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Berkeley (1685-1753): LA MATIÈRE EXISTE-T-ELLE?

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« A. Les principes de la connaissance humaine
Lorsque je dis que la table de travail existe, je veux dire que je la touche ou la vois, ou bien la toucherais et la verrais si j'étais dans mon bureau. L'esprit ne connaît que des idées*. Parce que nous ne connaissons les choses que par idées, elles n'existent que comme nos idées, c'est-à-dire nos sensations.
C'est une opinion étrange, inspirée par le préjugé des idées abstraites, qui nous fait croire qu'il existe autre chose que nos perceptions, imperceptible, et qui les provoque : la matière. Être, c'est être perçu ou percevoir : il n'existe que des idées, et des esprits pour les percevoir. ...»

Extrait texte du document: « Ber kele y_ (1685-1753) LA M ATIÈRE EXISTE-T-ELLE? L , idée de matière est obscure et confuse ; de là vient que la philosophie qui l'examine, alors qu'elle devrait lever tous les doutes, nous plonge dans le scepticisme. L'existence de la matière n'est qu'un préjugé : le détruire, c'est ruiner le scepticisme, l'athéisme, et établir la vérité. C'est la doctrine de l'immatérialisme. 1. Les faux principes de la connaissance humaine l!!IBiiffllil>------- ---------------- ----- A. La doctrine des idées abstraites @ On présuppose que l'esprit a un pouvoir d'abstraction qui lui permet, d'une part, de concevoir séparément les différentes qualités d'un objet (couleur sans étendue par exemple), d'autre part, de former des idées générales abstraites, en retenant ce qu'il y a de commun entre plusieurs idées (ainsi, l'idée générale de couleur). !Il Il est possible d'imaginer les parties d'une chose indépendamment du reste, comme la seule tête d'un cheval ; mais on ne peut imaginer une couleur qui n'appartienne pas à un objet dans l'espace, ou une couleur générale, qui ne soit ni rouge ni jaune, etc., mais tout cela à la fois. Toutes les idées que l'esprit forme sont particulières et concrètes. 111 Lorsque nous raisonnons en général, nous nous appuyons sur une idée particulière qui représente les autres idées du même genre. Pour raisonner sur les propriétés du triangle en général, il faut concevoir un triangle particulier ; il suffit de ne pas prendre en compte ses pro­ priétés particulières dans la démonstration pour que celle-ci vale aussi pour tous les triangles. B. Le voile des mots 11 Le préjugé des idées abstraites et générales vient de l'usage du langage. Un mot nous semble désigner une idée générale abstraite, puis­ qu'il s'applique à une foule de choses semblables. Nous croyons sa signification unique, alors qu'elle est multiple, signifiant autant de choses qu'elle en peut désigner. 111 Le langage a été fait pour la pratique ; c'est son détournement dans un but théorique qui entraîne bien des erreurs dans la pensée. 11 Ainsi, Berkeley veut écarter le voile que les mots ont mis entre nous et les choses, et raisonner sur les idées nues, afin de mettre à bas les préjugés qui dépendent du langage, et d'établir la vérité....»

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