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exposé sur l'évolution des systèmes politiques

Publié le 13/03/2025

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« Axe : La démocratie athénienne, la République romaine et un exemple européen de monarchie parlementaire Problématique : Comment évoluent la démocratie et la république en Europe au cours de l’histoire ? On se concentrera alors sur 3 modèles distinctes qui illustrent bien cette évolution politique : I/ La démocratie directe athénienne a) Le contexte historique et les fondements de la démocratie athénienne Tout d’abord, en Grèce des cités-Etats émergent à partir du VIIIème avant J-C.

Il s’agit de villes indépendantes qui gouvernent chacune un territoire environnant avec ses propres institutions politiques, lois, armées (ex : Athènes, Sparte, Corinthe …). C’est dans ce contexte que la notion de démocratie apparait en Grèce et plus précisément à Athènes pendant la période où justement les cités-Etats connaissent un développement fulgurant.

Le terme démocratie vient donc du grec démos qui signifie « peuple » et kratos qui signifie « pouvoir ».

Littéralement cela signifie « pouvoir du peuple », il s’agit donc d’un gouvernement où le pouvoir appartient à tous les citoyens.

Cette démocratie est le résultat d’un long processus qui débute au début du VIème siècle avant J-C.

Il faut savoir qu’avant de devenir une démocratie Athènes est d’abord une oligarchie c’est-à-dire que le pouvoir appartient à un petit groupe d’aristocrates riches qui gouvernent.

A cette époque, certains artisans s’enrichissent grâce au développement du commerce méditerranéen, pendant que les paysans s’appauvrissent de plus en plus, étouffés par les aristocrates.

Ils deviennent ainsi de plus en plus endettés et doivent rembourser leurs dettes en devenant esclave des riches.

Dans ce contexte de crise économique et sociale, des tensions s’élèvent entre les classes sociales et les athéniens remettent en cause l’oligarchie en place et réclament plus d’égalité politique.

La démocratie athénienne se développe alors progressivement.

D’abord Solon, un haut dirigeant politique joue un rôle primordial dans la construction de ce régime, puisqu’en -594, il abolit l’esclavage pour dettes. Ensuite, Clisthène en -507 va plus loin et décrète que tous les citoyens sont égaux face à la loi et disposent des mêmes droits et devoirs.

La démocratie athénienne est donc définitivement née. b) Le fonctionnement et les institutions de la démocratie directe athénienne La démocratie athénienne repose sur le principe de participation directe des citoyens aux décisions politiques sans intermédiaire, ainsi que le principe d’isonomie, qui signifie que tous les citoyens sont égaux devant la loi (même droits et mêmes devoirs comme par ex : impôts).

Pour être un citoyen athénien il faut être une personne majeure (18 ans), de sexe masculin, habitant sur le territoire athénien, il faut avoir des parents athéniens et avoir effectué un service militaire de deux ans appelé l’éphébie.

Tous les citoyens ont le droit de participer aux différentes institutions de la cité.

On retrouve d’abord l’Ecclésia qui représente l’assemblée des citoyens.

Tous les citoyens peuvent y participer c’est-à-dire environ 40 000 personnes même si seulement 5 à 6000 y participent régulièrement.

L’Ecclésia se réunit trois ou quatre fois par mois sur la colline de la Pnyx pour voter les lois, décider de la guerre ou de la paix ainsi que pour voter l'ostracisme (exclusion de tout citoyen contrevenant aux règles démocratiques).

Chaque citoyen a le droit d’y débattre et de proposer une loi. Il y a ensuite la Boulè qui est un conseil populaire composé de 500 citoyens tirés au sort pour une durée d’un an.

La Boulè examine les propositions de lois, les prépare et donne son accord pour leur vote.

Les magistrats sont environ 600, certains sont tirés au sort d’autres élus par l’ecclésia pour une durée d’un an.

Ils font exécuter les décisions.

Parmi ces magistrats, 10 stratèges sont aussi élus et dirigent les armées (ils ont le pouvoir militaire).

On retrouve enfin l'Héliée, un tribunal de 6 000 juges tirés au sort, qui sont chargés de rendre la justice.

Enfin, pour que les plus pauvres puissent participer à la vie politique, l’homme politique Périclès décide de faire verser une petite somme d'argent, le misthos, aux citoyens qui participent aux institutions politiques. c) Les limites de cette démocratie Athènes est une démocratie imparfaite car les citoyens représentent seulement 10% des 300 000 habitants que contient la cité.

