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LES CÉRÉALES: Généralités - Le blé - Le riz - Le maïs - L'orge - Le millet - Le sorgho - L'avoine - Le seigle - Le sarrasin

Publié le 14/12/2011

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millet

Les céréales dont le nom vient de Cérès, déesse de l'agriculture dans la mythologie latine, figurent parmi les plus anciennes cultures puisque l'on sait qu'elles étaient cultivées dès le Néolithique, c'est-à-dire au moment même où le travail de la terre pour en obtenir des récoltes dont la nature était connue à l'avance, s'est peu à peu substitué aux hasards d'une économie de cueillette et de ramassage. Ce sont aussi les plantes les plus répandues car les hommes ont eu la chance de trouver, dans l'immense gamme des espèces sauvages, des plantes, appartenant en quasi totalité à la famille des graminées, capables de satisfaire ses besoins alimentaires ou ceux de ses animaux et cela, pratiquement presque partout dans le monde.

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« que l'orge -exige 1 800' de chaleur totale alors que 1:avoine se contente de 1 700; il en faut 2 000 pour le blé, 2 100 pour le millet, 2 500 pour le maïs et 2 800 pour le sorgho .

De même, les besoins en eau sont très variables : l'avoine exige 4 fois plus d'eau que le millet et presque 2 fois plus que le blé ou l'orge; le sorgho en demande moins que le maïs et c'est ce qui explique ses progrès dans l'est du Bassin Aq1.1itain où les pluies · d'été sont très irrégulières.

De plus, très vite, les agriculteurs se sont ingéniés à multiplier les variétés des espèces cultivées afin d'améliorer leurs rendements et d'étendre le plus possible leurs aires de culture.

Au cours des dernières décennies en particulier, les progrès de la science agronomique ont permis d'obtenir dans ce domaine des résultats spectaculaires.

En dépit de la diversification des productions agricoles et bien que certains pays ou que-lques régions ne leur consacrent aujourd'hui qu'une place des plus restreintes, les céréales, à l'échelle mondiale, occupent une place qui ne cesse de croître; la F.A.O.

estime que 745,7 Mha leur ont été Céréales d'hiver et céréales de printemps dans la Creuse.

Alors qu'en France le blé est souvent traité comme une céréale d'hiver (semailles en automne), l'avoine peut être utilisée comme céréale de printemps, è condition que l'été soit assez arrosé.

Quand le blé est prêt è être mois­ sonné, l'avoine (au ~ramier plan) est loin d'avoir accompli son cycle végétatif.- (Du montier, Atlas-Photo) consacrés en 1977 -ce qui représente plus de la moitié des terres labourables- alors qu'en 1961-65, elles ne couvraient que 671 ,85 Mha et 611,48 en 1948- 52.

Compte tenu de l'amélioration quasi générale des rendements, la progression des quantités récoltées a été encore plus spectaculaire passant de 6 922 Mqx en 1948-52 à 9 89(i Mqx en 1961-65 et 14 590 Mqx en 1977.

Plusieurs séries de facteurs permettent d'expliquer ces progrès : - d'abord l'augmentation des besoins liée à l'extraordinaire accroissement de la population mondiale; - ensuite, bien que dans la plupart des cas l'écart .

ne cesse de croître entre pays développés et pays du Tiers Monde, le niveau de vie s'est légèrement amélioré dans beaucoup de pays en voie de développement et tout le monde sait que chez les plus pauvres, la première amélioration du niveau de vie se traduit par un accroissement sensible de la consommation directe de céréales; - de plus, on constate que la consommation de céréales par tête d'habitant augmente également dans beaucoup de pays développés ou dans les groupes à niveau de vie élevé : en effet si la recherche d'une nourriture équilibrée a fait reculer la consommation de pain, elle a entraîné une très importante consommation indirecte de grains sous forme de viande, d'œufs ou de produits laitiers puisque, dans ces pays, les éleveurs utilisent de plus en plus des aliments industriels à base de céréales .

La transformation des techniques agricoles a entraîné la disparition des débouchés traditionnels de certaines céréales tandis que l'évolution des conditions des marchés mondiaux en a favorisé d'autres .

De même, toutes les céréales ne sont pas également susceptibles de s'adapter aux conditions parfois difficiles qui sont celles des terres nouvellement gagnées à la culture pour répondre aux besoins alimentaires du monde.

Dans ces conditions, on comprend aisément que toutes les céréales n'ont pas connu le même destin.

Si on considère les surfaces qui leur sont consacrées, on constate que les progrès du blé (65 Mha gagnés entre 1934-38 et 1977) effectués en partie aux dépens du seigle et de l'avoine, en font de très loin la céréale la plus cultivée dans le monde.

La réalisation de multiples programmes d'hydraulique agricole a permis d'étendre la culture du riz (plus de 54 Mha gagnés depuis 1934-38) sur des terres précédemment occupées parfois par le blé et plus souvent par les millets ou le sorgho; et pourtant, ceux-ci ne perdent pas de terrain, ils ont même réalisé quelques progrès car, en de nombreuses régions, ces céréales rustiques sont les seules susceptibles d'être cultivées sur des terres où les labours ont récemment pris la place d'un élevage extensif ou même d'une végétation naturelle jusque-là peu utilisée car de peu de valeur (millets 8,78% des terres ensemencées en 1977, sorgho 5,85 %) .

Le maïs et l'orge n'atteignent pas encore l'importance du riz mais ils ont réalisé des progrès. »

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