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Le libre arbitre de l’homme, autrement dit sa conscience n’est-elle finalement pas une illusion de liberté ?

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Extrait texte du document: « Vergnault Matéo T ale A Philosophie « Connais-toi toi-même. » nous disait Socrate (philosophe grec du V ème siècle avant Jésus Christ). A travers cette phrase, Socrate invite chaque individu à se connaitre et se libérer simplement en utilisant sa raison intérieure, autrement dit en utilisant sa conscience. En effet, la conscience étant une faculté de connaissance, peut-être nous permet-elle de nous différencier des autres, et d’agir selon nos choix. Si c’est effectivement le cas, elle peut alors être considérée comme un outil de la liberté humaine faisant de l’homme un sujet à part entière, et le distinguant de la nature. Cependant, si la conscience différencie autant l’homme de la nature et pose la question de la place de celui-ci dans l’univers, n’est-elle pas alors une faculté le ramenant à sa fragilité humaine ? On constate alors que la frontière entre liberté et conscience est très étroite, et que l’un a potentiellement un impact sur l’autre. Aujourd’hui, c’est ce lien qui nous intéresse. Quel degré de liberté apporte respectivement la conscience de soi, ainsi que la conscience du monde et de l’autre ? Permettent-elles de se libérer ou au contraire nous entravent-elles ? Le libre arbitre de l’homme, autrement dit sa conscience n’est-elle finalement pas une illusion de liberté ? Pour répondre à cette problématique, nous verrons d’abord quelles possibilités de libertés apporte la connaissance de soi, pour ce faire nous développerons une pensée existentialiste. Puis, nous traiterons de l’impact de la prise de conscience du monde et de notre rapport aux autres sur notre liberté. Enfin, nous nous demanderons si la conscience de nos actes n’est-elle finalement pas une illusion de liberté. La connaissance de soi offre de nombreuses possibilités de liberté. Tout d’abord, le fait de penser fait de l’homme un être vivant, existant. C’est René Descartes (mathématicien, physicien et philosophe français du XVII ème siècle) qui développe cette pensée lors de sa recherche de vérité. Il considère que ce qu’il sait, que la science qui lui a été enseigné est approximative et pleine d’erreurs. Alors, il se donne pour objectif de découvrir la vérité, et pour ce faire il utilise la méthode du doute hyperbolique. Celle-ci consiste à tout remettre en cause, Descartes en suivant cette méthode part du principe que dès qu’il y a un doute cela est faux. Au cours de sa vie, il a strictement tout remis en question, tout revérifié, que ce soit son corps, l’existence des autres ou même la nature. Il découvre alors qu’il peut faire abstraction des idées qui passe en lui et montre que tout le monde peut faire pareil. L’acquisition de cette liberté intellectuelle le pousse à théoriser l’existence. En effet, pour Descartes le fait de douter témoigne du fait qu’il pense, or s’il pense il est. Et c’est dans son ouvrage : Discours de la méthode paru en 1637 qu’il écrira « Je pense, donc je suis. ». A travers cette phrase, Descartes nous montre que tout individu, en plus d’avoir conscience de son existence, a connaissance de ce qu’il est, c’est-à-dire un être pensant. C’est grâce à cette pensée que l’homme se distingue de la nature et des autres choses, des choses étendues. Cette prise de conscience est alors libératrice. Hegel (philosophe allemand du XVIIIème et XIXème siècle), en s’appuyant sur les travaux de Descartes et notamment sa réflexion sur l’existence, a alors développé les notions d’en soi et de pour soi. A travers la notion d’en soi, Hegel entend la nature propre d’un objet : un être non-pensant, c’est-à-dire qui n’existe que pour ce qu’il est, autrement dit qui ne peut se modifier volontairement. Il oppose alors cette notion à celle de pour soi. En effet, le pour soi est l’aptitude d’un individu à savoir qu’il est conscient de lui-même, soit l’aptitude de se modifier intentionnellement. Pour Hegel, l’homme en plus de disposer d’un soi, a un pour soi. C’est-à-dire qu’en plus d’exister en tant qu’homme, il existe en tant qu’esprit et dispose donc de la capacité de se réinventer. C’est notamment grâce à la notion de pour soi que l’homme acquière un peu plus de liberté. De cette manière, l’homme peut exister de deux manières différentes. Premièrement, à travers son corps et deuxièmement grâce à son esprit. Ainsi, si l’homme est limité physiquement à cause de sa situation sociale ou de l’époque à laquelle il vit, il peut quand même se libérer grâce à ça pensé, grâce à son esprit. Enfin, on peut parler de la prise de conscience des capacités physiques de l’homme. Par exemple, l’homme sait qu’il va mourir, et peut réagir de deux façons différentes. Premièrement, la prise de conscience de sa mortalité peut le faire angoisser et ainsi, le conduire à l’inaction. Or si un homme est inactif, il n’est pas libre. Dans ce cas, la prise de conscience de sa mortalité n’est pas libératrice. Cependant, prendre conscience qu’il va mourir peut aussi permettre à l’homme de donner un sens subjectif à la mort. En effet, il peut s’approprier la mort par la penser, et ainsi ne plus la subir. Dans ce cas, avoir conscience qu’il va mourir permet à l’homme de se libérer. Ainsi, certaines prises de conscience de soi sont libératrices, et certaines ne le sont pas....»

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