L.L de la scene 3 de 2eme partie de Juste4 la fin du monde
Publié le 10/01/2022
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«
Jean-Luc Lagarce, “ Juste la fin du monde ”, scène trois de la deuxièeme partie – LECTURE
LINEAIRE
L’objet de notre lecture linéaire est la scene 3 de l’acte II, extraite de la pièce de théâtre
« Juste la fin du monde », la plus connue de Jean-Luc Lagarce, comédien, metteur en scène,
directeur de troupe et dramaturge, écrite en 1990, pièce la plus jouée de nos jours.
Dans cet
extrait, Louis, le personnage principal, est un écrivain qui a quitté sa famille des années plus tôt.
Il décide de revenir leur annoncer qu’il va mourir mais il n’y parviendra pas.
Dans cette scène,
Antoine le frère de Louis, expose dans une longue tirade l’ambivalencede sa relation, entre le
ressentiment et l’amour compassionnel.
Ce qui nous pousse à nous demander comment cette
tirade accable-t-elle Louis de culpabilité tout en le considérant avec compassion.
Nous
étudierons dans un premier mouvement de la ligne1 à la ligne 18, le mea culpa, puis dans un
deuxième mouvement, de la ligne 19 à la ligne 31, l’amour qui passe par cetains gestes et enfin
dans un troisième mouvement de la ligne 32 jusqu’à la fin, un mea culpa qui se transforme en
reproches.
D è s l’abord, un mea culpa se fait place.
Antoine admet le d é samour.
Il é voque l’avis
partag é par “ beaucoup de gens” formant ainsi la collectivit é “nous”.
“ nous pensions que tu
n’avais pas tort” “ nous ne t’aimions pas assez ou du moins nous ne savions pas te le dire”.
Il
oppose ainsi le nous collectif a Louis.
A travers les pronoms coordonn é s “ Eux et moi”, Antoine
met Louis de c ô t é , il l’isole .
Ce jeu sur les pronoms souligne la brisure ancienne entre Louis et
sa famille à laquelle le jeune homme semble n’avoir jamais appartenu.
En effet, dans les lignes 9
à 12, il y a une prise de conscience de la culpabilit é à face à Louis par le biais du champ lexical
de la souffrance, Antoine reproche à Louis de s’ ê tre fait passer pour un martyre de l’amour,
pour une victime innocente : que tu n’avais pas tort” “ le crier” “ comme on crie les insultes”.
Mais Antoine rapporte ces rflexions sans compassions.
L’imparfait “ nous pensions” “ que nous
ne t’aimions pas assez” souligne la distance qu’a pris Antoine vis-a vis des reproches de son
fr è re.
D’ailleurs les parenth è ses ……..
é num è rent leur taquinerie d’enfance sous une tonalite
comique.
Antoine remarque l’identit é qu’il y a entre l’amour et la d é claration de l’amour.
Il dit dans ces
phrases que cela revient au m ê me ne pas te dire assez que nous t’aimions ce doit ê tre comme
ne pas t’aimer assez.
Nous comprenons par le biais de cette phrase que pour Antoine le langage
donne forme à un sentiment.
Dans les propos “ Rien jamais ici ne se dit facilement” Lagarce
souligne l’effort p é nible et permanent pour exprimer leurs sentiments et é motions.
Ces paroles
sous entendent la diff é rence de mode de communication entre Louis et sa famille.
Antoine
semble reprocher à Louis d’avoir “crier” son manque d’amour dans une famille qui ne sait pas
s’ é pancher.
Pour Antoine, l’amour ne se passe pas par les paroles mais par “certains gestes, les.
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