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FATALISME

FATALISME (du lat. fatum, ce qui a été dit)

Doctrine finaliste selon laquelle tout ce qui arrive est écrit d’avance, et se réalise, quoi qu’on fasse, conformément au destin. A distinguer impérativement du déterminisme dans la mesure où la croyance au caractère fatal de l’enchaînement des événements nie la liberté, alors que la connaissance de la liaison existant entre les causes et les effets (déterminisme) est au contraire un moyen de lever la fatalité et d’accroître notre puissance technique.

Doctrine selon laquelle tout ce qui se produit dans l’univers, et donc dans la vie humaine, est soumis au destin, c’est-à-dire qui arrive quoi qu’on fasse.

FATALISME. n. m. (de fatal, qui vient du latin fatum, «destin»).
1° Doctrine philosophique selon laquelle les événements et la destinée des êtres sont fixés à l’avance par une volonté surnaturelle (Dieu, la fatalité ou le Destin). L’homme n’y peut rien. Il n’a pas de liberté. Ne pas confondre avec le déterminisme, qui nie aussi la liberté humaine (du moins en partie), en estimant que le monde n’est qu’un enchaînement de causes et d’effets, mais sans intervention d’un principe surnaturel.
2° Attitude morale de résignation devant ce qui arrive. Sentiment ou idée qu’on ne peut rien faire à l’encontre de ce qui se produit. Le fataliste laisse faire, s’abandonne aux événements (cf. le personnage de Diderot, Jacques le Fataliste, pour qui « Tout est écrit là haut »).

FATALISME, FATALITÉ, FATUM …

S’opposant à la liberté, le fatalisme est une doctrine d’inspiration religieuse ou une attitude (par exemple, dans le théâtre grec, le sort réservé à Œdipe) selon laquelle tous les événements du monde, et spécialement ceux qui intéressent la vie humaine, obéissent à une nécessité absolue, sont soumis à un destin irrévocable. À distinguer du déterminisme, qui repose sur une nécessité conditionnelle : Leibniz observe que la connaissance de l’enchaînement causal nous délivre de la croyance au fatalisme. La fatalité est le caractère de ce qui est. fatal, c’est-à-dire inévitable et soumis au destin ; terme souvent employé pour caractériser un événement imprévisible et particulièrement fâcheux.
♦ Le latin fatum désigne le destin inexorable, aveugle et irrationnel. Leibniz distingue plusieurs genres de fatum : le fatum mahometanum, celui des fatalistes qui concluent à l’inutilité de l’effort ; le fatum stoïcum, qui procure la paix de l’âme par soumission à l’ordre nécessaire* du monde ; le fatum christianum qui produit le contentement et la confiance en la bonté de la Providence divine.

FATAL, adj. FATALISME, n.m. FATALITÉ, n.f. (lat. fatum « qui a été dit par l’oracle », « destin »). Le destin, au sens antique, était tenu pour fatal, devant arriver quoi que l’on fasse : « C’était écrit ». De plus, la connotation du terme est péjorative : on appelle « destin » un événement funeste. La Fatalité est la personnification de la force qui jouerait dans ces événements (la Moïra d’Homère). Le fatalisme est la doctrine qui énonce que tout est fatal ; Leibniz montra que le fatum mahumetanum est un fatalisme absolu, aboutissant à l’argument paresseux ; dans le christianisme, la conception de la Providence écarte absolument le fatalisme.

fatalisme, doctrine ou attitude qui considère tous les événements comme irrévocablement fixés à l’avance. — Le fatalisme est une attitude religieuse qui concerne les événements de la vie humaine. II se distingue du « déterminisme », qui porte sur les événements de la nature et qui est un principe scientifique; alors que le déterminisme scientifique s’oppose à l’« indéterminisme » (indétermination des phénomènes de la nature), le fatalisme s’oppose à la liberté humaine : d’après lui, l’existence est déterminée d’avance, selon une certaine loi, par un destin inéluctable. La plupart des doctrines de l’Antiquité grecque reconnaissent qu’une même nécessité (anagkê) régit la vie des hommes et celle des dieux : cette fatalité toute-puissante est présente dans la tragédie grecque, où le tragique est précisément marqué par l’impuissance des volontés humaines à l’égard du destin (par ex. : Œdipe roi, de Sophocle); on la retrouve au fond de la philosophie stoïcienne. Toutes les théories chrétiennes de la « prédestination » sacrifient la liberté à la Providence. Fatalisme ou liberté? Disons que le destin est un objet de croyance et le fatalisme une attitude sentimentale, une simple hypothèse, alors que la liberté est une donnée de la conscience, présente dans l’expérience de l’acte volontaire, confirmée par celle de l’action efficace, où notre liberté réalise quelque chose qui, sans son initiative, n’aurait pas existé. Ce n’est pas un hasard si, dans la philosophie scolastique, le fatalisme a été tenu pour un « argument paresseux ».

1 comment on FATALISME

  1. Fatalisme

    Du latin fatum, « ce qui a été dit » (sous-entendu « par l’oracle »), « destin ».
    – Doctrine selon laquelle tout ce qui arrive est écrit d’avance et devait nécessairement arriver, en vertu de l’action inéluctable du destin.
    – Par extension, résignation face au cours des événements.

    • Il ne faut pas confondre le fatalisme et le déterminisme. Le fatalisme, en effet, nie toute liberté, tandis que la connaissance de la relation nécessaire qui lie la cause à son effet (déterminisme) permet au contraire d’agir efficacement sur le cours des événements.

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