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Ils sont nombreux ceux qui choisissent le bord de la mer comme lieu de vacances. Obéissent-ils à une mode ? Quels seraient vos arguments pour leur donner le goût d'autre chose : des vacances inattendues, culturelles... dans une ville ou une région que vous appréciez ?

Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Ils sont nombreux ceux qui choisissent le bord de la mer comme lieu de vacances. Obéissent-ils à une mode ? Quels seraient vos arguments pour leur donner le goût d'autre chose : des vacances inattendues, culturelles... dans une ville ou une région que vous appréciez ?. Ce document contient 1265 mots soit 3 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format PDF sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Littérature.

« LES VACANCES
Texte.
Vacances à la chaîne
Les vacances des Français ont eu, cette année, une presse exécrable. La critique, pour une fois est unanime. « Le Figaro » a gémi tous les jours que le spectacle était navrant, tout à fait d'accord, pour une fois, avec « Charlie-Hebdo » où le professeur Choron a fui après quatre jours la Côte d'Azur; « Une chaleur à crever! Des bagnoles à crever ! Du bruit à crever ! Une foule à crever ! Des dépôts d'ordures à crever!... Ah, retrouver Paris après l'enfer et s'allonger au pied d'un marteau-piqueur ! ». La télé a montré les baigneurs de Fos se trempant à l'ombre des complexes industriels. « Paris-Match » a recueilli, en Languedoc, sur la plage de la Grande-Motte les confidences de l'estivant qui met son réveil à 7 h 30 pour être sûr d'avoir « un emplacement au bord de l'eau » et déjeune sur la plage parce que, s'il s'en allait, sa « bonne place » serait prise. « Le Monde » a fait écho au mécontentement des « autochtones » envahis par les hordes urbaines, aux Bretons, submergés par ce qu'ils appellent "le tourisme du désordre", aux Corses suffoques en août par l'« agglutination » des migrants continentaux.
Les descriptions de cette gigantesque épreuve collective, de cette auto-punition de masse ne semblent pas exagérées quand on a traversé la France cet été. Les hordes affamées piétinant dans les self-services des autoroutes ; les horribles démons de l'immobilier abattus comme des sangsues sur la Baie de Marie-des-Anges; La Côte d'Azur aujourd'hui sans côte, recouverte par les caravanes, les campings et les fourmis baigneuses, rocade sans autre azur désormais que la combinaison des serveurs de stations-service ; la Corse exsangue rongée par les termites vacanciers, Bastia investi par les incendies de la fermentation au soleil de ses dépôts d'ordures et par ceux des forêts embrasées; le cancer s'étendant, des « villages de vacances » qui en viennent à ressembler à des bidonvilles organisés par le racket rapace des marchands de sommeil et soleil, le mois d'août apparaît, à première vue, comme cette épreuve communautaire dont onze mois de « métro - boulot - dodo » permettront peut-être à ceux qui l'ont traversée, sans qu'on puisse l'assurer, de se remettre lentement.
On peut, bien entendu, expliquer que l'exode annuel vers les aires du feu, de la pullulation et de la pollution est davantage un choix de l'industrie et de la mécanique à produire, qui laisse reposer les machines et suggère fermement à leurs servants d'aller « se reposer ». Que la fermeture « par roulement » serait une solution coûteuse et compliquée. Que les Français ne choisissent pas- de partir en août : on les y contraint. Mieux : on les persuade qu'il préfèrent agir ainsi. On peut ajouter aussi qu'il faudra une longue éducation des masses pour les amener à préférer le petit coin calme du Morvan ou de la Haute-Provence, les charmes de la solitude et les délices de la retraite aux grands entassements rissolants des apocalypses du « loisir ». Qu'enfin, se baigner à la chaîne est mieux que travailler à la chaîne.
Claude Roy, 1974. ...»

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