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Arafat, Yasser

Publié le 16/05/2020

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« Arafat, Yasser (Mohammed Abdel Raouf Arafat-al-Koudwa al-Husseini, 1929-2004) Homme politique palestinien, président de l'OLP de 1969 à 2004,président de l'Autorité palestinienne de 1996 à 2004, et Prix Nobel de la Paix en 1994. Les années de combat Alors qu'il étudie l'électrotechnique à l'université du Caire (où il est sans doute né), Yasser Arafat devient dès 1952 président duMouvement des étudiants palestiniens.

Après la guerre israélo-arabe de 1956 (guerre des Six-Jours ), à laquelle il participe en tant quelieutenant de l'armée égyptienne, il travaille pendant huit ans comme ingénieur au Koweït.

Durant cette période, il est également connusous son pseudonyme de guerre d'Abou Ammar.

En 1959, il fonde le Mouvement de libération de la Palestine al-Fatha, qui prend lesarmes contre Israël six ans plus tard, et devient sous sa direction la plus importante unité de guérilla palestinienne.En 1969, al-Fatha devient membre de l'OLP (Organisation pour la libération de la Palestine), dont Arafar prend la présidence du Comitéexécutif.

Lors du sommet arabe sur le Proche-Orient d'octobre 1974, l'OLP est reconnue seule représentante légale de la causepalestinienne.

Un autre tournant important dans l'histoire du conflit proche-oriental survient la même année : Arafat est invité àprononcer le discours d'ouverture des débats sur le Proche-Orient à l'Assemblée générale des Nations unies.

Il plaide à cette occasionen faveur de la création d'un Etat laïc judéo-arabe et invite les Juifs d'Israël à s'unir avec les Arabes palestiniens dans le cadre d'unEtat démocratique où chrétiens, juifs et musulmans pourraient vivre ensemble dans la justice, l'égalité et la fraternité.Etabli au Liban, Yasser Arafat est chassé par l'avance de l'armée israélienne en 1982 et doit se réfugier en Tunisie.

Il soutient lapremière Intifada qui éclate en 1987, et en novembre 1988, il proclame à Alger la naissance d'un "l'Etat palestinien" indépendant avecJérusalem comme capitale. L'homme de paix Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Yasser Arafat invite Israël à s'engager dans un processus d'égal à égal pour le réglement duconflit au Proche-Orient.

Même les Etats-Unis se déclarent prêts à un "dialogue constructif" avec l'OLP, après la promesse d'Arafat dereconnaître le droit d'existence de l'Etat d'Israël et de renoncer aux attaques terroristes.

En 1989, la Palestine est admise au Conseil desécurité de l'ONU, et Arafat est nommé président de l'Etat palestinien.En août 1993 ont lieu les premières négociations entre Israël et des représentants de l'OLP.

Après des négociations tenues secrètes enNorvège (processus d'Oslo), un accord israélo-palestinien est signé en septembre de la même année à Washington.

Il prévoitl'autonomie partielle de la bande de Gaza.

Cet accord de paix marque un tournant historique dans l'histoire, vieille d'un siècle, duconflit israélo-palestinien.

Ses initiateurs, Yitzhak Rabin, Shimon Pérès et Yasser Arafat, reçoivent le prix Nobel de la Paix en octobre1994.La remise du prix Nobel de la PaixPeu auparavant, en juillet 1994, Yasser Arafat avait effectué un retour triomphal à Gaza.A peine un an plus tard, lui et Pérès signent un accord intermédiaire, qui prévoit entre autres l'extension de l'autonomie palestinienne àla Cisjordanie et le retrait des troupes israéliennes, l'organisation d'élections et la suppression de l'article de la Charte palestinienneappelant à la destruction d'Israël.L'engagement personnel de Yasser Arafat, dont la personnalité incarne l'OLP, dans le processus de paix au Proche-Orient ne sauraittrouver meilleure illustration que dans la visite de condoléances qu'il effectue auprès de la veuve du premier ministre Israélien YitzhakRabin, assassiné le 4 novembre 1995.En janvier 1996 ont lieu les premières élections palestiniennes, qui portent Arafat, avec une large majorité, à la tête de l'Autoritépalestinienne.

Ces élections constituent une étape importante dans un processus devant aboutir à la création d'un Etat palestinienindépendant.Une fin sous le signe de la controverseYasser Arafat menace ainsi à plusieurs reprises de proclamer cette indépendance de manière unilatérale, et c'est dans ce contexte ques'ouvre le sommet de Camp David entre le leader palestinien et le premier ministre israélien Ehoud Barak en juillet 2000.

Lesnouveaux accords signés ne suffisant pourtant pas à assurer le calme dans la région : en septembre éclate une nouvelle Intifada,soutenue par le Fatah, parti de Yasser Arafat, et qui provoque la rupture du processus de paix.En décembre 2001, Yasser Arafat, accusé de laxisme envers les terroristes palestiniens, est isolé par le gouvernement israélien, qui nele reconnaît plus comme un interlocuteur valable.

Il est maintenu prisonnier dans son QG de Ramallah, et déclaré hors-jeu en tant que"chef terroriste" par Ariel Sharon.En position de plus en plus affaiblie, il doit accepter en mars 2003 la création d'un poste de premier ministre, attribué à MahmoudAbbas (dit Abou Mazen).

Mais il ne reconce pas à son pouvoir, ce qui entraîne la démission d'Abou Mazen, et la nouvelle menaced'expulsion, voire d'assassinat, de la part du gouvernement israélien en septembre 2003.

Sa position autoritaire est également àl'origine d'une grave crise politique éclate au sein de l'exécutif palestinien en juillet 2004, Yasser Arafat étant même accusé denépotisme.Isolé politiquement et physiquement par Israël, présenté comme le plus grand obstacle à la paix, il garde pourtant toute son autoritésur le gouvernement palestinien, mais ne parvient pas à empêcher les attentats commis par les mouvements radicaux (Hamas,Brigades des martyrs d'Al-Aqsa), attentats qui lui sont attribués par les Israéliens.

Gravement malade, il est transféré en France où ildécède en novembre 2004.

Il est enterré dans son QG de la Mouqata'a à Ramallah.. »

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