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Colon et Clitandre - La Bruyère

Publié le 23/04/2023

Extrait du document

« Comme l'adjectif « seuls » montrant que les deux personnages seraient importants, essentiels, indispensables au bon fonctionnement de 1'État : « chargés des détails de tout l'État ».

Idem, l'adjectif « tout » montrerait que les deux sont très importants, que tout repose sur eux.

Seulement, ils s'occupent de « détails » ce qui d'emblée réduit la portée de leurs actes. Arrive ici un premier partage.

Les deux hommes ne L'un a du moins les affaires de terre, et ľ'autre se distinguaient que par les noms mais désormais, on en apprend plus avec le parallélisme de construction « l'un a >;« et l'autre ».

C'est comme si les deux hommes se partageaient 1'ensemble de la les maritimes. terre ! Mer et terre.

Ils dirigeraient donc tout.

Jusqu'à ce stade, on croit qu' on a affaire à deux personnages |très haut placés, essentiels. exprimerait Nouvelle question rhétorique, nouvel emploi du pourrait les représenter conditionnel qui montre qu'il est très dif cile de l'inquiéude, la curiosité, l'empressement, saisir la personnalité de ces deux hommes Qui 1'activité, saurait peindre le mouvement.

On ne«oui pourrait les représenter».

Pourquoi est-ce si les a jamais vus assis, jamais qui même les a vus marcher?. xes et arretés : dif cile de les « peindre » ? Car ils bougent tout le temps ! D'habitude on fait le portrait de personnes qui ne bougent pas, or, avec eux, impossible ! Ces deux hommes seraient donc des sortes de symboles vivants (d'allégories?) du mouvement: « saurait peindre le mouvement.

Le texte multiplie les antithèses : « jamais xes et arrêtés » va: s'opposer à la mise en place du champ lexical de la vitesse et du mouvement avec : empressement, activité, mouvement, jamais xes, marcher, courir, en courant, viennent, vont, passent,repassent, course précipitée, précèdent, se lancent, passage, précipités... On peut aussi voir une hyperbole et un crescendo avec « qui même les a vus marcher ?» Cette dernière précision déclenche véritablement la satire. On les voit courir, parler en courant, et vous On a maintenant la réponse à la questionprécédente. Le portrait tourne au ridicule.

En effet, les deux interroger sans attendre de rééponse. hommes multiplient les actions simultanées avec 1'importance des verbes à 1 2 l'in nitif: Created with Scanner Pro fi « courir, parler Cimon est un stratège grec d'Athènes au Vème siècle avant J.C. Clitandre est le nom d'une pièce de Corneille datant de 1630 où le personnage est le favori du Prince.

C'est aussi un nom que l'on retrouve chez Molière, dans Les Femmes savantes en 1672. . fi fi conditionnel. pour Arrias, on va encore être dans le registre de |1'illusion avec des personnages quí simulent, « font croire » aux autres mais ne sont pas vraiment ce qu'ils apparaissent être.

On retrouve à deux reprises fi fi « on » et du verbe « croire » au fi fi Ne croirait-on pas de Cimon' et de ClitandreDouble portrait avec mention des noms des deux qu'ils sont seuls chargés des détails de tout personnages.

C'est un duo pas même T'Etat, et que seuls aussi ils en doivent complémentaire, ils sont identiques.

Le texte Commence par une interro-négation qui a pour but répondre ? d'interpeller le lecteur, avec l'emploi de l'indé ni en courant, interroger sans attendre ».

C'est ici que l'on voit que leur empressement n'est pas sérieux, qu'ils « brassent de l'air ».

En effet, ils interrogent mais se moquent de ce qui est répondu « sans attendre de réponse ».

La caricature se renforce alors avec plusieurs tournures négatives: « ne viennent IIs ne viennent d'aucun endroit, ils ne vont nuea'aucun endroit, ne vont nulle part ».

On comprend part : ils passent et ils repassent. qu'on a affaire à des girouettes, des agités qui ne font rien de précis, rien d'ef cace : « ils passent et |repassent ».

Les propositions sont courtes, La Bruyère emploie la juxtaposition pour montrer cette accumulation de déplacements anodins..... »

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