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Analyse du poéme d'Émile Nelligan : Tristestesse blanche

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Extrait texte du document: « Analyse du poéme d'Émile Nelligan : Tristestesse blanche Bruntál, 2009 Bílý smutek[1] Tristesse blanche A naše srdce jsou hluboká a prázdná jak propast, Et nos cœurs sont profonds et vides comme un gouffre,Drahá má, odejděme, ty máš strast a já mám strast. Ma chère, allons-nous-en, tu souffres et je souffre. Ute čme k zámku našich Ideál ů bílých, Fuyons vers le castel de nos Idéals blancs,Ano, ute čme Hmot ě o o čích uhran čivých. Oui, fuyons la Matière aux yeux ensorcelants. Na pláže v Thulé, na ostrov Lží, Aux plages de Thulé, vers l'île des Mensonges,Na arše z dvaceti let ute čme jako sny. Sur la nef des vingt ans fuyons comme des songes. Je zem ě zlatá plná pták ů a písní, Il est un pays d'or plein de lieds et d'oiseaux,Budeme spát na sv ěžích postelích z rákosí. Nous dormirons tous deux aux frais lits des roseaux. Odpo čineme si od našich nešt ěstí, Nous nous reposerons des intimes désastres,V rytmech flétny, když hv ězdy tan čí. Dans des rythmes de flûte, à la valse des astres. Ute čme k zámku našich Ideál ů bílých, Fuyons vers le château de nos Idéals blancs,Ach! Ute čme Hmot ě o o čích uhran čivých. Oh! Fuyons la Matière aux yeux ensorcelants. Chceš um řít, řekni mi? Ty máš strast a já mám strast, Veux-tu mourir, dis-moi? Tu souffres et je souffre,A naše srdce jsou hluboká a prázdná jak propast. Et nos cœurs sont profonds et vides comme un gouffre. Prohlašuji, že seminární práci jsem vypracovala sama. La vie d'Émile Nelligan Emile Nelligan est né à Montréal le 24. décembre 1879. Son père est un immigrant irlandais „peu sensible à la langue et à la culture canadienne-française“[2] et quiparle à son fils qu'en anglais. Sa mère est une canadienne-française douée pour la musique et fière de sa culture et de son patrimoine. Emile rentre au Collège Sainte-Marie en 1896 et se révèle comme un étudiant médiocre et qui ne s'intéresse qu'à l'étude est l'écriture de la poésie. C'est dans cecollège où il rédige un devoir dont la copie sera bien plus tard imprimée : C'était l'automne... et les feuilles tombaient toujours. La même année, alors qu'il a 17 ans,Le Samedi publie son premier poème Rêve fantasque sous son pseudonyme d'Emile Kovar. En espace de trois mois Nelligan publient sous le même pseudonyme huitautres poèmes, puis cinq sonnets, signés Émile Nellighan. Au grand mécontentement de ses parents il quitte l'école en 1897, après seulement un an d'étude. Il rêveque de la poésie et veut devenir un poète célèbre. Il s'intéresse aux romantiques : Millevoye, Lamartine, Musset... Très tôt, il découvre Verlaine, Baudelaire, Nerval, Rodenbach, Heredia ou encore Leconte de Lisle.Le 10 février 1897, après avoir soumis au comité d'admission deux poèmes: Berceuse et Le Voyageur, Émile Nelligan est élu membre de l'École littéraire deMontréal, un cercle de jeunes écrivains et intellectuels qui se réunissent chaque semaine pour discuter des arts. Il y lit ses poèmes avec une profonde sensibilité, „ seconsidérant comme un poète dans la tradition romantique, et qui en a certainement l'apparence physique, avec sa belle et triste apparence à la Byron, ses grands yeuxexpressifs et son air songeur et distant. “[3] Les poèmes de Nelligan démontrent une sensibilité remarquable au pouvoir des mots et à la mélodie de la langue; ils sont empreints de mélancolie et de nostalgie.Selon Louis Dantin „C'est la première fois au Canada français qu'une œuvre poétique suscite une lecture si personnelle, si précise et si riche au plan littéraire, unelecture où la sympathie et la complicité, le partage de références dominent à ce point. “[4] En même temps, Nelligan a amené dans la poésie canadienne-française lapoésie parnasiste et symboliste et il l'a confronté avec une thématique nouvelle.[5] Emile Nelligan a écrit la plupart de ses poèmes entre l'âge de 16 ans et 20 ans, c'est-à-dire de 1895 – 1899, des poèmes d'une inspiration étrange, morbide, maisgéniale, et, comme nous l'avons déjà dit, à la fois parnassienne et symboliste. Ce poète sombre à 19 ans „dans l'abîme du rêve“. En effet, à la demande de son père en1899, Nelligan est interné à l'asile Saint-Benoît-Joseph-Labre. Les docteurs diagnostiquent chez lui la dégénérescence mentale, une folie polymorphe. Selon eux,Nelligan souffre de démence précoce, une forme de schizophrénie incurable. Il reste interné pendant 41 ans, jusqu'à sa mort. Son destin tragique d'un poète incompris et méconnu qui passe la plupart de sa vie de génie interné dans une maison de santé comme un « fou » le place dans laNouvelle France comme l'un des premier d'une longue lignée de poètes maudits. En effet, choisir l'art et la poésie de manière exclusive, comme le seul métier,« …c'était à coup sûr la mort et la folie. […] Le poète comme le fou devait être refoulé, exilé, interné. Les qualifications respectives du poète et du fou graduellementse confondaient. Lorsque Nelligan écrivait « je veux être fou », il disait en même temps « je veux être poète » et vice versa. La passion de la littérature était assimiléeà la passion de la folie, la folie de la littérature devenait la littérature de la folie. »[6] Aujourd'hui est Emile Nelligan considéré comme le premier grand auteur québécois. En effet, comme le dit A. B. Garay, ce poète « …incarne, plus qu'aucune autrefigure au Québec, le symptôme d'une littérature québécoise. Le culte qu'on lui voue aujourd'hui montre son importance dans la culture du Canada Français, il est venuconjurer l'angoisse de perdre une langue par l'avalanche d'une autre que s'imposait à toute vitesse. Grâce à cette écriture tâtonnante d'un jeune homme de 17 ans, leQuébec peut se dérober au regard de l'autre comme une tentative de rapprochement culturel et intellectuel d'égal à égal. »[7] Mais sa poésie qui dépasse les frontières ne s'intéresse pas beaucoup aux sujets nationales[8] ; elle devient un art gratuit, désintéressé et authentique; c'est le refletvivant de son âme, c'est la force où réside son triomphe.[9] De même, les thèmes de la souffrance et de la mort assument, parmi d'autres, un chemin nouveau de lapoésie. D'ailleurs, la souffrance et la mort sont les thèmes principaux du poème Tristesse blanche que nous allons maintenant étudier. L'étude du poème Tristesse blanche Regardons d´abord ensemble le poème du point de vue d'analyse formelle. Le poème contient sept strophes, chacune de deux vers. Ce sont alors des strophesdistiques. Les strophes sont isométriques et contiennent des vers de douze pieds : ceux sont des vers alexandrins. Il s'agit alors de strophe verticale, car elle a plus devers que de syllabes. Les rimes sont plates et sont soit riches : gouffre – souffre ; Mensonges – songes ; désastres – des astres, soit suffisantes : blancs – ensorcelants, oiseaux – roseaux.En même temps on peut voir que le poème respecte la loi de l'alternance des rimes masculines et féminines : gouffre – souffre (rime féminine) x blancs – ensorcelants(rime masculine) x Mensonges – songes (rime féminine) x oiseaux – roseaux (rime masculine) x désastres – astres (rime féminine) etc....»

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