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Cosima Wagner

Publié le 16/05/2020

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« Cosima Wagner1837-1930 Des trois enfants qu'eut Liszt de sa liaison avec Mme d'Agoult, seule Cosima vécut assez pour remplir la brillantedestinée prévoir et l'hérédité et les ambitions paternelles.

Ce fut elle, en effet, qui (autant que faire se pouvait)apporta bonheur et calme à Wagner, l'“ homme sans paix et sans joie ” et vestale obstinée, fut 47 ans la prêtressede Bayreuth. Elle naquit sur les bords du lac de Côme le 24 décembre 1837.

D'où son nom.

Lorsque la mésentente s'établitdéfinitivement entre ses parents, ce fut à Paris qu'elle fut élevée avec ses frère et sœur par leur grand-mèred'abord, puis par la gouvernante sévère que leur imposa la vigilance paternelle.

En 1855 Liszt, craignant de plus enplus l'influence de Mme d'Agoult sur ses filles, les envoya à Berlin chez la mère d'un de ses plus brillants élèves, Hansde Bülow.

Ce dernier s'éprit très vite de Cosima et le mariage eut lieu le 18 août 1857 à Berlin. Ce n'était sans doute, dans la vie de Cosima, qu'une préface à son destin d'inspiratrice.

Si, physiquement elleressemblait beaucoup à son père (même magnifique regard, même visage allongé qui la faisait surnommer en famille “la Cigogne ”), elle tenait de sa mère une cérébralité très accusée et, animatrice avant tout, elle voulut pousser sonmari à produire.

Mais, homme d'un talent réel, le génie manquait à l'excellent Bülow. Le grand lyrique dont parlait toute l'Europe pour l'admirer ou le haïr, ce Wagner l'“ Enchanteur ”, ce “ surhomme ”selon Nietzsche, celui dont le seul regard l'avait fait fondre en larmes dès que Cosima l'avait entrevu à Zürich lors deson voyage de noces : voilà l'être qui avait besoin d'elle pour achever son œuvre gigantesque, voilà celui auquel elleallait donner sa vie, lui sacrifiant jusqu'à la pitié qu'elle devait éprouver pour le mari abandonné à sa solitude. Après plusieurs années partagées entre Berlin et de nombreux séjours auprès du Maître qui réclamait la présence desBülow à la fois pour se servir du talent d'Hans et jouir de l'ivresse d'une passion réciproque, Cosima finit par allerdéfinitivement s'installer à Tribschen en 1868, dans la maison qu'ils avaient ensemble choisie.

Depuis qu'elleconnaissait le musicien, elle avait assisté à la genèse de Tristan (inspiré toutefois par Mathilde Wesedonck), à celledes Maîtres Chanteurs.

Mais c'était maintenant l'époque où, dans une exaltation croissante, se nouait l'“ Anneau ”des Nibelungen.

La naissance d'un fils tant désiré, le 6 juin 1869, marqua l'apogée de l'épisode Siegfried.

Ce fut cenom que, triomphalement, les parents donnèrent à l'enfant et le délicieux Siegfried-Idyll, tiré du thème de la Paix del'opéra, fut joué pour la première fois le 24 décembre à Tribschen, pour l'anniversaire de Cosima et en hommage àson rôle d'Egérie. La femme de Wagner, Minna, était morte en 1866 Le divorce d'avec Bûlow prononcé le 18 juin 1870, le 25 août de lamême année Wagner épousait Cosima.

Le Crépuscule des Dieux s'amorce ; Bayreuth s'éveille à son destinwagnérien.

Entre 1870 et 1876, c'est une fièvre de construction : le Festspielhaus et la villa Wahnfried qui vadorénavant abriter la famille, s'édifient dans la ferveur d'un culte naissant.

Puis c'est la période italienne qui va voirle couple partager sa vie entre les brumes du Ring bayreuthien et les lumières méridionales.

De Naples à Palerme et àVenise, ils vont errer, cependant que s'élabore lentement le grand drame auquel Wagner attache tant d'importance :Parsifal.

C'est enfin dans la Ville des Doges, au Palais Vendramin, qu'il meurt, le 13 février 1883 Après avoir coupé ses magnifiques cheveux, Cosima les dépose pieusement sur la poitrine de son mari.

Et c'est une “morte vivante ” qui accompagne jusqu'à Bayreuth les restes de celui qu'elle pleurera toute sa vie.

Du moins, parl'énergie avec laquelle elle sera l'âme de l'œuvre entreprise, par l'intelligence de son action fidèle continuée par sesdescendants avec tant d'amour, put-elle se rendre ce témoignage, en mourant le 31 mars 1930 dans sa 93e année,qu'elle avait tout fait pour remplir la destinée exceptionnelle à laquelle elle s'était sentie appelée.. »

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