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HOMEOPATHIE

Publié le 16/05/2020

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« HOMEOPATHIE L'image de l'homéopathie est celle d'une médecine « douce », « naturelle », « traditionnelle ».

Elle est perçue commel'héritière de la sagesse ancestrale et de l'empirisme inspiré de générations d'herboristes, se transmettant au fil destemps les vertus bienfaisantes des plantes de nos campagnes.

L'homéopathie participe d'un paysage idéologique oùfigurent en bonne place l'alchimie et l'astrologie, et où cherchent à se placer des savoirs sur des actions que laphysique ne connait pas.

Il faut dire que sur ce point la physique est laxiste et qu'elle laisse se développer desdiscours où la matérialité des actions cède le pas à des effets de concepts immatériels, derrière lesquels se profilentles notions de potentiel, de puissance, de probabilité ou d'information.

L'univers de la matière et de l'énergie estbattu en brèche par l'univers de l'information.

Le succès du discours homéopathique doit être perçu dans ce cadreoù la physique elle-même sème la confusion.

L'homéopathie est issue de l'imagination de Friedrich Hahnemann, né enSaxe en 1755.

Il étudie la médecine, mais en abandonne la pratique en 1789, déçu par les résultats qu'il obtient.

Lamédecine de l'époque n'offre que purgations, clystères et saignées.

Lui, et c'est tout à son honneur, veut guérir lesmalades.

La règle de base de l'homéopathie : « Similia similibus curantur », les semblables sont guéris par lessemblables.

Ce qui signifie que tout produit capable de provoquer sur un sujet sain les symptômes d'une maladie estcapable de la guérir.

Après expérimentation de multiples drogues et poisons sur lui-même et ses disciples, il publie,en 1819, « L'organon de l'art de guérir », qui deviendra la Bible des homéopathes.

On peut admettre la bonne foid'Hahnemann, face aux connaissances de son temps.

Mais aujourd'hui, les progrès accomplis dans la connaissancedes maladies font table rase du principe de similitude.

Une maladie se guérit en agissant sur ses causes et non surses effets.

De plus, aucun médicament réellement actif n'a jamais vérifié le principe de similitude.

Imagine-t-on parexemple un antibiotique reproduire sur un homme sain les symptômes de la maladie qu'il guérit ? Quant à l'amalgamefait de ce principe avec celui de la vaccination ou de la désensibilisation, il est sans fondement.

Ces méthodes ontpour but de permettre à l'organisme de développer ses propres défenses face à 154 l'agent pathogène, ce qu'il nesaurait faire face à un produit qui provoque seulement les mêmes symptômes.

Afin d'éviter les ennuis provoqués parl'ingestion de produits souvent dangereux utilisés sous forme brute, Hahnemann procède à leur dilution.

Ce principe,né de la nécessité, sera justifié et théorisé après coup.

En fait l'homéopathie utilise un principe de dilution tel qu'ilne reste en général aucune molécule dans la solution.

Alléguer que la connaissance de la matière n'est pas achevéen'est que mauvaise foi et incompétence.

Les physiciens ont en effet, depuis longtemps, franchi la barrière de lamolécule et de l'atome, pour répertorier les particules élémentaires, et ils voguent aujourd'hui gaiement dansl'antimatière.

Pourtant, ni l'un ni l'autre de ces domaines ne peut intervenir au niveau d'une banale réactionbiochimique.

En résumé, le médicament homéopathique ne contient « rien ».

On a pu invoquer alors une prétendue «mémoire de l'eau ».

Mais sans parler même du fait que des expériences sérieuses n'ont pas révélé l'existence decette mémoire, l'agitation thermique détruit en un instant dans le milieu aqueux toute trace de « forme » qu'y auraitlaissé un produit depuis lors éliminé.

Hahnemann a perçu d'ailleurs les objections que pouvaient entraîner de pareillesdilutions.

C'est pourquoi il indiqua qu'à chaque opération le flacon devait être secoué une fois d'abord, puis deux foisà la seconde dilution et ainsi de suite…Donc, pour pallier l'absence (admise) de matière active, au cours de ladilution, à chaque étape, on secoue vigoureusement le mélange et c'est cette dynamisation qui imprime dans lesolvant une trace, une information, qui se transmet tout au long des dilutions.

Le granule serait un médicament «informationnel ».

On vient là frôler des conceptions tout à fait suspectes, mais qu'un certain air du temps favoriseavec complaisance.

Le seul crédit que l'on peut faire à l'homéopathie c'est de s'intéresser non pas tant à la maladiequ'au malade, ce qui signifie qu'elle accorde une grande importance au rôle du terrain personnel.

Le médicamenthoméopathique est d'ailleurs un placebo particulièrement actif.

La médecine moderne ne peut qu'applaudir à cettedémarche, elle qui s'en est longtemps privée.

Le succès public de l'homéopathie, surtout en France, participe decette confusion des esprits, que laisse subsister le manque d'information véritable sur les discours et les démarchesde la science contemporaine.. »

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