « il possède le langage des cuisines autant qu’il peut s’étendre », : le narrateur ironise sur le vocabulaire de Cliton.

LB insiste sur le vaste lexique culinaire de Cliton dans l’hyperbole « autant qu’il peut s’étendre », pour mieux indiquer que ses connaissances se bornent là. « et il me fait.... »

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