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Gentrification a barcelone

Publié le 23/05/2023

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« Durant nos mois à Barcelone, nous avons observé un phénomène que des villes comme Paris, Londres ou Harlem à New York avaient déjà connu il y a quelques années : la gentrification du centre-ville.

De plus en plus de bâtiments anciens sont rénovés et les prix des appartements récemment rénovés sont hors de prix pour les résidents locaux.

Les appartements sont achetés par des clients étrangers à fort pouvoir d'achat, qui obtiennent ainsi un logement temporaire à un prix bien inférieur à celui de leur pays d'origine. Dans le centre-ville, 80 % des entreprises sont financées sans hypothèque.

Il est difficile pour les acheteurs locaux qui ont besoin de financement d'acheter une propriété dans le centre de Barcelone.

Le centre de l'Eixample affiche désormais des prix autour de 4 500 €/m², et dans des projets de restauration très ambitieux on trouve des biens approchant les 10 000 €/m². Certaines restaurations ont ainsi donné lieu à des projets de luxe, notamment l'acquisition de la Casa Bures à l'angle des rues Eixample Centre, Gérone et Ausias Marc par un fonds britannique pour près de 19 millions d'euros et un budget de 50 millions de travaux. D'autres quartiers jusque-là marginalisés ou populaires sont en plein essor, comme Poble Sec, idéalement situé à proximité du centre-ville et à proximité de la montagne de Montjuic et qui a l'allure d'attirer les touristes étrangers.

Il y a un an et demi, les propriétés rénovées se vendaient à plus de 4 000 EUR/m², et il y a un an et demi, les propriétaires peinaient encore à vendre leurs propriétés à plus de 1 500 EUR/m².

Près de 85 % des acheteurs du quartier de La Barceloneta près de la plage sont actuellement locataires. Ce phénomène de gentrification est accentué par l’explosion du nombre de touristes qui a réduit considérablement l’offre de location de longue durée car de nombreux propriétaires, même s’ils ne disposent pas de licence touristique préfèrent louer leur appartement à des touristes pour maximiser leurs revenus. Cependant la mairie de Barcelone a mis en place un plan pour faire la chasse aux appartements qui ne disposent pas de licence touristique en incitant, via l’envoi massif de lettres, les voisins à dénoncer les appartements illégaux (avec des amendes à la clé pouvant aller jusqu’à 60.000 euros). Du coup le stock de locations « classiques » est fortement réduit. Mécaniquement les prix augmentent et les habitants aux revenus les plus modestes doivent renoncer au centre ville ou opter pour la colocation.

Ce schéma est amplifié par la structure traditionnelle.... »

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