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Hypathie

Publié le 16/05/2020

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« Hypathie Dans l'histoire de la pensée humaine, le nom d'Hypathie est demeuré célèbre à un double titre.

Première femme dontl'oeuvre ait laissé une trace durable en histoire des sciences, cette philosophe et mathématicienne grecque estégalement l'une des premières martyres de la pensée libre et de la science.

Fille du mathématicien Théon d'Alexandrie, professeur au célèbre Muséum d'Alexandrie, adaptateur des Éléments de géométrie et de l' Optique d'Euclide E1138 et commentateur de l'Almageste de Ptolémée , Hypathie naquit à Alexandrie vers 370.

Elle reçut de son père une brillante éducation qu'elle compléta au cours d'un séjour en Grèce auprès de Thémistius et de Plutarque L169 , fondateurs de l'école néo-platonicienne athénienne.

Le talent tout à fait exceptionnel qu'elle manifesta dans les études philosophiques et mathématiques la fit admettre au Muséum où, pendant delongues années, elle enseigna les mathématiques et commenta Aristote H002 et Platon H038 .

Son intelligence pénétrante et son éloquence persuasive lui valurent une brillante renommée que son éclatante beauté, demeurée célèbre, ne pouvait que renforcer.

La réputation d'Hypathiecomme mathématicienne, astronome et physicienne de grand talent est attestée par l'un de ses disciples, le philosophe néo-platonicienSynésius L1883 , devenu en 410 évêque de Ptolémaïs, qui nous a laissé dans sa correspondance l'un des rares témoignages contemporains à ce sujet.

Signalons à cette occasion que l'une des lettres adressées par Synésius L1883 à Hypathie contient la première mention connue de l'aréomètre.

Continuatrice de l'oeuvre de haute vulgarisation entreprise par son père, Hypathie rédigea des commentaires aux six premiers livres del'Arithmétique de Diophante, au Traité des Coniques d'Apollonius L1036 et aux Tables manuelles de Ptolémée. Cette oeuvre est intégralement perdue, à part quelques fragments du dernier commentaire, conservés sous le nom de Théon.

Plus encore que son oeuvre purement scientifique, l'éclat de son enseignement philosophique fut à l'origine de lacélébrité d'Hypathie.

Des courants philosophiques et religieux s'affrontaient avec violence dans tout l'Orient.

Lechristianisme triomphant s'efforçait d'éliminer, en même temps que les hérésies toujours renaissantes, les dernièressurvivances du paganisme.

Aussi les écoles philosophiques néo-platoniciennes apparaissaient-elles comme un refugedes anciennes croyances.

Les deux principaux bastions de cette philosophie étaient l'école d'Athènes et le Muséumd'Alexandrie, dont Hypathie était le porte- drapeau.

Mêlée, de ce fait, aux querelles doctrinales, Hypathie gardait toutefois une position assez sereine, son interprétationplus intellectuelle que mystique du néo-platonisme pouvant s'accorder avec certaines tendances libérales duchristianisme.

Aussi est-ce dans une atmosphère relativement calme que se déroula la plus grande partie de sabrillante carrière à la tête de l'école néo-platonicienne d'Alexandrie.

Mais, en 412, avec la nomination de l'évêque Cyrille au siège épiscopal d'Alexandrie, la situation évolua rapidement.

Le nouveau prélat désirait épurer le Muséum, qu'il considérait comme la citadelle de l'opposition philosophique au christianisme.

Considérée déjà comme une représentanteparticulièrement dangereuse de la pensée païenne, Hypathie fut également accusée d'entretenir des relations amicales avec Oreste, gouverneurd'Alexandrie qui, demeuré fidèle au paganisme, était en conflit ouvert avec l'évêque Cyrille .

Hypathie, fidèle à son idéal, continuait toutefois, dans une atmosphère d'apparente sérénité, à fréquenter le Muséum et à dispenser son enseignement scientifique et philosophique.

En 415, un incident, survenu entre Oreste et Cyrille L1255 , fut à l'origine d'une violente émeute.

Arrêtée par la foule chrétienne déchaînée, Hypathie fut assaillie, lapidée, jetée en bas de son char, puis traînée devant une église où son corps fut déchiré en morceaux.

La mort d'Hypathie, quiannonçait le déclin définitif du célèbre centre intellectuel d'Alexandrie, est l'un des épisodes les plus tragiques de l'effondrement de la sciencegrecque et l'un des exemples les plus douloureux de la lutte incessante que la pensée libre doit mener contre tous les sectarismes.. »

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