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Empirisme / Berkeley

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Le philosophe, théologien et évêque irlandais George Berkeley (1683-1733) développe sa théorie de l'immatérialisme sur la base d'une discussion des théories de Descartes, Malebranche et Locke. Berkeley part de la présupposition lockienne selon laquelle seules les idées (représentations) peuvent être les objets immédiats de la conscience Il existe pour lui deux classes d'idées :
— Les idées, issues de l'imagination du sujet, qui se laissent transformer à volonté.
- Les idées qui ne peuvent être produites volontairement par le sujet mais résultent des perceptions sensibles reçues de l'extérieur.
On suppose habituellement que l'origine de cette seconde classe réside dans les choses matérielles du monde extérieur. Berkeley se dresse contre ce « matérialisme » et cherche à montrer qu'il est inutile de supposer des choses matérielles derrière les idées, et que l'être des objets n'est rien d'autre que l'être-perçu sensible.
« Je dis que la table sur laquelle j'écris existe, c'est-à-dire que je la vois et la touche ; et si je n'étais pas dans mon bureau je dirais que cette table existe, ce par quoi j'entendrais que, si j'étais dans mon bureau, je pourrais la percevoir ; ou bien, que quelque autre esprit la perçoit actuellement. [...] L'esse de ces choses-là est leur percipi (être perçu) ; et il n'est pas possible qu'elles aient une existence quelconque en dehors des esprits ou des choses pensantes qui les perçoivent » La thèse fondamentale de Berkeley est donc :
esse est percipi aut percipere (l'être des objets est d'être perçu, celui des sujets, de percevoir). Seuls existent les idées et l'esprit, car le concept de matière est une fiction de langage, qui recouvre en raccourci des sensations diverses que nous regroupons et que par commodité nous appelons indûment matière. ll convient de rappeler que dans l'empirisme les idées correspondent à la seule chose réelle qui soit : les sensations ou impressions sensibles. Ce qui nous maintient, malgré tout, avec le « monde extérieur ». L'esprit est distinct des idées en tant qu'elles le perçoivent, c.-à-d. de ce en quoi elles existent, et son activité consiste dans le vouloir, l'imagination, le souvenir et la saisie de relations en rapport avec des idées.

Extrait texte du document: « Le philosophe, dl6ologicn et tvêque irlandais George Bertdey (1685-1753) développe sa tlmie del' immallrial~ sur la~ d'wie discussion des lbéaies de l:lEscAR'rFs, MAliBRANCHE et loC1œ. BERIŒLEY part de la présupposition lockienne selon laquelle seules les idées (rq,résmtatioos) peuvent Sire les objets immédiats de 1a conscience. D existe pour lui deux cwses d'ld&s : -Les idées, issues de l'imaginalion du sujet, qui se la.isseor rransfonner à voloim. -Les idées qui ne peuvent être produites volon­ tairement par le sujet mais résultent des percq,­ lions sensibles reçues de l'extérieur. On suppose habituellement que 1 'origine de cette seconde classe Iéside dans les choses matérielles du monde extérieur. BERKELEY se dresse contre ce « matérialisme • et cherche à montrer qu'il est inutile de supposer des choses matérielles derrière les idées, et que l'être des objets n'est rien d'autre que l'i"e-perçu sensible. « Je dis que la table sur laquelle j'6cris existe, c'est-à-dire que je la vois et la touche; et si je n'étais pas dam moo bweau je dirais que cette table existe, ce par quoi j • entendrais que, si j'étais dans moo bureau. je poumis la percevoir : ou bien, que quelque autre esprit la perçoit actuelle­ ment. (._) L'esse de ces choses-là est leur percipi [être peavu) ; et il n'est pas pœsible qu • elles aieot wie existaice quek:ooque en dehors des esprits ou des choses pe:Mantes qui les perçoiveoL • La thèse fondamentale de Bl:lUCEI.EY est donc : esse est percipi aUl percipere (l'être des objets est d'être perçu , celui des su;.cts. de percevoir). Seuls existent les ld&s et l'espril, car le concept de matière est une fiction de langage, qui recouvre en nœourci des se.nsatioos diverses que nous regrou­ pons et que par ~ llOOS appelons ÎndÛ · ment matière. li convient de rappeler que dans l'empirisme les idées coo:espondent à la seule chose réelle qui soit : les sensations ou impres­ sions sensibles. Ce qui nous maintient, malgré IOUt, avec le« monde extérieur"· L'esprit est dis­ tinct des idées en tant qu'elles le perçoivent, c.-à­ d. de ce en quoi elles existent, et son activité consiste dans le vouloir, l'imagination, le souvenir et la saisie de relations en rapport avec des idées. L'origine de l'ama-, cpii camte à croire que la matière existe, réside pour BEIUŒI.EY dans la suppo­ sition elle-même erronée de 1 'existence d'idées abs­ traites . D affinne au contraire qu'il est impossible de liqll'éseorer wie idée sans détcmûnations concrètes. Il n'y a pas d'idée du mouvement sans en même temps quelque chose de rapide ou de lent, pas d'idée d'étendue sans couleur, grandeur, c.-11-...»

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