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Marx: le profit est du travail exploité

 

 

Marx

Dans la société capitaliste, le travailleur est libre mais il est aussi libre de tout, c’est-à-dire dénudé, ne possédant que sa marchandise, force de travail. Il ne la vend pas en bloc une fois pour toutes, mais jour après jour, mois après mois. Le capitaliste achète la force de travail de l’ouvrier à son prix, autrement dit à sa juste valeur. Le profit résulte donc de ce que la quantité de travail que fournit la force de travail est toujours supérieure à celle qui est nécessaire à sa production. La plus-value ou profit résulte donc de la différence entre la valeur d’usage de la force de travail et sa valeur d’échange. Ainsi s’éclaircit le mystère de l’échange chrématistique. Le changement de valeur exprimé par A-M-A’, conversion de l’argent en marchandise et reconversion de la même marchandise en plus d’argent, provient de l’utilisation par le capitaliste de cette marchandise particulière dont la valeur d’usage est source de valeur échangeable : la force de travail. Le profit est donc du travail exploité.

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