Commentaire Casablanca de Michel Ecochard
Publié le 22/11/2022
Extrait du document
«
Casablanca, l’urbanisme d’une ville sous administration française
Le document étudié est un extrait de l’ouvrage de Michel Ecochard intitulé « Casablanca :
le roman d’une ville » publié en 1955.
L’extrait est plus précisément le chapitre II de l’ouvrage,
s’intitulant « A pied dans la ville ».
Michel Ecochard est un architecte, urbaniste français et archéologue né le 11 mars 1905 à Paris
et mort le 24 mai 1985 dans le même ville.
Il occupe progressivement di érents postes dans de nombreux pays et est chargé de missions
importantes.
Au Maroc, il occupe le poste de directeur du Service de l’Urbanisme de 1947 à
1953.
C’est là, avec son équipe d’architectes, ingénieurs et urbanistes qu’il est chargé de revoir le
schéma directeur de Casablanca a n de résoudre l’extension anarchique de la ville et les
di érents problèmes qui en découlent.
Le livre ou même l’extrait du chapitre étudié plus précisément s’ouvre sur une description de
Casablanca qui s’amorce à la place de France pour se développer, de la plani cation au
développement de Casablanca, sur toute la durée du Protectorat français au Maroc.
Dès lors, il s’agira de se questionner sur le sujet, comment Michel Ecochard décrit la
plani cation et le développement de Casablanca sous le protectorat français dans cet extrait ?
Premièrement, il est indispensable d’évoquer l’importance qu’a pris la Place de France ainsi
que la place qu’occupe la Médina à Casablanca, pour par la suite évoquer la répartition, la
séparation de la population par « classes sociales » ou bien peut-on parler également de
nationalité.
I - Casablanca, sous le protectorat français, entre « ancienne ville » et un nouveau centre
européen
A - La Place de France, le « luxe » au coeur de la ville
La Place de France à Casablanca occupée une place super importante sous le protectorat
français, on peut la quali er de « centre ».
D’autant plus qu’avec l’arrivée du colonialisme français,
Casablanca a été choisie pour être la capitale économique du pays.
Le texte con rme ceci :
- L1 et L2 : ces citations montrent l’importante de cette place.
« Par fer, par terre, par eau ou pas air, on arrive toujours Place de France »
« Tout aboutit Place de France »
- L6 à 9 : citation qui montre le côté facilement accessible aux services ainsi que le côté luxueux,
tout ça concentré sur un espace à proximité de la Place de France.
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« Là, les grands cafés, les hôtels, les banques, le centre des a aires, la èvre des bureaux
d’Import-Export, la cote des valeurs, les magasins luxueux.
Là, les dernières collections de Paris,
les derniers frigidaires.
Les dernières radios, mais aussi les revendeurs de cigarettes et de
chewing-gum, les cireurs, les marchands de glace.
»
- L25 à 26 : il est encore une fois précisé dans cette situation l’importante de la Place de France
de part notamment « les a aires », mais en plus la Place Administrative également occupé et
crée de part le protectorat français.
« Si la Place de France, noeud de la ville, est le centre d’où rayonne toute l’activité des a aires, la
Place Administrative, située non loin de là, représente toute la hardiesse d’une administration
forte et nouvelle.
»
Un tout autre monde à proximité de la Place de France, c’est la ville ancienne non loin de là, mais
di érent sur tous les points selon les propos de Michel Ecochard.
B - L’ancienne ville autrement appelée la Médina, une vision péjorative
Michel Ecochard montre une vision péjorative de la ville ancienne, il emploi des termes qui ne la
mette pas forcément en valeur, on imagine un espace délabré.
- L12 à 13
« (…) on pénètre dans la ville ancienne ou « Médina », la petite agglomération sans caractère
particulier, sans histoire, donc sans monuments »
- L20 à 23 :
« Aussi est-elle surpeuplée.
Elle n’a plus d’espaces libres, son artisanat est mort.
(…) la plupart de
ses demeures bourgeoises, partagées, sont devenues des « garnis » délabrés et sordides (…) »
- L56 à 60 : il y a ici une critique de la Médina, de part les conditions de vies ainsi que de
l’environnement.
« La Nouvelle Médina, à cheval sur la route de Marrakech, est un énorme assemblage de quartiers
mal construits, sans espaces libres, sans arbres, sans fraîcheur.
Les maisons, collées les unes
aux autres, ne dépassent pas deux ou trois étages et paraissent toujours inachevées.
Leurs
façades, avec les cadres de fenêtres qu’il fallait obligatoirement ouvrir sur la rue, mais que
l’occupant musulman a fait systématiquement....
»
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