Les femmes de citoyens qui représentent 10% de la population ne possèdent pas le statut de citoyennes, elles ne peuvent que le transmettre à leur fils.

Elles n’ont aucun droit politique, elles sont soumises à l’autorité masculine et leur rôle est principalement domestique.

Les étrangers que l’on appelle métèques (18% de la population) sont aussi exclu du droit à la citoyenneté. Ils peuvent travailler, faire des affaires mais pas participer à la vie politique.

Enfin, les esclaves ne peuvent pas être citoyens puisqu’ils ne sont même pas libres.

Même s’il y a une égalité citoyenne, il n’y a aucune égalité sociale, au contraire il y a de grandes inégalités.

Par ailleurs l’égalité citoyenne n’est même pas réellement respectée puisque la vie politique est dominée par les plus riches et les orateurs (personnes éloquentes qui savent parler en public et convaincre) qui obtiennent le plus de votes pour accéder aux magistratures et qui sont souvent élus plusieurs fois car ils arrivent à influencer l’assemblée en leur faveur.

Par exemple Périclès, un fin stratège et un bon orateur a été élu 10 fois.

De plus les plus pauvres mêmes s’ils étaient indemnisés par le misthos, ils avaient moins de temps pour s’investir pleinement dans les institutions puisqu’ils devaient travailler. II/ La république romaine : un modèle oligarchique représentatif a) La mise en place de la république romaine et son organisation Pendant la même période que la démocratie athénienne, au VIème siècle avant J-C se développe aussi un autre système politique avec un rayonnement tout aussi important : La république Romaine.

Le mot « république » vient d’ailleurs du latin res publica qui signifie «la chose publique », c’est-à-dire que le pouvoir est une affaire collective dont l’objectif est de servir l’intérêt général.

En effet, Rome qui à l’origine est une cité modeste fondée en 753 avant J-C et soumise à un régime monarchique devient une République en –509 lorsque le roi étrusque Tarquin le Superbe est chassé du pouvoir par les romains.

Les institutions de cette république sont alors progressivement mises en place pendant que Rome étend sa domination dans toute l’Italie.

On retrouve principalement 3 grandes institutions : tout d’abord les comices qui sont les assemblées des citoyens qui votent les lois, la guerre et la paix et qui élisent les magistrats.

Ensuite les magistrats administrent la république et proposent les lois aux comices.

Il y a plusieurs niveaux de magistrats qui ont chacun des rôles différents.

Ils doivent suivre ce qu’on appelle la carrière des honneurs.

C’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas accéder à une fonction sans avoir exercer la précédente.

Les principaux magistrats sont les consuls qui dirigent le gouvernement et l’armée.

Enfin, il y a le Sénat, c’est une assemblée composée d’anciens magistrats issus des familles riches qui siègent à vie.

L’ensemble de ces institutions se regroupent sur le forum donc la place publique située à Rome.

Ils dirigent les politiques extérieures, contrôlent les dépenses de l’Etat et donnent des avis aux magistrats.

La république romaine est en fait une sorte de synthèse de trois formes politiques.

On retrouve des mécanismes monarchiques avec des consuls qui exercent un commandement proche d’un pouvoir royal, des mécanismes aussi oligarchiques puisque le Sénat est composé d’une élite aristocratique qui est privilégiée et qui a plus de pouvoirs que les simples citoyens, et enfin des mécanismes démocratiques avec une participation de tous les citoyens dans le vote et les décisions b) Un système politique inégalitaire Tout d’abord il est Au sein même des citoyens, il existe d’importantes inégalités.

Ils sont divisés en deux catégories : Les plébéiens qui constituent la majorité de la population (artisans, paysans…) et les patriciens sont issus de vieilles familles aristocratiques plus riches.

Les patriciens soutiennent le système oligarchique sur lequel repose en grande partie la république romaine, ce qui leur confère l’avantage de régner sur les hautes sphères du pouvoir.

En effet, au départ les patriciens étaient les seuls à avoir accès aux magistratures importantes tandis que les plébéiens étaient exclus des institutions dirigeantes.

Cette inégalité a donc entraîné une révolte de la part des plébéiens qui aboutit en -449 à la rédaction de la loi des Douze Tables qui affaiblit la domination des patriciens et renforce le rôle des tribuns de la plèbe qui sont des magistrats élus par les plébéiens.

Ces tribuns ont désormais le droit de bloquer les décisions des autres magistrats.

Malgré une progression, les inégalités entre les citoyens persistent toujours puisque les plus.... »

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