Kabyles.
Publié le 08/12/2021
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Kabyles. nom générique des populations berbères d'Algérie, qui, nomades à l'origine, ont
été repoussées vers l'Atlas algérien (la Kabylie). Ils ont pleinement conservé l'usage de leur
langue (d'origine chamitique) et de leurs traditions.
Les conditions géologiques et géographiques rendent particulièrement difficile le
perfectionnement technique de l'économie kabyle, qui repose essentiellement sur deux
arbres, l'olivier et le figuier (les cultures de blé dur et d'orge comme le petit élevage ne
constituant que des ressources complémentaires). Autrefois, l'indivision des terres permettait
au groupe villageois d'exercer un strict contrôle sur la répartition des maigres profits de
l'arboriculture, mais, de nos jours, ces liens tendent à se défaire, alors que la densité
démographique reste aussi forte. C'est pourtant la force des alliances entre les familles, sous
la forme de pactes très variés, qui forme l'une des originalités de la société kabyle : les
relations de parenté y constituent le modèle des relations économiques et des relations
politiques, un modèle qui accorde une valeur centrale au code de l'honneur. On pourrait dire
que le village kabyle aux ruelles tortueuses, posé en vigie sur ses terres, tournant le dos à
l'extérieur, porte la marque de cette organisation sociale serrée et, proprement, emboîtée. La
famille étendue ( akham) en est la plus petite unité, qui se compose avec d'autres pour former
un groupement à caractère clanique de familles ayant un ancêtre commun à la quatrième ou
cinquième génération ( thakharrubt), et représenté aux assemblées par un répondant
(taman). Plusieurs clans forment l'adhrum, qui occupe un quartier bien défini du village et dont
les décisions collectives sont exécutées par un amin. Enfin, plusieurs villages forment la tribu
('arsh), qui porte le nom d'un ancêtre mythique. Malgré les modifications intervenues après la
révolution algérienne, ce fonctionnement coutumier continue de servir de référence aux
Kabyles, parfois sous la forme d'une culture de résistance à l'arabisation.
Sentiment d'équité et codes d'honneur.
L'apparence démocratique de cette société (assemblée, égalitarisme, notion d'intérêt
collectif) est trompeuse : tout y est en fait tributaire d'une logique domestique. Si l'individu
adhère aussi fort à la collectivité, ce n'est pas parce qu'il se la représente comme quelque
chose qu'il faut construire et défendre, mais comme quelque chose qui est déjà là avant lui
et dans laquelle il faut avoir confiance.
La démocratie kabyle est une démocratie gentilice, c'est-à-dire fondée sur les rapports
familiaux : c'est la fraternité qui crée l'égalité et la solidarité est fondée sur la hiérarchie des
âges et des sexes. Le recueil des coutumes propres à chaque village (le qanun) est
inextricable pour l'étranger : il est fait de l'énumération de fautes et de châtiments qui n'ont
de sens qu'en fonction d'un ensemble de principes jamais ou rarement formulés, mais que
tous les Kabyles ont intériorisés. Il n'est donc pas étonnant que la conduite du Kabyle soit
réglée par l'honneur (différent pour l'homme et la femme), qui l'engage, en cas d'affront, à
se faire justice lui-même en fonction de son intime conviction, laissant simplement le soin à
l'assemblée (tajma'at) d'arbitrer s'il y a litige.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Algérie - Géographie
Algérie - Géographie - Les aspects humains
Amrouche
Berbères
Chamites
femme - Ritualisation de la féminité
Kabylie
nomadisme
z ouave
Les livres
bijou - collier kabyle du XIXe siècle, page 647, volume 2
ethnomusicologie - fête annuelle des Ouadias, en Kabylie (Algérie), page 1779,
volume 4
Kabyles. nom générique des populations berbères d'Algérie, qui, nomades à l'origine, ont
été repoussées vers l'Atlas algérien (la Kabylie). Ils ont pleinement conservé l'usage de leur
langue (d'origine chamitique) et de leurs traditions.
Les conditions géologiques et géographiques rendent particulièrement difficile le
perfectionnement technique de l'économie kabyle, qui repose essentiellement sur deux
arbres, l'olivier et le figuier (les cultures de blé dur et d'orge comme le petit élevage ne
constituant que des ressources complémentaires). Autrefois, l'indivision des terres permettait
au groupe villageois d'exercer un strict contrôle sur la répartition des maigres profits de
l'arboriculture, mais, de nos jours, ces liens tendent à se défaire, alors que la densité
démographique reste aussi forte. C'est pourtant la force des alliances entre les familles, sous
la forme de pactes très variés, qui forme l'une des originalités de la société kabyle : les
relations de parenté y constituent le modèle des relations économiques et des relations
politiques, un modèle qui accorde une valeur centrale au code de l'honneur. On pourrait dire
que le village kabyle aux ruelles tortueuses, posé en vigie sur ses terres, tournant le dos à
l'extérieur, porte la marque de cette organisation sociale serrée et, proprement, emboîtée. La
famille étendue ( akham) en est la plus petite unité, qui se compose avec d'autres pour former
un groupement à caractère clanique de familles ayant un ancêtre commun à la quatrième ou
cinquième génération ( thakharrubt), et représenté aux assemblées par un répondant
(taman). Plusieurs clans forment l'adhrum, qui occupe un quartier bien défini du village et dont
les décisions collectives sont exécutées par un amin. Enfin, plusieurs villages forment la tribu
('arsh), qui porte le nom d'un ancêtre mythique. Malgré les modifications intervenues après la
révolution algérienne, ce fonctionnement coutumier continue de servir de référence aux
Kabyles, parfois sous la forme d'une culture de résistance à l'arabisation.
Sentiment d'équité et codes d'honneur.
L'apparence démocratique de cette société (assemblée, égalitarisme, notion d'intérêt
collectif) est trompeuse : tout y est en fait tributaire d'une logique domestique. Si l'individu
adhère aussi fort à la collectivité, ce n'est pas parce qu'il se la représente comme quelque
chose qu'il faut construire et défendre, mais comme quelque chose qui est déjà là avant lui
et dans laquelle il faut avoir confiance.
La démocratie kabyle est une démocratie gentilice, c'est-à-dire fondée sur les rapports
familiaux : c'est la fraternité qui crée l'égalité et la solidarité est fondée sur la hiérarchie des
âges et des sexes. Le recueil des coutumes propres à chaque village (le qanun) est
inextricable pour l'étranger : il est fait de l'énumération de fautes et de châtiments qui n'ont
de sens qu'en fonction d'un ensemble de principes jamais ou rarement formulés, mais que
tous les Kabyles ont intériorisés. Il n'est donc pas étonnant que la conduite du Kabyle soit
réglée par l'honneur (différent pour l'homme et la femme), qui l'engage, en cas d'affront, à
se faire justice lui-même en fonction de son intime conviction, laissant simplement le soin à
l'assemblée (tajma'at) d'arbitrer s'il y a litige.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Algérie - Géographie
Algérie - Géographie - Les aspects humains
Amrouche
Berbères
Chamites
femme - Ritualisation de la féminité
Kabylie
nomadisme
z ouave
Les livres
bijou - collier kabyle du XIXe siècle, page 647, volume 2
ethnomusicologie - fête annuelle des Ouadias, en Kabylie (Algérie), page 1779,
volume 4
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