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Le roman

Publié le 06/02/2025

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« Roman = genre inférieur ou immoral => dangereux En 1890, dans un manuel « ce n’est pas le lieu, ce semble, dans un livre spécialement destiné à la jeunesse d’insister sur ce genre d’ouvrage »  Il assure la consécration que l’écrivain cherchait autrefois au théâtre Baudelaire : « Le roman qui tient une place si importante à côté du poème et de l’histoire est un genre bâtard dont le domaine est vraiment sans limite » = prend à toutes les formes = échappe à toutes codification Il permet de satisfaire aussi bien - Son gout de l’extraordinaire et du dépaysement Son gout de l’observation et la réflexion 1.

Le roman et le réel Le genre romanesque = accusé de   Donner une vision fausse et idéalisé de la vérité D’exercer un effet corrupteur sur les âmes sensibles Pour devenir un genre respectable => le roman s’est réclamé de la vérité  S’élever contre les formes convenues de la fiction (« les romans de femmes de chambre » de Stendhal) / pas rechercher la copie conforme du réel Se voulant d’abord des artistes => le roman est un art de l’illusion =>laisse place à la personnalité de l’auteur a.

Diderot : le roman vrai = faire une profession de foi de réalisme bien avant les théoriciens et romanciers du 19ème s Jacques le Fataliste = roman somme et antiroman  Critique les conventions et inventions des « faiseurs de romans d’aventure »  Rapporte des histoires vraies Eloge de Richardson Il doit d’abord se faire roman de mœurs et représenter le monde où nous vivons  But de peindre des caractères et de passions : chez Richardson = une vérité psychologique Roman peut passionner le lecteur (qui se reconnait dans des personnages) et l’instruire mieux que l’histoire = le roman copie toujours d’après nature « Le monde ou nous vivons est le lieu de la scène ; le fond de son drame est vrai ; ses personnages ont toute la réalité possible ; ses caractères sont pris du milieu de la société » « J’oserai dire que souvent l’histoire est un mauvais roman et que le roman, comme tu l’as fait est une bonne histoire.

» b.

Stendhal, Balzac, Flaubert et Zola : l’affirmation du réalisme « All is true » assure le narrateur du père Goriot. Le rouge et le noir Roman = miroir, reflet fidèle et complet du réel Peau de chagrin « Obligé d’avoir en lui je ne sais quel miroir concentrique où suivant sa fantaisie, l’univers vient se réfléchir » Avant-propos de la Comédie humaine Métaphore de l’histoire reprise par Balzac qui se définit comme « le secrétaire » « de l’historien » que constitue à ses yeux « la société française ».  Création romanesque = création de personnage type Lettre à mademoiselle Leroyer de Chantepie Prône - L’impersonnalité de l’artiste Une méthode impitoyable qui doit donner à l’art la précision des sciences physiques Exigence de celle du beau + celle du vrai Modèle de Claude Bernard => constituer la médecine en science avec méthode expérimentale Mais pas vanter la perfection de l’observation = risque de nier le roman en tant qu’œuvre d’art Flaubert se vaut artiste dans le travail de la phrase « L’artiste doit être dans son œuvre comme Dieu dans la création, invisible et tout puissant » Le roman expérimental Le sens du réel ne vaut pas sans l’expression personnelle => personnalité qui fait vraiment l’artiste Image personnelle du monde => en sachant la faire accepter au public par des artifices artistiques « Une œuvre d’art est un coin de la création vu à travers un tempérament »  Combattre image du roman futile => romanciers réalistes poursuivent un idéal de vérité et se réclament de méthode scientifique  La réalité reste filtrée et éclairée par la personnalité de l’artiste c.

Georg Lukacs : problème du réalisme « Tout style nouveau nait de la vie, sur la base d’une nécessité sociohistorique, il est la résultante nécessaire du développement social » Balzac, Stendhal, Dickens Tolstoï = transformation de la vieille société en société capitaliste : permet de distinguer l’essentiel de la vie Flaubert et Zola = ne sont que des « observateurs critiques » de la « société bourgeoise déjà institué, achevée »   Description chez Zola, Nana = tableau qui ne fait pas avancer l’action => « exhaustivité monographique » = simple exercice de style qui n’éclaire pas en profondeur la société de son temps Description chez Balzac, Illusions perdues = au service du récit, permet de comprendre les transformations d.

Marthe Robert : Roman des origines et origines du Roman  Le roman ne donne jamais qu’une image, plus ou moins illusoire du réel e.

André Malraux : l’homme précaire et la littérature = l’autonomie de l’art : ne s’inspire pas de la réalité mais des œuvres qu’ils l’ont précédée « Ce que veut tout auteur avant de raconter l’histoire de Mme de Clèves ou de Coupeau : c’est écrire un chef d’œuvre » Le romancier invente un monde = qui lui est propre et la marque de son.... »

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