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La loi de la séparation entre Eglise et Etat

Publié le 31/03/2025

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« L’Aurore 10 décembre 1905 LA LOI DE LA SEPARATION LE 9 DÉCEMBRE ENTRE DANS L’HISTOIRE Anonyme, la séparation des Eglises et de l’Etat, 1904 «Le premier devoir d’une République est de faire des Républicains, et l’on ne fait pas un républicain comme on fait un catholique » Ferdinand Buisson Une décision historique Sous l’ancien régime, les relations entre l’Eglise et l’Etat sont très étroites.

Le monarque est de “droit divin” et le catholicisme est la religion officielle du Royaume. Cependant, lors de la Révolution française, La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789), permet que nul ne peut être inquiété pour ses opinions religieuses. Mais lorsque se met en place le Consulat de Napoléon 1er, de 1799 à 1804, les liens entre l’Eglise et le gouvernement se renforcent: Le catholicisme est nommé religion d’Etat. C’est donc sous des relations mises en place lors Emile Combes, président du Conseil depuis 1902, chef de file de la politique anticléricale,, investigateur de la loi de séparation du Consulat que l’Etat et la religion interagissaient jusque alors. C’est en février 1905 que la possible séparation de l’Eglise et de l’Etat est abordée à la chambre des députés. Depuis ce mois, les conditions de cette loi sont débattues.

Après plusieurs mois de débat, nous sommes arrivés hier à la finalité de ce projet de loi: sa promulgation.

De ce fait les membres du clergés n’ont aujourd’hui plus aucun pouvoirs sur l’Etat. Grâce à cela la République peut tenir sa promesse en faisant de la laïcité, une de ses valeurs fondamentales.

Mais cela n’est pas sans conséquences, le peuple français ainsi que les ecclésiastiques se sentent oubliés, voire attaqués. 1. Protectrice des valeurs républicaines Notre République met en avant l’Egalité, la Liberté et la Fraternité dans sa devise, et la séparation de l’Eglise et de l’Etat est donc devenue un passage obligatoire vers l’affirmation des ces valeurs française. Comme première étape vers un pays laïque, cette nouvelle loi permet de garantir “ le libre exercice des cultes” (Art.1), mettant tous les pratiquants de différentes religions sur un pied d’égalité, assurant leur liberté de conscience. Tout le monde peut choisir et pratiquer la religion qu’il souhaite, sans en être inquiété. La République, en tant qu’héritière de la pensée des Lumière, assure aussi à ces citoyens de pouvoir raisonner, penser par eux-même. Ferdinand Buisson, fondateur de la Ligue des Droits de l’homme et Directeur de l’enseignement primaire de 1879 à 1896 affirme ceci lors du congrès du Parti radical de 1903: “Toute éducation cléricale aboutit à ce comportement: croire et obéir, foi aveugle et obéissance passive”.

En séparant l’Eglise de l’Etat, la République fait donc de ces citoyens des individus ne devant foi et obéissance à personne, qui cherchent eux-même leur vérité, et qui ne la reçoivent pas, toute faite, par une tierce personne. Conditions d’adoption Cette nouvelle loi, promulguée le 9 décembre 1905, a été adoptée par 341 voix contre 233, après 320 amendements..... »

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