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La religion et la société (carte mentale)

Publié le 05/12/2023

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« le sentiment religieux est naturel (et donc universel) à l'homme, car Dieu est présent partout : ma raison le découvre dans la Nature et il parle directement à mon coeur Emile, 1762 : la religion naturelle c'est pourquoi l'homme n'a pas besoin d' intermédiaires (prêtre, église) ni de Révélation (inventée par les hommes) pour entrer en communication avec Dieu L'homme semble aspirer à l'absolu et à l' infini Toutefois l'absolu ne serait-il pas la projection illusoire de notre désir de nier nos limites ? l'absolu Rousseau oral l'Etat n'a pas à s'immiscer dans le domaine des croyances privées, car son domaine est strictement "public", alors que croire c'est du domaine privé L'absolu serait moins in-fini que l'idéal capable d'épouser notre finitude et notre immanence Du Contrat social, 1762 : la religion civile relation autant verticale (Dieu) qu' horizontale ("croyants") du latin, religare (relier) du latin, relegere (recueillir) le sentiment religieux qui, s'appuyant généralement sur le sentiment du sacré, suppose la croyance en des êtres surnaturels ou en un Dieu personnel avec la reconnaissance de la transcendance divine impliquant une attitude d'adoration et de soumission à l'égard de Dieu vérité / illusion liberté / asservissement devoir / morale phénomène individuel l'exigence d'adhérer à une croyance définie soit sous la forme d'une attitude psychologique irrationnelle soit des dogmes cohérents et supposant une certaine rationnalité thèmes associés force / faiblesse raison / foi Les origines de la religion Hubert et Mauss, Esquisse générale d'une théorie de la magie, 1902-1903 Définition toute cité suppose un culte des Dieux, même les oiseaux n'y échappent pas !!! Durkheim, Les Formes élémentaires de la vie religieuse, 1912 Aristophane, Les Oiseaux, -414 littérature dissertation l'extase (ex-tatis = sortie de soi) mystique : le désir de Dieu Le Bernin, L'Extase de Sainte THérèse, 16471652 entre la souffrance et le plaisir : l'ambiguité fondamentale de l'expérience spirituelle Dieu expulse l'homme du parardis à cause du "péché originel" (d'où l'omniprésence des fruits) qui se livre alors à tout type de plaisirs (principalement concupiscence charnelle) et il est alors "châtié" en enfer l'homme est chassé du parardis, mais il s' agit alors d'accès à la conscience et au libre arbitre : l'homme se donne alors aux plaisirs charnels qui ne sont pas mauvais en soi, mais il faut rester dans la "mesure" les sociétés archaïques sont fondées sur les tabous (dont deux principaux : destruction du totem et inceste) qui instaurent "la loi" non écrite régissant la vie du groupe à travers le système des interdits, orienté contre la liberté sexuelle de l'homme tout homme craint la mort, ainsi la religion, et plus particulièrement la croyance dans la continuation de la vie après la mort, est une réponse "défensive" de notre imagination à l' incapacité de notre intelligence de répondre à cette peur : l'imagination est une survivance de notre "instinct" de conservation Le sacré et le profane l'obligation morale : Bergson vs Kant ce système est en relation directe avec le totem à qui on voue un culte religieux mais qui joue un rôle contradictoire : il protège les membres du groupe en même temps qu' il punit tout écart à travers le système des règles Freud, Totem et tabou, 1913 Bergson, Les Deux sources de la morale et de la religion, 1932 toute religion prend sa source dans la violence, et plus précisément dans le meurtre du "bouc émissaire", considéré comme une vicitime expiatoire idéale de tous les maux de la cité l'évolution créatrice René Girard, La Violence et le sacré, 1972 la religion statique et la religion dynamique l'homme se trompe en croyant en Dieu : la religion n'est que la projection hors de soi des propriétés idéales de son être, d'où le paradoxe : Dieu dont parlent les théologiens est l'homme lui-même. Se connaître, c'est connaître Dieu et connaître Dieu c'est se connaître Dieu n'est pas à l'extérieur de moi, mais à l' intérieur de moi : on peut le trouver si on " entre en soi" Feuerbach, L'Essence du christianisme, 1841 l'homme est un être de désir marqué par le manque le "journal de l'âme" : c'est moins l' histoire de Saint Augustin que de Dieu dans Saint Augustin or sans la foi l'homme se perd dans la course effrénée des désirs : il pèche par la concupiscence Seul Dieu est capable de combler Saint Augustin, Les Confessions, 397-401 paradoxalement, la religion renvoie à l' homme sa propre image et lui révèle ses propres caractéristiques mais en mieux : " les trésors cachés de l'homme" Vivre sans religion Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel, 1843 car la religion n'est pas faite pour l'homme, mais par l'homme : c'est un moyen puissant d'oppression des pauvres par les riches, étant donné que l'homme "opprimé" ne se rend pas compte de sa "misère" sociale, car on lui promet un bonheur illusoire c'est pourquoi pour changer les choses (" révolution"), il faut d'abord abolir la religion la religion est comparable à la névrose, car elle réprime les pulsions sexuelles de l' homme à travers le système des interdits sociaux ("Surmoi") les Dieux ne sont pas ce qu'on croit habituellement, car produits de l' imagination et de la supersitition fransmises par les mythes et les fables toutefois, les fables nous apprennent au moins une chose : les Dieux existent ! Freud, L'avenir d'une illusion, 1927 Cicéron, De la nature des Dieux, -I ses origines sont à rechercher du côté du complexe d'Oedipe qui se rejoue à l'échelle de la société : la société tel un "enfant" qui admire et craint le "père" c'est pourquoi la religion est une illusion, mais une illusion consolatrice, car la religion "rassure" les hommes : protection et amour, c'est pourquoi l'homme voit ce qu'il a envie de voir et refuse alors l'explication rationnelle il faut donc distinguer la "supersitition" qui est une faiblesse de l'esprit humain et la " religion" qui est un mérite, fondé sur la raison et le respect Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel, 1844 la croyance religeuse est-elle une illusion ? "Tyran ou martyr, c'est un monstre" "La science ne conduit pas au racisme et à la haine.

