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Les Tourbières

Publié le 16/05/2020

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« Les Tourbières Les tourbières les plus profondes remontent au Tardiglaciaire, entre 5000 et 7000 ans avant notre ère tandis que les tourbières superficielles, sub-atlantiques, ont au maximum 1000 ans.

Elles sont donc situées à un étage qui a subi les transformations de paléoclimats froids et humides. Nous étudierons dans un premier temps les conditions nécessaires pour son implantation dans laquelle nous définirons et localiserons les tourbières.

Ensuite, les formes d’adaptations de ces formations végétales.

Enfin, les apports de ces formations végétales. On nomme tourbière un milieu où la couche hologarnique, c’est à dire la surface du sol forestier composée de matière organique à divers stades de décomposition, est accumulée sous la végétation naturelle active atteint 50 centimètres.

Cette couche présente des caractères spécifiques, tant sur le plan botanique avec une abondance des phanérogames hydrophiles, c’est une plante qui se reproduit par des fleurs ou des graines, et aussi des cryptogames, végétaux qui ne se reproduisent pas à l’aide de fleurs ou de fruits mais à l’aide de spores et d’ œufs, donc sur le plan botanique mais aussi hydrobiologique où les caractères sont souvent extrêmes.

Ce sont en l’occurrence des milieux très acides ou très alcalins, ayant des propriétés basiques, sur des substrats oligotrophes ou eutrophes, pratiquement anaérobies.

Oligotrophe désigne un milieu peu fertile et eutrophe un milieu encombré de matières nutritives en surabondance, ne pouvant être totalement utilisées par le peuplement normal d’un biotope.

Un biotope est un ensemble des conditions physico-chimiques caractérisant les lieux où vit une biocénose, le biotope est la composante inerte de l’écosystème, la biocénose en étant la composante vivante.

La biocénose est la communauté de végétaux et d’animaux d’un biotope donné constituant un système biologique régi par des relations d’interdépendance.

Anaérobie désigne qualifie un organisme n’ayant pas besoin d’oxygène.

Il s’agit donc d’un cas paradoxal de la richesse d’un biotope dans des conditions atmosphériques pour le moins rigoureuses.

(JEAN-NOËL DEGORGE, 1995). De façon générale, le développement des tourbières intervient dans des conditions hydrologiques précises.

En effet, l’eau stagne sans fluctuations importantes, les apports en eau soient constants et lents, que ces apports soient très supérieurs aux pertes dues à l’évapo-transpiration et qu’ils soient bien répartis sur l’année. Voilà qui explique une répartition boréale ou atlantique des tourbières en Europe occidentale.

Elles sont en ce cas ombrogènes, c’est à dire apparaissant à proximité des arbres en altitude, puisqu’elles croissent grâce à des apports météoriques constants.

La majorité des tourbières sont soligènes ou topogènes, c’est-à-dire qu’elles bénéficient d’apports latéraux en eau, qu’ils proviennent du ruissellement diffus ou concentré, ou eau de la nappe.

Toutefois, cette distinction entre les apports est à nuancer puisque certaines parties de la tourbière, comme les parties bombées, se développent grâce aux précipitations irrégulières. La répartition des tourbières est directement liée aux conditions climatiques. L’accumulation de tourbe est la conséquence d’un faible taux de décomposition plutôt qu’une productivité biologique élevée.

Elle est causée par des conditions de saturation en eau que l’on trouve dans les tourbières et les environnements mal drainés.

Peu d’organismes responsables de la décomposition des plantes peuvent survivre saturés en eau à cause d’un manque d’oxygène (conditions anaérobies).

Ces milieux se trouvent principalement sous des régimes climatiques caractérisés par un surplus d’eau annuel,. »

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