Databac

Livre choisi : Marie Ndiaye, Trois femmes puissantes Fiche de présentation de l’auteur Nom : Ndiaye

Publié le 31/03/2025

Extrait du document

« Livre choisi : Marie Ndiaye, Trois femmes puissantes Fiche de présentation de l’auteur Nom : Ndiaye Prénom : Marie Date et lieu de naissance : 4 juin 1967 à Pithiviers, France Biographie : Marie Ndiaye, née le 4 juin 1967 à Pithiviers, est une écrivaine française d'origine franco-sénégalaise. Lauréate du prestigieux prix Goncourt en 2009 pour son roman "Trois femmes puissantes", elle est l'une des voix littéraires contemporaines les plus reconnues en France.

À l'âge de 17 ans, Ndiaye publie son premier roman, "Quant au riche avenir" (1985), qui est bien accueilli par la critique.

Elle poursuit avec d'autres romans, dont "Comédie classique" (1988) et "La Sorcière" (1996), qui lui vaut le prix Femina des lycéens.

Marie Ndiaye se construit une réputation en tant qu'auteure de romans et de pièces de théâtre, abordant des thèmes tels que l'identité, l'exclusion, la famille et la mémoire. Son écriture est souvent qualifiée de poétique et de subtile et ses personnages sont souvent confrontés à des situations complexes et ambiguës. Ces œuvres principales : • • • Quant au riche avenir (1985) En famille (1991) Rosie Carpe (2001, Prix Femina) Fiche de présentation de l’œuvre Titre : Trois femmes puissantes Date de publication : 2009 Résumé du livre : Le livre Trois femmes puissantes raconte les histoires de trois femmes : Norah, Fanta et Khady.

Chacune d'elles fait face à des difficultés qui mettent leur courage à l'épreuve.

Norah, une avocate, doit affronter son passé familial compliqué.

Fanta, une ancienne enseignante, qui essaie de s’adapter à une vie en France avec un mari fragile et instable.

Khady, une jeune veuve, qui lutte pour survivre dans des conditions très dures.

Malgré leurs différences, elles ont toutes une force intérieure qui les aide à résister face aux épreuves.

L’œuvre aborde les thèmes de la migration, de la condition féminine, de l’identité et de la résilience. Recopier un passage (entre 20 et 30 lignes) et l’analyser dans la perspective du parcours « écrire et combattre pour l’égalité » P (268-269) « Khady savait qu'elle n'existait pas pour eux.

Parce que leur fils unique l'avait épousée en dépit de leurs objections, parce qu'elle n'avait pas enfanté et qu'elle ne jouissait d'aucune protection, ils l'avaient tacitement, naturellement, sans haine ni arrière-pensée, écartée de la communauté humaine, et leurs yeux durs, étrécis, leurs yeux de vieilles gens qui se posaient sur elle ne distinguaient pas entre cette forme se nommée Khady et celles, innombrables, des bêtes et des choses qui se trouvent aussi habiter le monde.

Khady savait qu'ils avaient tort mais qu'elle n'avait aucun moyen de le leur montrer, autre que d'être là dans l'évidence de sa ressemblance avec eux, et sachant que cela n'était pas suffisant elle avait cessé de se soucier de leur prouver son humanité Elle écouta donc sans rien dire, détaillant alternativement les jupes imprimées de ses deux bellessœurs assises sur le vieux canapé de part et d'autre de leurs parents et dont les mains reposaient entre les cuisses paumes en l'air, empreintes d'une ingénuité, d'une fragilité qui n'étaient pas dans le caractère de ces femmes mais qui dénonçaient soudain pour Khady celles de leur mort, qui anticipaient et dévoilaient la vulnérabilité innocente de leur figure lorsqu'elles seraient mortes, et ces mains sans défense ressemblaient tant à celles de son mari, le frère de ces deux femmes, quand la vie d'un coup l'avait quitté, que Khady en eut la gorge serrée.

» Analyse : Dans ce passage, Khady Demba vit une exclusion douloureuse et silencieuse au sein de sa belle-famille.

Bien qu'elle soit mariée au fils unique de cette famille, elle est traitée comme une étrangère, presque invisible, parce qu'elle n'a pas d'enfants et n'est pas protégée par un homme.

Cette mise à l'écart est "naturelle, sans haine", montrant que pour eux, cette discrimination est simplement une tradition dans la société.

Khady est vue comme une.... »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles