Christian Boltanskiné en 1944Artiste français.
Publié le 22/05/2020
Extrait du document
«
Christian Boltanski
né en 1944
Artiste français.
Autodidacte, il renonce très tôt à sa pratique initiale de la peinture
— inspirée par les illustrations des livres d'école — pour reconstituer, entre 1969 et 1971,
des moments de son enfance, par des photographies où il joue son propre rôle et par la
fabrication d'objets en plastiline, évoquant jouets et vêtements.
Parallèlement, il publie des
opuscules, dont la Reconstitution d'un accident qui ne m'est pas encore arrivé et où j'ai trouvé la
mort (1969).
En 1971, il se définit comme “ un peintre d'avant-garde ” qui “ présente des
reliques impersonnelles dans de grandes expositions internationales.
Il les appelle ses
travaux.
Il pense encore à son enfance ”, ce que confirment ces morceaux de sucre taillés et
les saynètes comiques où il se photographie devant des décors grossièrement peints.
Mais
c'est aussi parce que “ toutes les enfances ressemblent à la sienne ” que, en plus de son
passé rejoué, il s'intéresse à celui des autres, photographiant les 62 Membres du Club
Mickey en 1955 et exposant les Habits de François C.
à la Biennale de Venise.
En 1973, il
propose à soixante-deux conservateurs de musée d'exposer la totalité des Objets ayant
appartenu à une personne : six inventaires sont ainsi réalisés, qui indiquent le double intérêt
de Boltanski, pour le passé anonyme et pour la contestation de l'institution muséale.
À
partir de 1974, il pratique la photographie, prenant pour modèle la photo d'amateur et ses
conventions sur le “ beau ”, le “ joli ”, le “ touchant ”.
Aux séries Images modèles (1975),
Images stimuli ou Compositions fleuries (1976) succèdent des ensembles plus métaphoriques,
comme les Compositions féeriques (1979) ou les Pantins (1981), qui réaffirment un goût pour
la fabrication de figurines fragiles, bricolées de fil de fer et de cartons colorés, également
utilisées pour des projections d'ombres où ressurgit un émerveillement enfantin, un sens
du féerique obtenu par des moyens dérisoires.
En opérant la synthèse de ses
préoccupations, Boltanski conçoit alors ses Ombres et Monuments (1986) : présentés dans
des cadres grillagés et éclairés par de faibles lampes qui en empêchent la vision complète,
des retirages flous de visages d'enfants sont transformés en icônes, en même temps qu'ils
participent d'un inventaire au sinistre arrière-goût.
Des boîtes de biscuit rouillées où
s'entassent des archives — collectives ou privées, cela n'importe plus — servent de
piédestal, d'étagère, de socle, ou se superposent en colonnes instables ( La Réserve des
Suisses morts , 1991).
Refusant l'emphase, mais non l'émotion, choisissant des matériaux
humbles, Boltanski recentre l'art contemporain et cherche à le réconcilier avec le grand
public : au plus loin de l'esthétisme formel, il s'agit de redire inlassablement la mort au
travail dès l'enfance — celle de l'artiste comme de quiconque..
»
↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓
Liens utiles
- En vingt ans, les Français sont devenus des économistes Interview de Christian Guéry
- Préparation à l’oral du baccalauréat de français Analyse linéaire n°4 - Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde, 1990 (épilogue)
- devoir 2 français cned La Leçon, d’Eugène Ionesco
- Vocabulaire français
- lecture linéaire programme 2022 Bac français