analyse linéaire chapitre 21 gargantua
Publié le 06/02/2025
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Analyse linéaire chapitre 21
François Rabelais est un auteur humaniste de la Renaissance qui a également été
moine et médecin.
Il s’inspire des romans de chevaleries et du folklore populaire
pour écrire des histoires de géant, comme Gargantua publié e 1534.
Ponacratès vie d’être nommé nouveau percepteur de Gargantua et il décide de lui
demander faire comme d’habitude.
Ce chapitre permet d’observer l’éducation
scolastique et c’est l’occasion pour Rabelais de faire une critique fantaisiste de
l’éducation scolastique.
Ce texte se décompose en trois parties : d’abord le réveil, ensuite la matinée et
enfin le déjeuner.
On se demandera comment Rabelais décrédibilise -t- il
l’enseignement scolastique par sa fantaisie ?
I le réveil
On constate que Gargantua se réveille vers 8- 9 heures (ligne 11).
C’est un
horaire extrêmement tardif comparé au chapitre 23 dans lequel il se réveille à 4
heures du matin.
Pour justifier cette heure tardive, les percepteurs de
Gargantua utilisent un argument d’autorité en faisant référence à un passage de
la bible : ligne 13 et 14 .3 « c’est vanité de se lever avant la lumière »
Rabelais souligne ici que les sophistes ont donné à Gargantua une habitude de
paresse.
Cette éducation, nous dit Rabelais, rabaisse également Gargantua au
rang d’animal comme le montre l’accumulation des verbes « s’étirait, s’ébattait,
et se vautrait » (ligne 15).
Une fois levé, Gargantua effectue une toilette minimaliste : il se peigne avec ses
doigts, les « quatre doigts et le pouce », que Rabelais appelle le « peigne
d’Almain ».
Rabelais fait preuve de dérision avec ce jeu de mot sur le nom d’un
des membres de l’université de la Sorbonne, Jacques Almain où on entend
« main ».
Autrement dit le peigne d’Almain permet de se peigner à la main.
Cette routine reflète un désintérêt pour l’hygiène corporelle.
Gargantua se
néglige et ne prend pas soin de sa personne contrairement à ce qu’il fera sous
l’éducation humaniste
Rabelais décrit ensuite les premières activités quotidiennes de Gargantua par une
accumulation de verbes grossiers à l’imparfait d’habitude à la ligne 21 « il chiait,
pissait, crachait » .
Cette succession de verbes qui insiste sur la corporalité de
Gagrantua le déshumanise.
Rabelais montre ici que l’éducation scolastique
rendait l’homme comme un animal.
Par ailleurs, l’utilisation d’un registre vulgaire sert à décrédibiliser l’éducation
scolastique.
C’est une éducation peu raffinée contrairement à l’éducation
humaniste que l’on retrouve au chapitre 23 et qui est décrite avec un langage
sophistiqué.
Rabelais utilise également l’exagération en décrivant le petit déjeuner de
Gargantua où il consomme « de belles tripes frites, de belles carbonades, de
beaux jambons, et forces tartines »(ligne 23-24).
C’est une nourriture grasse qui
s’oppose à la nourriture saine et diététique qui lui est proposée dans le chapitre
23.
Gargantua explique que ces excès alimentaires sont justifiés par la théorie de
ses maitres selon laquelle le petit déjeuner favoriserait la mémoire (ligne 32).
Rabelais nous montre ainsi que l’éducation scolastique est une éducation riche en
nourriture mais pauvre en savoir.
II La matinée
Immédiatement après le petit déjeuner, Gargantua fait ses devoirs religieux.
L’aspect religieux de l’éducation scolastique est également tourné en dérision par
Rabelais par le recours au comique de....
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