Commentaire planétarium
Publié le 25/11/2020
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«
Chloé DOUCET, Le Planétarium p.
20-31 (texte 6)
Parmi les écrivains du Nouveau Roman, un mouvement littéraire voulant
renouveler le genre romanesque, notamment en diminuant l’importance de l’intrigue
et des personnages, on retrouve Nathalie Sarraute, femme de lettres française
d’origine russe.
Son roman Le Planétarium , publié en 1959 est une description du
comportement humain en société, à travers la famille des Guimier, notamment dans
leur désir de changer d’appartement.
Le passage étudié se trouve à une dizaine de
pages du début de l’œuvre, il s’agit du début du deuxième chapitre.
Alors que le
chapitre précédent se concentrait sur les impressions d’une vieille femme sur sa
nouvelle porte, le lecteur apprend dans ce passage qu’il s’agit de la tante de l’un des
personnages par le biais d’une discussion sur la scène racontée précédemment lors
d’un après-midi en société.
Cela permet d’avoir d’une part la scène du point de vue
de la vieille femme, puis d’autre part la scène du point de vue d’autres.
Mais la
structure de ce passage rend cependant la lecture compliquée car les personnages
ne sont alors pas encore nommés ; le lecteur est donc plongé dans un univers qui lui
est inconnu, il ne sait pas où il est, qui est présent ni quelles sont les relations entre
ces personnages alors qu’il a accès à leurs pensées.
En poursuivant le roman, le
lecteur comprend qu’il s’agit d’une discussion entre Alain et sa belle-mère, chez elle,
à propos de la tante du jeune homme, Berthe.
Si l’extrait commence par des paroles
rapportées incitant Alain à raconter les aventures de sa tante et de sa poignée de
porte, il faudra attendre cinq pages avant que le récit du jeune homme ne commence
réellement.
Ce passage est marqué par une focalisation interne variable et montre
une alternance entre paroles rapportées au discours direct et réflexions personnelles
liées à la discussion ; cela nous permet d’avoir d’une part une vision extérieure de la
scène du premier chapitre mais aussi d’accéder aux réels sentiments des
personnages qui interviennent.
Nous nous demanderons alors en quoi ce passage, à
travers une discussion moqueuse et par sa structure, est symbolique de l’ambiguïté
des Hommes en société.
Si dans un premier temps la structure de cet extrait semble
particulière, ce dernier se révèle être une véritable scène comique aux allures
théâtrales.
Enfin, cette discussion permet d’intégrer différents personnages dont les
points de vue diffèrent.
Premièrement, ce passage, d’un point de vue structurel, est déroutant mais
possède un véritable rôle symbolique.
Il est en effet marqué par l’absence d’identité
des personnages et une forte alternance des points de vue.
D’abord, ce passage est compliqué à cerner pour le lecteur qui ne sait pas, au
premier abord, qui sont les personnages présents.
En effet, aucun nom n’est cité ;
les personnages s’interpellent et s’expriment à l’aide de pronoms, comme « vous »
(p.
20), « il » (p.
20), « elle » (p.
21), « lui » (p.
23) ou « l’ » (p.
23).
Pour connaître
l’identité de ces derniers, il faut connaître l’œuvre ; en effet, il s’agit en réalité d’une
conversation entre Alain et ses beaux-parents.
Ainsi, certains indices permettent de
deviner leur identité, qui reste malgré tout assez floue : « les histoires de sa tante »
(p.
20), « Gisèle dormait » (p.
25) ou « C’était ma tante » (p.
25) sur Alain et « depuis
trente-cinq ans qu’ils sont mariés » (p.
21) sur les beaux-parents.
D’autre part, il y a
une double utilisation du tutoiement et du vouvoiement, de cette manière, le lecteur
arrive à distinguer le nombre de personnages présents ; effectivement, on retrouve
1.
»
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