Candide, Voltaire Proposition d'un plan pour un commentaire de l'extrait sur la guerre issu du chapitre 3 de Candide de Voltaire.
Publié le 30/03/2025
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Candide, Voltaire
Proposition d'un plan pour un commentaire de l'extrait sur la guerre issu du
chapitre 3 de
Candide de Voltaire.
Rien n'etait si beau, si leste, si brillant, si bien ordonne que les deux armees.
Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une
harmonie telle qu'il n'y en eut jamais en enfer.
Les canons renverserent d'abord a
peu pres six mille hommes de chaque cote ; ensuite la mousqueterie ota du meilleur
des mondes environ neuf a dix mille coquins qui en infectaient la surface.
La
ba'ionnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers
d'hommes.
Le tout pouvait bien se monter a une trentaine de mille ames.
Candide,
qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu'il put pendant cette
boucherie hero'ique.
Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum chacun dans son
camp, ii prit le parti d'aller raisonner ailleurs des effets et des causes.
II
passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d'abord un village
voisin ; ii etait en cendres : c'etait un village abare que les Bulgares avaient
brule, selon les lois du droit public.
Ici des vieillards cribles de coups
regardaient mourir leurs femmes egorgees, qui tenaient leurs enfants a leurs
mamelles
sanglantes ; la des filles eventrees apres avoir assouvi les besoins naturels de
quelques heros rendaient les derniers soupirs ; d'autres, a demi brulees, criaient
qu'on achevat de leur donner
la mort.
Des cervelles etaient repandues sur la terre a cote de bras et de jambes
coupes.
Candide s'enfuit au plus vite dans un autre village : ii appartenait a des
Bulgares, et des heros abares l'avaient traite de meme.
Candide, toujours marchant
sur des membres palpitants ou a travers des ruines, arriva enfin hors du theatre de
la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac, et n'oubliantjamais
Mlle Cunegonde/Ses provisions lui manquerent quand ii fut en Hollande ; mais ayant
entendu dire que tout le monde etait riche dans ce pays� la, et qu'on y etait
chretien, ii ne douta pas qu'on ne le traitat aussi bien qu'il l'avait ete dans le
chateau de monsieur le baron avant qu'il en eut ete chasse pour les beaux yeux de
Mlle Cunegonde.
Problematique: En quoi la denonciation de la guerre faite par Voltaire est-elle
originate?
I.
L'idealisation ironique de la guerre du point de vue du personnage.
1) Un recit raconte du point de vue decale d'un anti-heros.
Focalisation interne : la description nous est donnee au rythme des deplacements du
personnage, de sa progression spatiale et chronologique.
Elle depend done du regard
du personnage.
Le personnage qui voit la scene est un soldat terrifie et deserteur:
" tremblait ", " se cacha ", " prit le parti d'aller raisonner ailleurs ",
" s'enfuit ".
IL n'a pas l'etoffe d'un heros, encore moins d'un soldat.
Un soldat "Candide" qui se distingue par son ingenuite (innocence na"ive) et dont
le seul objectif est de retrouver " mademoiselle Cunegonde " (ligne 24).
2) Laguerre decrite comme un spectacle.
La beaute ironique du champ de bataille: enumerations elogieuses du 1er paragraphe.
La guerre est perc;ue comme un divertissement aristocratique: le champ lexical de
la musique et du theatre qui rappelle l'opera (tres a la
mode au XVIlie siecle).
La fiction et l'invraisemblable....
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