C'est la haine qui appelle à la science pour justifier son racisme" c'est pourquoi il faut se tourner vers Dieu, seul capable de procuer le salut à mon âme Augustin, Les Confessions, 397-401 texte commenté pour ce faire, il faut chercher Dieu non pas à l'extérieur à moi, mais à l'intérieur de moi par la voie d'introspection ("oeil intérieur") synthèse le fanatisme est un mal qu'on ne peut combattre, mais seulement prévénir par la raison (autrement dit par la philosophie) Voltaire, "Fanatisme", Dico philo, 1764 le fanatisme religieux ou politique qui se veut "pur" alors qu'il n'est que "maladie" est une tyrannie cachée Cioran, Précis de décomposition, 1949 le dogmatisme et son variant le fanatisme sont des dangers pour l'humanité, or la science (relativiste) qu'on accuse de tous les maux est justement le moyen pour les combattre Jacob, Le Jeu des possibles, 1982 "Les idées religieuses sont des dogmes, des assertions touchant des faits (…) qui exigent de notre part un acte de foi." l'homme à la différence de l'animal est un être de raison (tout en gardant des liens avec son instinct), or à la base de tout être il y a la "volonté", une sorte d'élan vital pur et universel, dont le seul objectif est de " vivre" : il s'agit alors de "vouloir-vivre" la vie sans Dieu est une obscurité, une vie des péchés "Il n'y a d'autre remède à cette maladie épidémique que l'esprit philosophique, qui (...) adoucit les moeurs des hommes et qui prévient les accès du mal" "La religion est l'opium du peuple" Pour assurer son salut, il faut trouver Dieu le temps est subjectif : seul le présent existe, car le passé est ce dont je me souviens au présent alors que le futur est ce que ma consience anticipe. "Et j'ai entendu, comme on entend dans le coeur.

Et je n'avais plus aucun sujet de douter" "La conscience de Dieu est la conscience de soi de l'homme,.... »

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