Chili 2001-2002: Îlot de stabilité
Publié le 13/09/2020
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Chili 2001-2002
Îlot de stabilité
Les élections tenues le 16 décembre 2001, pour renouveler 18 des 3
8 sièges de sénateurs élus (sur 48)
et la totalité des 120 sièges de députés, ont confirmé la
montée en puissance de la droite héritière du
«pinochétisme» et la baisse de la participation, observées d
epuis les élections parlementaires de 1997.
Pour la première fois depuis le rétablissement des élections li
bres en 1989, la Concertation (coalition de
centre gauche, au pouvoir) a obtenu moins de 50 % de suffrages (47,9 %
).
Ses 9 candidats au Sénat ont
tous été élus, mais sa majorité à la Chambre des déput
és est passée de 69 à 63 sièges.
L'Union démocrate indépendante - UDI - (+ 14 sièges) a progre
ssé aux dépens de Rénovation nationale,
sa partenaire de l'Alliance pour le Chili (- 5 sièges), mais surtou
t du Parti démocrate-chrétien - PDC,
participant à la Concertation - (- 15 sièges), auquel elle a rav
i la position de premier parti en suffrages
(25 % contre 19 %).
Sans rien renier du modèle économique néo
libéral créé sus le régime autoritaire,
l'UDI a réussi son implantation dans l'électorat populaire, constr
uite sur le discours «apolitique» et l'action
sociale promus par Joaquin Lavin, maire de Santiago Centre depuis octobr
e 2000 et candidat à l'élection
présidentielle de 2005.
Au sein de la Concertation, le PDC a pris act
e de son déclin électoral en portant à
la présidence du parti, le 26 janvier 2002, le sénateur Adolfo Zal
divar, partisan de la sortie de la coalition.
Le pôle progressiste a été conforté par le succès du PPD
(Parti pour la démocratie) auprès des électeurs
déçus par le PDC, malgré le léger déclin en voix du Parti
socialiste.
Le Parti communiste, extérieur à la
Concertation, n'a obtenu aucun siège, perdant du terrain au profit de
l'UDI (5,2 % des voix).
La nouvelle donne politique a favorisé les projets de réforme du p
résident social-démocrate Ricardo
Lagos, l'Alliance voyant désormais tous les avantages d'une attitude
plus constructive au Sénat, verrou
législatif.
L'extinction progressive de l'«affaire Pinochet», -
d'abord par la suspension «temporaire» des
poursuites pour raisons médicales, en juillet 2001, puis définitiv
e le 1er juillet 2002 -, puis le
renouvellement sans heurt de la hiérarchie de trois des quatre corps
d'armées entre juin et décembre
2001 ont permis de relancer les négociations sur la démocratisatio
n.
Fort du soutien de l'opinion publique à la poursuite des réformes
par consensus, le 27 décembre 2001, le
président Lagos a convié tous les partis à la présentation d
e son «agenda de croissance et de bien-être»
pour le reste du mandat.
Le remaniement ministériel du 7 janvier 2002
a exprimé sa volonté d'inscrire les
réformes dans la continuité du modèle libéral.
Le socialiste
José Miguel Insulza, ministre de l'Intérieur
chargé de négocier les réformes constitutionnelles, et le trè
s libéral ministre des Finances Nicolas
Eyzaguirre (PPD) ont été reconduits.
Michelle Bachelet (PS, fil
le d'un général mort en détention sous la
dictature) a pris le portefeuille de la Défense et laissé au dé
mocrate chrétien Osvaldo Artaza la conduite
de la réforme de la Santé.
Afin de limiter les effets de la crise argentine et de préserver l'im
age de sérieux du Chili, le gouvernement
Lagos a poursuivi les réformes graduelles de libéralisation en con
certation avec le patronat.
En 2001, la
croissance, bien que descendue à 2,8 %, est restée supérieure à
la moyenne de l'Amérique latine, et les
investissements directs ont augmenté de près de 50 %.
Le chômag
e demeurant élevé (officiellement 9,1
% en 2001), la faiblesse de la demande interne (- 0,7 % en 2001) a pe
rmis le maintien de l'excédent
commercial en dépit de la baisse des exportations (- 7,7 % sur les d
eux premiers mois de 2002 en
tendance annuelle) et la modération de l'inflation (3,6 % pour le q
uatrième trimestre 2001 en rythme
annuel, 2,6 % en mars 2002).
Grâce à de meilleures rentrées fi
scales, au recours au Fonds de
compensation du cuivre, à des concessions de services publics (route
s nouvelles, eau, etc.) et parfois à
des privatisations partielles, le déficit budgétaire est resté
limité à 0,3 % du PIB.
Le Chili a poursuivi en 2001 sa politique d'ententes commerciales tous a
zimuts.
Le Traité de libre-échange
entre le Chili et l'Amérique centrale (signé le 18 octobre 1999)
est entré en vigueur en février 2002.
Le
volet commercial de l'accord avec l'Union européenne (UE) a été
conclu à la mi-avril 2002, mais les
négociations avec les États-Unis, bien avancées, ont été
suspendues en mars 2002 par l'administration
Bush dans l'attente de l'approbation par le Congrès américain de l
'Autorisation de promotion du
commerce..
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