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FANATISME

FANATISME (lat. fanum, lieu consacré, temple).

Certitude Absolue et indéfectible d’être dans le vrai et de bien faire, qui interdit tout scrupule. Au sens kantien, le fanatisme peut être opposé à la vertu et à la sainteté. Cf. Voltaire.

Attitude passionnelle de rejet de ceux qui ne partagent pas une foi ou conviction donnée.

Passion religieuse ou politique de celui qui croit détenir la vérité absolue. Ce mot vient du latin “fanum” = « temple », et s’appliquait aux prêtres affectés au service du temple, en particulier des prêtres dans les transes de l’inspiration . De la même façon, on qualifiait de “fanatica” la philosophie qui expliquait les faits par l’intervention du sacré.

FANATISME. n. m. Croyance exacerbée en une idée, une doctrine, une religion ou un homme, qui rend intolérant à l’égard de ceux qui ne partagent pas la même passion (ou ont des convictions opposées). Le fanatisme religieux a particulièrement été combattu par les intellectuels et humanistes de l’époque des Lumières (XVIII siècle).
· Le fanatique est souvent d’autant plus dangereux qu’il est sincèrement convaincu de posséder la vérité, d’être en contact avec la divinité ou d’avoir trouvé, dans l’enthousiasme, la certitude qui illumine sa vie. «Rien n’est plus dangereux que la certitude d’avoir raison », déclare F. Jacob. Le zèle qui s’ensuit, surtout s’il donne lieu à des regroupements grégaires entre fanatiques de la même idée , conduit à des attitudes prosélytes, puis dogmatiques, puis sectaires, qui débouchent sur la violence, l’intolérance, l’inquisition.
· Le mot fanatique s’est banalisé. On se dit volontiers «fan» ou «fana» de quelqu’un ou de quelque chose (une vedette, un sport). Mais le germe est toujours là, et le risque de débordements collectifs, aveugles et intolérants, demeure.

FANATIQUE, FANATISME

(Du latin fanum : lieu sacré.) L’adjectif fanaticus évoque l’individu qui, sortant de l’endroit sacré où il a communiqué avec son dieu, est transporté d’enthousiasme. La dimension initialement religieuse du fanatisme s’est étendue à tous les domaines de la croyance et notamment à celui de la politique. Contrairement à l’attitude du chercheur scientifique qui aime la vérité dans le cadre d’une rationalité rigoureuse, le
« redoutable amour » que le fanatique porte à la vérité, à « sa » vérité, possède un caractère essentiellement intolérant et irrationnel, inséparable d’une volonté de puissance capable d’utiliser la violence extrême pour arriver à ses fins.

fanatisme, attachement passionné à une opinion, en général religieuse ou politique. — C’est le fanatisme qui a conduit aux guerres de Religion, à l’inquisition, et qui peut aujourd’hui conduire aux guerres idéologiques. Son principe est de ne point considérer comme des êtres humains ceux qui sont d’une autre religion, d’un autre parti ou d’une autre idéologie. Le fanatisme religieux a été condamné par le concile des Eglises chrétiennes de 1962, qui a posé le principe de l’unité du genre humain; le fanatisme idéologique l’a été par Khrouchtchev, qui a prôné la coexistence pacifique entre les deux idéologies (communiste et capitaliste) qui partagent le monde. Le contraire du fanatisme est la tolérance. Le fanatisme, qui est un phénomène humain universel, est en général inversement proportionnel à la compétence (fanatisme politique), au savoir et à la culture d’un individu ou d’un peuple. II reste lié aux passions que peuvent susciter, entre les individus ou les peuples, les différences de niveau de vie, notamment la misère et le sous-développement.

2 comments on FANATISME

  1. Les guerres de religion. « On entend par fanatisme, écrivait Voltaire, une folie religieuse, sombre et cruelle; c’est une maladie qui se gagne comme la petite vérole. » Aujourd’hui, cette folie religieuse est devenue politique ou raciste.

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