En quoi la société contribue-t-elle à la déviance des tueurs en série ?
Publié le 11/04/2024
Extrait du document
«
La déviance est une notion de sociologie désignant des comportements non conformes aux normes sociales.
Dans les sphères
normatives de la société, la déviance peut être punie par la loi, par des sanctions sociales ( le contrôle social informel), ou vue
comme un trouble psychologique ou comportemental.
Il existe plusieurs types de déviance comme la délinquance qui est une
infraction commise qui entraine une sanction juridique, la variance qui est un simple écart aux habitudes qui ne sera pas
sanctionné mais qualifié « d'excentrique » ou « d'original » donc le résultat d'une norme un peu bousculée mais non répressible
socialement.
Ou encore la marginalité qui est un écart aux normes sociales ne nécessitant pas de sanction juridique mais
entrainant souvent une stigmatisation.
Ces différents degrés de déviance peuvent entraîner des conséquences différentes.
Les crimes effectués par des tueurs en série peuvent être associé à des comportements déviants.
Tout d'abord un tueur en série, selon la définition du FBI, peut être définit comme un individu ayant commis plus de 3 crimes
dans une intervalle de temps de plusieurs jours à plusieurs années.
Malgré leur finalité commune qui est le meurtre, les tueurs
ont parfois des objectifs différents et des modes d'actions divergents, ce qui accentue l'énigme de leurs comportements ;
soulager des pulsions, envies de vengeances etc.
Ainsi nous pouvons nous demander comment certaines déviances peuvent-elles amener un individu à devenir un tueur en série.
Tout d'abord, nous allons étudier les différents source et théories sur la déviance puis nous montrerons des exemples plus
concrets liés aux tueurs en séries.
PARTIE 1 Le sources de la déviance
Pour commencer les explications de la déviance sont nombreuses.
Pour E.
Durkheim, les comportements déviants sont le reflet d'une situation d'anomie.
Ce terme désigne une perte des repères
sociaux, du fait d'un relâchement des normes et des valeurs ou de l'absence d'instance de régulation.
C'est ainsi que pour
Durkheim, les suicides sont une forme de déviance, qui toucherait plus particulièrement les individus peu socialisés ou mal
intégrés.
La déviance peut aussi témoigner d'un conflit entre but et moyen lorsque, par exemple, l'attitude conformiste ne permet pas
d'accéder à un minimum de reconnaissance sociale.
Certains utilisent alors des moyens non conformes comme le vol, pour
accéder aux valeurs privilégiées de la société comme le matérialisme.
Dans ce cadre là, il ne faut pas négliger le calcul
d'opportunité vis-à-vis du crime par exemple les plus défavorisés n'ont pas grand chose à perdre.
De plus on constate que dans de nombreux cas les tueurs en séries mais aussi les individus dévient ont des traumatismes qui
provienne de l'enfance.
Par exemple les enfants, livrés à eux-mêmes, apprennent à se débrouiller seuls, mais de la mauvaise façon.
On définit ces jeunes
comme étant des délinquants.
La délinquance juvénile peut se définir comme étant un comportement illégal venant d'un enfant
ou d'un adolescent ayant commis une infraction à la loi ou à un règlement établi.
La délinquance juvénile est souvent due aux
troubles de l'adolescence (changements physiques et psychologiques d'un individu arrivant à la puberté), aux problèmes
familiaux (enfants livrés à eux mêmes, familles instables), à l'insertion sociale (l'échec scolaire ou la mise à l'écart de l'enfant par
le reste des individus) ou encore au groupe d'amis qui a une influence particulière sur l'adolescent.
Mais il n'y a pas de «
criminels nés » comme le prétendaient certaines personnes tels que l'inventeur de l'anthropologie criminelle au XIXème siècle,
Cesare Lumbroso.
Un criminel se définit avant tout par ses actes : c'est la perspective actionniste.....
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