Databac

Grand Oral SVT : Comment le stress nuit aux apprentissages ?

Publié le 27/03/2025

Extrait du document

« Grand Oral SVT : Comment le stress nuit aux apprentissages ? Problématique : En quoi le stress impacte-t-il le fonctionnement cérébral et entrave-t-il les capacités d’apprentissage et de mémorisation ? I.

Le stress : mécanismes biologiques et physiologiques Le stress est une réponse adaptative de l’organisme face à une situation perçue comme menaçante ou exigeante.

Il peut être classé en stress aigu (ponctuel, utile pour la réactivité) et stress chronique (prolongé, néfaste pour l’organisme). 1.

Les mécanismes hormonaux du stress Lorsqu’un individu est soumis à un stress, son organisme active l’axe hypothalamohypophyso-surrénalien (HHS).

Cela conduit à la libération de cortisol par les glandes surrénales, en réponse à l’adrénaline sécrétée dans les premières minutes. • L’adrénaline entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque et de la vigilance, mobilisant l’énergie nécessaire pour faire face au danger. • Le cortisol, en revanche, a un effet plus durable et régule le métabolisme énergétique, mais une production excessive peut être toxique pour le cerveau. 2.

Effets du stress sur le cerveau Le cerveau est directement impacté par le stress, notamment trois structures essentielles aux apprentissages : • L’hippocampe (siège de la mémoire et de la consolidation des informations) : le cortisol en excès altère la neurogenèse et réduit la capacité de mémorisation. • Le cortex préfrontal (impliqué dans la prise de décision et la concentration) : sous stress chronique, il est moins actif, ce qui réduit les capacités de réflexion et de raisonnement. • L’amygdale (centre des émotions) : elle devient hyperactive, ce qui amplifie les réactions de peur et d’anxiété, limitant la capacité de concentration. Ces modifications cérébrales expliquent pourquoi un élève stressé peut avoir du mal à retenir des informations et à se concentrer en classe. II.

Impact du stress sur les apprentissages Le stress, en particulier le stress chronique, a des conséquences négatives sur les capacités cognitives, en agissant sur la mémoire, la concentration et la motivation. 1.

Un effet néfaste sur la mémoire L’hippocampe est une structure clé de la mémoire à long terme.

Or, une exposition prolongée au cortisol réduit la plasticité neuronale, altérant ainsi : • La mémoire de travail : essentielle pour résoudre des problèmes et retenir des informations sur le court terme. • La mémoire à long terme : les souvenirs ne sont pas bien consolidés, rendant les révisions inefficaces. Les étudiants soumis à un stress intense, comme lors des examens, peuvent souffrir de trous de mémoire ou de difficultés à restituer des informations apprises. 2.

Une diminution des performances cognitives Le stress réduit la concentration et la capacité d’attention, ce qui impacte directement l’apprentissage.

Un élève stressé : • A du mal à se focaliser sur un cours et se laisse facilement distraire. • A une baisse de flexibilité cognitive, ce qui.... »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles