Rechercher dans 223077 documents

NGUYÊN DU

NGUYÊN DU. Ecrivain viêt-namien. Né en 1765, mort en 1820. Originaire du village Tiên-Diên, province Ha-Tinh (Viêt-Nam). Il est connu également sous le pseudonyme de Tô-Nhu. De père en fils, tous ses ascendants avaient été mandarins sous la dynastie des Lê. Lorsque les Lê furent remplacés par les Tây-Son, puis par les Nguyên, Nguyên-Du ne voulut pas servir les nouveaux maîtres, restant en cela fidèle à la doctrine des lettrés. Ce ne fut que sur les instances de ses amis qu’il consentit enfin à prendre du service. Entré tard dans le mandarinat, en 1802, il en gravit rapidement les échelons et parvint en 1813 aux hautes fonctions de Cân-Chanh diên Hoc-si. Il se vit alors confier la direction d’une ambassade en Chine. Ce fut au cours de son séjour en Chine que Nguyên-Du lut le roman chinois qui devait servir de point de départ à son propre roman, le Kim Vân Kiêu. La similitude de sa destinée avec celle de l’héroïne le frappa. De même que Thuy-Kiêu se vit obligé, de par les événements, à faillir à son premier amour, de même, lui, sujet fidèle des Lê, devait en raison des circonstances servir une autre dynastie. Il entreprit ainsi de l’adapter en viêt-namien; il y mit toute son âme pour en faire un cri de sa conscience torturée et inconsolée. D’un récit banal entre tous. Nguyên-Du a su créer un pur chef-d’œuvre par son génie propre, sa sensibilité exquise, une métrique impeccable et la magie d’un style admirable. De retour de sa mission en Chine, il fut promu Tham-Tri (sous-ministre) au Ministère des Rites. En 1820, il se vit investir d’une nouvelle ambassade en Chine, mais mourut avant le départ de sa mission.
Nguyên-Du laissait deux autres ouvrages, Bach Hanh Thi Tâp [Recueil de poésies composées au cours de son voyage en Chine], et Van Te Cohon Chang Sinh [Oraison à la mémoire des âmes errantes].

How to whitelist website on AdBlocker?