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contrepoint.

Publié le 07/12/2021

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contrepoint. n.m., discipline musicale qui a pour objet la superposition de plusieurs lignes
mélodiques et les différentes règles qui régissent leurs relations. Le mot « contrepoint «
provient de l'expression latine punctum contra punctum, qui qualifie une écriture « note contre
note «, le punctum (« point «) étant le nom d'une valeur de note au Moyen Âge. Le
contrepoint étudie en priorité l'aspect horizontal de la musique, par opposition à la nature plus
verticale de l'harmonie. Ces deux notions sont d'ailleurs complémentaires et
interdépendantes, dès qu'on a plusieurs instruments jouant ensemble. Mais, lorsque l'un de
ces deux aspects est prépondérant, on parle de musique contrapuntique ou de musique
harmonique.

Histoire.
Les premières traces écrites de contrepoint à deux voix, fondé sur les consonances de
quartes, quintes et octaves, datent du XIe siècle. L'école de Notre-Dame (Léonin, Pérotin)
développa vers le XIIIe siècle l'organum, écrit à deux ou trois voix à partir d'un cantus
firmus. Avec l'ars nova, les progrès de la notation mélodique et rythmique (Philippe de
Vitry) permirent une plus grande différenciation des voix. À partir du XIVe siècle, le principe
de l'imitation commença à être utilisé, ainsi que le canon (messes, motets et chansons de
Guillaume de Machaut, Guillaume Dufay, Josquin Des Prés, Johannes Ockeghem). Le
XVIe siècle marqua l'apogée de la polyphonie et du contrepoint (Thomas Tallis écrivit un
motet à quarante voix différentes et indépendantes !), mais l'abus de certaines formules
scolastiques enlevait toute intelligibilité au texte. L'apparition de la tonalité, avec le
phénomène d'attraction de la sensible et des dissonances, qui créa des obligations
verticales, détruisit le contrepoint purement linéaire. Cependant, Bach arriva à équilibrer et
à maîtriser les deux aspects du contrepoint et de l'harmonie d'une façon magistrale. Après
Bach, on assista à une disparition quasi complète de l'écriture contrapuntique, à quelques
exceptions près (tel Mozart, avec le final de la symphonie Jupiter). La musique des
époques classique et romantique adopta une écriture de plus en plus harmonique, où le
contrepoint n'avait que peu de place. Certes, quelques auteurs composaient encore des
fugues (comme Beethoven, avec les Sonates pour piano opus 106 et opus 110, le Quatuor
opus 134), mais leur écriture tenait difficilement dans le cadre trop rigide de la tonalité, et
leur style était de plus en plus libre. Malgré quelques tentatives de certains auteurs (Liszt,
Brahms, Reger), l'emploi du contrepoint resta épisodique. Il fallut attendre l'école de
Vienne, au XXe siècle, pour essayer de codifier à nouveau une écriture contrapuntique plus
stricte.
L'enseignement du contrepoint a commencé à peu près à l'époque de l'abandon de son
utilisation dans les oeuvres (XVIIIe s iècle). Considéré comme « langue morte «, et utile
uniquement dans un but didactique, il est enseigné à tous les étudiants en composition. Il

consiste à déduire d'un c antus firmus e n valeurs longues et régulières divers types de
contrepoints mélodiques, de deux à huit voix. Dans le contrepoint renversable, chaque voix
peut être intervertie et servir, sans être modifiée, de basse, de mélodie ou de partie
intermédiaire. L'écriture du motet, du choral et de la variation est aussi étudiée.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Ars antiqua
Bach Johann Sebastian (ou Jean-Sébastien)
baroque - Musique - L'évolution de la musique baroque
déchant
Dufay Guillaume
fugue
harmonie
imitation
Josquin Des Prés
Léonin
mélodie
Mozart Wolfgang Amadeus
Ockeghem Johannes
Pérotin
tonalité
Vitry (Philippe de)
Les livres
contrepoint, page 1243, volume 3
fugue, page 2077, volume 4

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