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culture du viol

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Extrait texte du document: «A. les ressorts de la culture du viol « La culture du viol est l’ensemble des idées reçues sur les violences sexuelles, les violeurs et les victimes, et qui se transmettent de génération en génération, évoluant avec le temps et s’imprégnant dans toute la société. », ainsi s’exprimait Valérie Rey-Robert, auteure de « La culture du viol à la française » . De cette définition, on peut constater que les ressorts de la culture du viol sont bien dans la société. Ils fonctionnent comme un système organisant le déni et la mise en cause de la victime que des expressions telles « et ce n’était pas un viol », « et si la victime n’en était pas une ? » qui sont souvent « Attitudes et croyances généralement fausses, mais répandues et persistantes, permettant de nier et de justifier l’agression sexuelle masculine contre les femmes » mais c’est valable pour toutes les victimes : femmes et hommes, adultes et enfant. On peut regrouper ces attitudes et croyances en trois catégories. - Des idées reçues qui promeuvent la thèse selon laquelle les femmes accusent souvent les hommes à tort de viol, « Il ne s’est rien produit » - « Elle était en fait consentante, elle l’a voulu ou elle a aimé ça » ; il s’est bien passé quelque chose mais ce n’est pas de la violence sexuelle. C’est de la sexualité consentie. Cela participe des idées préconçues et perverses selon lesquelles : une femme qui dit non, pense oui ; que la violence est sexuellement excitante pour les femmes ; que la victime aurait pu et su résister si elle n’était pas consentante. - « Elle l’a bien mérité, elle est responsable de ce qui s’est passé » : ce sont des idées reçues du genre « Elle était habillée de manière trop sexy » ou « Elle marchait seule la nuit », et c’est elle qui a provoqué la violence qui s’est abattue sur elle, violence qu’elle aurait pu éviter si elle s’était protégée. On constate que la culture du viol est d’autant ancrée dans la société que le plus souvent le projecteur est braqué avant tout sur les victimes au lieu de l’être sur les agresseurs. Les formes d’organisation des sociétés y participent largement. Au Sénégal, ou les ressorts culturels sont basés sur la domination masculine avec une idéologie patriarcale qui trouve ses fondements dans l’interprétation des coutumes et des religions révélées au sein desquelles les rôles et les statuts de la femme sont supposés inférieurs à ceux des hommes. Dans ce sillage, on semble normaliser le viol qui légitime la domination masculine. Les ressorts de la culture du viol sont aussi expliqués par le fait que le violeur, c’est toujours l’autre ; ce malade mental, cet alcoolique, cet individu, sans éducation et peu « civilisé ». Pourtant des statistiques ont montrées que le violeur, dans 90% des cas, c’est le père, le frère, l’oncle, bref l’individu le plus proche de nous et qui est censé protégé. Les ressorts culturels du « SUTURA » sont tellement vivaces dans la société sénégalaise que ces viols qui participent de relations incestueuses ne sont jamais, ni dénoncées, ni punies. C’est dire que nous sommes dans univers ou la grande majorité des victimes des violences sexuelles, n’ont jamais été ni protégées, ni reconnues, le peu de victimes qui révèlent ce...»

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