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LOCKE: L’EXPÉRIENCE

«L’expérience, c’est là le fondement de toutes nos connaissances et c’est de là qu’elles tirent leur première origine. » Locke, “Essai sur l’entendement humain” (1690).

· Spontanément, nous pensons bien être face à des objets, extérieurs à nous et indépendants de nous, que nous nous représentons «dans» la conscience. Une telle conception est celle de l’empirisme (du grec “empeiria“, expérience) pour qui toutes nos idées viennent de l’extérieur.
· Pour Locke, l’esprit humain n’aurait aucune représentation – donc il n’y aurait pas de conscience – s’il ne commençait pas par avoir une expérience sensible des choses. L’esprit est capable, ensuite, d’élaborer des conceptions plus abstraites, mais qui restent tributaires des données des sens. La conscience est seconde par rapport au monde – y compris, par exemple, pour les idées mathématiques.


 

«L’expérience, c’est là le fondement de toutes nos connaissances.» Locke, “Essai sur l’entendement humain” (1690).


La théorie empiriste, dont Locke est un des représentants, fait dépendre toute connaissance de l’expérience. Il n’y a pas, pour elle, d’idées innées: toutes les idées sont acquises, y compris celles des nombres, à travers des processus plus ou moins complexes selon qu’il s’agit d’idées simples qui viennent directement des sens, ou d’idées complexes qui nécessitent une élaboration.
L’induction est le processus mental qui permet de former une idée générale à partir des multiples données des sens. Aristote parlait à son sujet d’un regroupement progressif, comme des troupes qui battent en retraite.
L’empirisme philosophique et scientifique de Locke ne méconnaît pas le rôle de la réflexion rationnelle dans la formation des idées et des théories, mais il le place en second (ce qui ne veut pas dire qu’il soit secondaire).

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  1. «L’expérience, c’est là le fondement de toutes nos connaissances.» Locke, Essai sur l’entendement humain (1690).

    La théorie empiriste, dont Locke est un des représentants, fait dépendre toute connaissance de l’expérience. Il n’y a pas, pour elle, d’idées innées: toutes les idées sont acquises, y compris celles des nombres, à travers des processus plus ou moins complexes selon qu’il s’agit d’idées simples qui viennent directement des sens, ou d’idées complexes qui nécessitent une élaboration.
    L’induction est le processus mental qui permet de former une idée générale à partir des multiples données des sens. Aristote parlait à son sujet d’un regroupement progressif, comme des troupes qui battent en retraite.
    L’empirisme philosophique et scientifique de Locke ne méconnaît pas le rôle de la réflexion rationnelle dans la formation des idées et des théories, mais il le place en second (ce qui ne veut pas dire qu’il soit secondaire).

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